Gel autodestructeur

Qui sera touché? Les jeunes, car ils sont... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Qui sera touché? Les jeunes, car ils sont en grande majorité les employés occasionnels de l'État, déplore l'auteure.

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Le Soleil

Les mesures de la loi sur le gel des effectifs et le gel d'embauche sauront encore une fois nous prouver, dans un avenir plus ou moins rapproché, que le gouvernement met la charrue avant les boeufs. Il n'a pas encore fait ses «vrais devoirs» auprès des ministères et organismes avec le comité qui évalue les programmes, qu'il a déjà mis en place le couperet.

Et qui sera touché? Les jeunes, car ils sont en grande majorité les employés occasionnels de l'État. Le premier ministre, avec ses beaux discours, n'a pas idée de l'ampleur du désastre qui s'amorce. La relève qu'il espère tant retenir sera disséminée en l'espace d'un an ou deux. Nos administrateurs se voient dans l'obligation de mettre à pied les bons éléments de leur organisation, car le gel d'embauche n'a pas d'égard entre les bons et les moins bons et le nombre d'années cumulées comme employé occasionnel. C'est la date du contrat qui fait foi de qui devra partir en premier.

Et ce n'est pas un jardin de roses qui attend les employés en poste, combiné aux départs à la retraite qui ne seront pas remplacés. Peut-on imaginer ne pas combler le départ à la retraite d'un préposé aux renseignements offrant un service direct à la clientèle? Et bien, il semble que oui! Le message que j'en comprends est que ces employés retraités n'avaient rien à faire et n'offraient aucune prestation de services. Qui en paiera le prix?

Le gouvernement fait fausse route car, dans les faits, tous les effectifs doivent se retrouver sur la sellette sans oublier les mieux rémunérés de l'État: juges administratifs, administrateurs d'État, vice-présidents, cadres supérieurs. Leur nombre est-il justifié et justifiable? Et que dire des monstres que l'État a créé tel le Centre des services partagés du Québec? Et du gaspillage éhonté des partenariats public-privé?

Le vrai problème n'est pas la taille de l'État, mais les pouvoirs de celui-ci d'intervenir dans la vie du citoyen. Réduire les pouvoirs de l'État, c'est réduire aussi ses effectifs, et c'est avant tout repenser les priorités : santé, éducation, sécurité publique, environnement. Avec le temps, le gouvernement s'est approprié une responsabilité citoyenne qui ne lui revient pas et le peuple s'est laissé entraîner par l'état pourvoyeur, l'état providence qui s'occupera de tout! Quel politicien aura le courage de réduire les pouvoirs de l'État et en réduire ainsi la taille?

C'est bien mal parti...

Marie Picard, Québec

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