Mine Arnaud : précipice financier et environnemental annoncé?

Le projet Mine Arnaud divise les Septiliens.... (Photothèque Le Soleil)

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Le projet Mine Arnaud divise les Septiliens.

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Le Soleil

Alors que le gouvernement Couillard subit présentement de fortes pressions afin d'autoriser le projet Mine Arnaud à Sept-Îles, nous sonnons l'alarme : ce projet risque d'être un précipice financier et environnemental qui concerne tous les Québécois.

À l'heure où tous les Québécois subissent l'austérité et des coupures, dépenser plus de 500 millions de fonds publics dans un projet minier dont la rentabilité financière et la viabilité environnementale n'ont pas été démontrées s'avèrerait un gaspillage honteux.

Le projet appartient majoritairement à Investissement Québec. On est en droit de se demander si autant d'argent ne serait pas mieux investi ailleurs dans l'économie du Québec.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a d'ailleurs jugé le projet «non acceptable» pour des raisons de santé, de sécurité et d'environnement. Le BAPE a également remis en question la viabilité économique du projet dans un contexte de baisse mondiale des prix du phosphate et de l'offre abondante sur les marchés internationaux.

Les plus récentes prévisions de la Banque mondiale vont dans le même sens, avec une baisse anticipée du prix du phosphate pour les 10 prochaines années.

Malgré ces lacunes importantes et la division sociale engendrée par le projet, les pressions sur le gouvernement se sont intensifiées depuis que la mine de fer Lac Bloom de la compagnie Cliff Resources a récemment annoncé sa fermeture à cause des prix baissiers du fer.

Les tenants du projet, les «Go Arnaud», profitent d'un ralentissement économique régional pour forcer la main du gouvernement Couillard à signer un décret d'autorisation.

Armés d'un sondage largement influencé par une campagne de promotion payée à grands frais par les commerçants de Sept-Îles, les «Go Arnaud» demandent maintenant aux élus et au gouvernement d'autoriser le projet sans poser de question, et sans toute la transparence que devrait normalement exiger un projet financé à même les fonds publics.

Nous nous opposons à ce type de manoeuvre politique et de décision précipitée.

Nous n'accepterions pas que nos élus et le gouvernement se pincent le nez et plongent les yeux fermés dans ce qui pourrait être un dangereux précipice financier et environnemental.

Mine Arnaud affirme que «toutes» les études ont été complétées et été remises au ministère de l'Environnement pour approbation finale, mais refuse de les rendre publiques.

Investissement Québec a donc encore beaucoup de réponses à fournir, surtout dans le contexte des coupes que subissent tous les Québécois et de la nécessité d'assurer un développement viable de nos ressources pour les générations futures.

Ugo Lapointe, cofondateur et porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine

Marc Nantel, premier vice-président de la Centrale des syndicats du Québec

Christian Simard, directeur général de Nature Québec

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