Salut et Merci, Monsieur Parizeau

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Jacques Parizeau en campagne pour le Oui le 3 octobre 1995 à Montmagny

Archives La Presse Canadienne

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Le Soleil

Je crois que seuls ceux qui ont vécu le 15 novembre 1976 peuvent ressentir l'ampleur émotionnelle de ce départ.

Comme si non pas un personnage politique important nous quittait, mais comme si toute une époque quittait le présent pour se confiner désormais à l'Histoire.

C'est avec une très grande émotion que j'ai appris le décès de Monsieur Jacques Parizeau. Un des derniers piliers de ce que fut pour moi, «le» plus grand gouvernement du Québec, celui qui fut élu le 15 novembre 1976. 

Ce gouvernement de 1976 fut l'un des gouvernements regroupant le plus grand nombre de gens dotés des plus grandes compétences dans la plus grande diversité. De véritables professionnels de la langue à la médecine, des communications à la poésie, de la jeunesse à l'expérience, de la philosophie à l'économie. L'économie... c'est lors de son mandat en temps que ministre des Finances que Jacques Parizeau fut à son meilleur. 

Pour moi, Jacques Parizeau n'a jamais été un grand chef. Je ne crois pas que ceux qui ont vécu le Québec du 15 novembre 1976 vibrent avec une grande émotion du Jacques Parizeau premier ministre. Je crois que pour nous, c'est le Jacques Parizeau de 1976 qui nous faisait l'admirer et le respecter. Un Monsieur important et admirable dans ce gouvernement. Un économiste souverainiste compétent qui nous laissa, entre autres, la Caisse de dépôt et la Régie des rentes.

Reposez en Paix, Monsieur Parizeau et merci pour votre apport à l'économie, à l'Histoire du Québec et à la marche vers le Pays.

Aujourd'hui, la marche vers le Pays se poursuit. 

Comme vous disiez, Monsieur Parizeau, le soir du 30 octobre 1995, ce soir où la victoire nous a été volée: « ...On a été battu par quelques dizaines de milliers de voix. Ben, dans ce temps-là, qu'est-ce qu'on fait ? On se crache dans les mains et pis on r'commence ! » 

Oui, la marche qui se poursuit et, un jour, le Pays dans lequel vous avez vécu et où nous vivons toujours sera reconnu distinct, souverain et Indépendant. Et ce jour de l'Indépendance, entouré de vos camarades les Lévesque, Laurin, Godin, Garon, Burns, Lazure, Léger, sur votre nuage, vous pourrez enfin déboucher un grand cru. 

Serge Charbonneau

Québec

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