Réunir enfants et parents adoptifs

Agissons tant qu'il en est encore temps, pour... (AP, Abbas Dulleh)

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Agissons tant qu'il en est encore temps, pour réunir les enfants de Guinée, de Sierra Leone ou du Liberia (photo) et leurs parents adoptifs canadiens, plaide l'auteure

AP, Abbas Dulleh

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Le Soleil

Depuis vendredi, je ne peux plus embrasser ma fille le matin sans ressentir une terrible culpabilité. Le Canada a alors décidé de geler toutes les demandes de visa en cours pour les ressortissants des trois pays les plus affectés par l'épidémie d'Ebola.

Cette décision a notamment été qualifiée comme étant «inefficace» par la présidente de l'Organisation mondiale de la Santé et «discriminatoire» par le gouvernement de la Sierra Leone.

De plus, cette décision affecte directement des enfants en voie d'adoption vers le Canada provenant de ces pays. Ces enfants sont laissés dans une situation humanitaire critique qui empire.

Comme citoyenne canadienne, et mère d'une jeune fille handicapée qui a eu la chance de naître au bon moment et dans le bon pays, je suis très choquée et désolée d'une telle décision.

Le gouvernement Harper a mis en avant son humanité dans la gestion de la crise d'Ebola. Le fera-t-il pour les enfants qui sont en voie d'adoption, en permettant, comme il l'a fait lors de la catastrophe qui a frappé Haïti en 2010, une délivrance de toutes les demandes de visa pour les enfants en cours d'adoption et un rapatriement immédiat de ces enfants?

S'il ne le fait pas, serons-nous collectivement complices d'une gestion humanitaire à deux vitesses? Avons-nous peur à ce point? Plutôt que revenir sur nos engagements humanitaires, pourquoi ne pas copier ce que les États-Unis ont fait: faire passer tous les passagers provenant d'Afrique de l'Ouest par des aéroports équipés pour la détection de l'Ebola et l'espace pour la quarantaine si nécessaire?

Agissons tant qu'il en est encore temps, pour réunir les enfants de Guinée, de Sierra Leone ou du Liberia et leurs parents adoptifs canadiens. Et pour pouvoir continuer à embrasser nos enfants le matin sans être hantés par ceux que nous aurions doublement abandonnés.

Ghislaine Clot, Longueuil

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