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Port pétrolier à Québec: un projet à haut risque et des responsables silencieux

Pourquoi ne sommes-nous pas informés de la provenance... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Pourquoi ne sommes-nous pas informés de la provenance du pétrole brut que le port entend exporter? demande Nature Québec.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Le Soleil

Bien que le projet soit connu depuis quelque temps, est-ce un hasard si l'idée d'exporter du pétrole canadien via le port de Québec refasse surface maintenant alors que TransCanada a abandonné son projet de port à Cacouna?

Le port n'a jamais caché son intention de devenir «un point de sortie pour les exportations de produits pétroliers canadiens». Et même en ne précisant pas si ces produits seraient bruts ou raffinés, cette dernière possibilité est à exclure en raison de la proximité de la raffinerie Valéro et de son propre port.

La question que Nature Québec pose aux décideurs politiques c'est : pourquoi ne sommes-nous pas informés de la provenance du pétrole brut que le port entend exporter? Rappelons à titre de comparaison que le port projeté à Cacouna devait accueillir des navires de type Aframax (700 000 barils) et Suezmax (1 100 000 barils). On peut penser que le port de Québec devrait être en mesure d'en faire autant. Mais comment tout ce pétrole arriverait-il à Beauport si le pipeline Énergie Est se retrouve sur la rive sud? Est-ce qu'on prévoit un embranchement à Saint-Augustin-Québec qui traverserait toute la zone urbaine? Difficile à croire. 

Envisage-t-on d'utiliser le chemin de fer? Un wagon transporte 600 barils, donc plus de 1100 wagons de pétrole brut devraient traverser les quartiers de Québec pour remplir un seul Aframax. Les risques pour la sécurité publique et l'environnement seraient odieux. Que reste-il? Retraverser le fleuve avec un pipeline entre Lévis et Beauport? Même si TransCanada a envisagé ce scénario dans son étude d'impacts, on conviendra que ça frise l'absurde.

Si le port est sérieux avec son projet, pourquoi tant de silence sur cet aspect crucial, et pourquoi les décideurs ne cherchent-ils pas à en savoir davantage? Leur silence est assourdissant.

Pierre Ross, recherchiste, et Christian Simard, directeur, Nature Québec

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