L'ex-juge Delisle peu convaincant

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Le Soleil

L'ex-juge Jacques Delisle, de la Cour d'appel du Québec, n'a pas été très convaincant dans l'entrevue diffusée à l'émission Enquête, jeudi, à la télévision de Radio-Canada.

En fait, vu que son premier procès lui a valu une condamnation pour meurtre, il demande maintenant au ministre de la Justice d'ordonner un nouveau procès pour présenter les choses sous un nouvel angle.

Dans sa nouvelle défense, cet homme de 80 ans affirmerait maintenant qu'il avait posé son geste pour répondre au souhait de sa femme Nicole Rainville, âgée de 71 ans, de mettre fin à ses jours, en raison de sa condition causée par un ACV. Il a été étonnant d'entendre qu'il ne s'était pas montré très collaborateur avec les policiers parce qu'il ne leur faisait pas confiance, en dépit des conséquences que sa décision pouvait avoir.

Il a avoué «avoir menti» aux policiers : «Je n'ai pas aimé leur attitude au départ». Il ne voulait pas le dire à ses enfants, à ses amis et à ses proches. D'ailleurs, au cours des semaines menant au procès, on a vu un enregistrement fait par la police qui montrait le juge Delisle en compagnie de sa maîtresse, «madame Plamondon», à qui il aurait promis de vivre ensemble dans un proche avenir. Tout aussi étonnant, il a affirmé ne pas avoir témoigné à son procès parce que sa bru l'a supplié de ne pas le faire pour ses petits-enfants à qui on parlait sans cesse de leur grand-père, qui avait tué leur grand-mère. L'affirmation est curieuse puisque quelques jours à la barre des témoins n'auraient rien changé étant donné que le procès durait déjà depuis cinq semaines.

Pendant le procès, le juge n'a pas manqué de manifester sa colère envers les journalistes, ces «vautours», pouvait-on l'entendre murmurer devant les caméras de la télévision. Si on permettait un nouveau procès, l'ex-juge Delisle dirait qu'il avait placé une arme sur la table de salon pour sa femme, qui voulait s'en servir pour mettre fin à ses jours.

Au cours de l'émission, l'ex-juge a mis en doute la capacité des jurés de comprendre les éléments techniques, les questions balistiques notamment, tout comme l'a dit un autre ex-juge de la Cour d'appel du Québec. Les caractéristiques techniques de la cause ont été présentées à trois experts du Canada anglais qui ont tous remis en doute le travail effectué par les experts représentant la Couronne québécoise.

Selon Radio-Canada, c'est à Toronto que le sort de l'ex-juge pourrait se jouer. Un avocat spécialisé dans la défense des détenus «injustement condamnés», James Lockyer, voudrait s'occuper de la suite des choses. Finalement, l'ex-juge Delisle avait l'air tout au long de l'émission de tout autre détenu condamné pour meurtre qui tente de convaincre son auditoire qu'il n'a pas commis de crime, qui écarte les éléments importants et amène des éléments nouveaux, comme son propre témoignage, dans l'espoir de ne pas passer les 20 prochaines années derrière les barreaux. Il n'était pas très convaincant.

Maurice Girard, ex-directeur de La Presse Canadienne, Québec

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