Prévenir l'obésité au lieu de guérir

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IFMSA-Québec, la division internationale et communautaire de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ), réclame des mesures concrètes de prévention au ministère de la Santé, comme une taxe sur les boissons sucrées.

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Le Soleil

(Québec) En 2006, au Canada, les pertes de productivité associées à l'obésité ont été estimées à 5 milliards $. L'obésité touche près d'un adulte sur quatre au Québec et engendre des coûts de plus de 1,5 milliard $ en soins de santé par année, selon le dernier rapport de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur les coûts de l'obésité et des maladies associées en soins de santé. C'est pourquoi IFMSA-Québec, la division internationale et communautaire de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ), réclame des mesures concrètes de prévention au ministère.

En tant que futurs professionnels de la santé, nous nous voyons préoccupés par cette problématique devenant un réel fléau pour notre société. Tel que démontré dans le récent rapport de l'INSPQ, l'obésité n'affecte pas seulement le domaine de soins de santé, mais aussi l'économie et la productivité de notre province.

Nos facultés de médecine nous enseignent sur les co-morbidités associées à l'obésité : diabète, cholestérol élevé, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, cirrhose hépatique, etc. Comme étudiants en médecine, nous comprenons bien que l'obésité a des impacts négatifs pour nos futurs patients et nous nous sentons concernés par cet enjeu. Malheureusement, la science ne peut pas guérir tous les maux et nous savons fort bien qu'une approche globale de santé est nécessaire lorsqu'il est question de l'obésité.

Heureusement, certaines mesures assez simples peuvent être instaurées afin d'améliorer l'accès aux aliments sains et faciliter un mode de vie physiquement actif. C'est pourquoi nous appuyons la suggestion de la Coalition Poids d'imposer une taxe sur les boissons sucrées dédiée à la prévention de l'obésité et des maladies chroniques. Une taxe sur les boissons sucrées contribuerait non seulement à réduire la problématique du poids, mais aussi à générer des revenus pour réinvestir dans une stratégie globale de prévention de l'obésité. Plusieurs endroits ont déjà mis en place une telle mesure, dont la France, le Mexique et, plus récemment la ville de Berkeley, en Californie.

Ainsi, dans un contexte politique où d'importantes décisions seront prises pour l'avenir du Québec dans les prochaines semaines, nous tenons à rappeler la nécessité d'investir en prévention des maladies chroniques et en promotion des saines habitudes de vie. Il est temps d'agir.

Camille Pelletier Vernooy, présidente, IFMSA-Québec

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