Les cobayes de Sept-Îles

Des Septiliens exigent plus de transparence de la part... (Photothèque Le Soleil, Fanny Lévesque)

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Des Septiliens exigent plus de transparence de la part du promoteur de Mine Arnaud.

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Le Soleil

(Québec) Si le projet Mine Arnaud voit le jour, nous, citoyens de Sept-Îles, serons les cobayes de la plus grande Mine à ciel ouvert en milieu habité...

Ce qui semble être la bête noire de ce projet, qui ne fait pas l'unanimité, est l'endroit où elle serait située. En plus d'être en périphérie d'un secteur habité, elle serait voisine de plusieurs cours d'eau importants, dont notre source d'eau potable et notre baie. Le secteur, convoité par ce projet qui couvrirait un territoire de 57,2 km2, est fondé sur un sol argileux. Qui dit argileux dit instable, ce qui comporte inévitablement des risques de tassements de sol et de glissements de terrain. Le BAPE en a d'ailleurs fait état. Jusqu'à ce jour, le projet est toujours inacceptable selon les experts et les commissaires qui en ont fait l'analyse.

Un autre problème auquel nous faisons face ici: l'acceptabilité sociale. Il semblerait que nous soyons également les cobayes de ce terme impossible à définir par le gouvernement. Attendra-t-il le décret du projet pour nous sortir sa meilleure définition? Le ministre Arcand a souligné, lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle diffusée le 5 octobre dernier, que l'acceptabilité sociale était devenue «la chose la plus importante». Au printemps 2013, les citoyens de Sept-Îles proposaient une excellente voie pour rendre compte de l'acceptabilité sociale: un référendum! Mais, nos élus ont jugé que ce n'était pas la bonne solution. Leur solution était bien meilleure: aller marcher pour dire «Go à Mine Arnaud», alors que le BAPE venait tout juste de dire: «inacceptable!». Déraisonnable, vous direz! Aujourd'hui, à l'aube du décret, on redemande en nombre la tenue un référendum à notre conseil et à notre gouvernement. Bien que le projet reste, pour plusieurs citoyens et pour le BAPE, inacceptable, nous proposons une voie démocratique pour nous prononcer. Quoi de plus sage comme proposition? Cinq mille personnes ont demandé un référendum, serons-nous, enfin, écoutés?

Christelle Lebel, citoyenne de Sept-Îles

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