Nécessaire dictature à la santé?

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette... (Archives La Presse Canadienne)

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

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Wikipédia définit ainsi la dictature: «L'origine du terme remonte à la Rome antique, où la dictature désignait un état de la République romaine où un magistrat (le dictateur) se voyait confier de manière temporaire et légale les pleins pouvoirs en cas de troubles graves.» Ce poste a été créé en 501 avant Jésus-Christ et utilisé à quelques reprises au cours de l'histoire.

Avons-nous des troubles graves dans l'administration de la santé? En grande partie, je dirais oui, mais surtout depuis «toujours»: un ami, qui travaille dans le domaine depuis 1975, m'a souvent dit que la santé a toujours été en crise. Ça fait 40 ans que dure la crise! Un dictateur à la santé est-il requis? Je crois que oui.

Il est reconnu que des ressources ont été régulièrement ajoutées à la santé et que rien ne s'est amélioré, ceci depuis 15, 20 ans. Et nous continuons tous de vieillir, nous les très nombreux baby-boomers.

Début mars, il y aurait eu ingérence politique au CHUM dans le processus de nomination d'un haut dirigeant et, de plus, le gouvernement a récemment utilisé le bâillon (procédure exceptionnelle de type dictatoriale utilisée par tous les  partis politiques): je n'ai pas de problème avec cela si cette ingérence a permis d'éviter des conflits entre chefs rivaux, tels qu'au temps des Romains. Et s'il y a lieu de récidiver, qu'on le fasse. Que de clans, tribus... dans le milieu de la santé! Les Romains, eux, avaient imposé la «Pax Romana» pour éviter les conflits entre les chefs rivaux des différents clans, tribus...

Les gens du milieu de la santé (incluant les syndicats) devraient accepter temporairement une perte de liberté, d'autonomie, pour permettre l'implantation de ces changements majeurs. Leur liberté et leur autonomie devront cependant leur être redonnées. C'est le but d'une dictature: résoudre un problème majeur en enlevant temporairement des libertés établies. «Car nous ne faisons rien de mieux que ce que nous faisons librement, et en suivant notre génie naturel», disait un écrivain connu.

Une dictature à la santé est peut-être nécessaire pour assurer les succès des changements majeurs (lois 10 et 20 notamment) des prochaines années. Le parti libéral est majoritaire et est en place jusqu'en 2018: il est sous haute surveillance dans ce dossier. Il a l'obligation de réussir.

Pierre Drolet, Neuville

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