Les risques des médicaments génériques

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Selon l'auteur, la plupart, sinon la totalité des fabricants de génériques, ont leurs usines à l'extérieur du Québec et ne nous permettent à aucun moment de contrôler leur qualité.

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(Québec) Encore une fois, M. Barrette démontre sa méconnaissance du système de santé au Québec, en obligeant la population à prendre les médicaments génériques même si ceux-ci sont parfois dommageables par rapport aux originaux. Le sujet est trop complexe manifestement pour M. Barrette.

Le médicament générique peut avoir un dosage équivalent variant entre 80 % et 125% de la dose du produit original. Il peut donc y avoir une variation de dosage de 45% d'une marque à l'autre. Il existe parfois plus de 12 compagnies différentes chez qui votre pharmacien fait affaire selon le «deal» du mois d'un des fabricants. Vous pouvez vous référer à l'excellent article du «Pharmachien» à ce sujet. La plupart, sinon la totalité des fabricants de génériques, ont leurs usines à l'extérieur du Québec et ne nous permettent à aucun moment de contrôler leur qualité et le Québec permet actuellement de faire affaire avec des compagnies de génériques qui sont exclues des USA en raison de défaut de répondre à des normes de qualité minimale !

Étant médecin, à plusieurs reprises, j'ai été témoin d'aggravation de l'état de santé de mes patients épileptiques, psychiatriques, souffrant de troubles digestifs, etc. suite au transfert d'un médicament original à un générique ( souvent fait à l'insu du patient par le pharmacien ). Il y a plusieurs médicaments où le générique se démarque par sa différence nuisible.

Il est vrai que la plupart du temps la différence est négligeable, mais pas pour les milliers de gens qui seront victimes de l'aggravation de leur santé en raison de la décision de M. Barrette.

Plutôt que de frapper encore sur les gens malades sans défense, on peut se demander pourquoi M. Barrette ne rend pas l'Assurance Médicaments entièrement publique.

Comment expliquer que les gens actifs et souvent plus en santé cotisent auprès de compagnies d'assurance qui font plein de profits et lorsque vient le temps de la retraite ou de la maladie invalidante, ce soit l'Assurance publique qui prend le relais! La définition du principe d'une assurance, c'est le partage du risque sur toute la durée. Évidemment, M. Barrette ne veut pas toucher aux magnats des assurances, mais il n'a aucun scrupule à faire souffrir les gens malades ou démunis.

Bruno Tremblay, médecin, Beauport

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