Le sale brut albertain en marche

Le superpétrolier Minerva Gloria passant devant Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans... (Photo fournie par Jacques Samson)

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Le superpétrolier Minerva Gloria passant devant Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans

Photo fournie par Jacques Samson

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Le Soleil

Après avoir marché pour lutter contre les changements climatiques et avoir trouvé la solidarité auprès d'un millier de personnes, le dimanche 21 septembre, je me suis prise à espérer que ces petits gestes feraient une différence.

Puis, quand le soir même, j'ai vu à la télé l'immense pétrolier sur le Saint-Laurent devant Sorel-Tracy, le coeur m'a manqué. Non, je n'hallucinais pas.

Si nous laissons faire, le Québec ne sera qu'une immense voie de passage pour exporter le pétrole brut de l'Alberta via les pipelines, trains et bateaux.

Et, je sais que je ne suis pas la seule angoissée devant ces enjeux environnementaux si importants qui déterminent notre proche avenir.

Rien ne justifie le refus de la voie de contournement des voies ferrées pendant la reconstruction du centre-ville de Lac-Mégantic après l'horrible tragédie, pas plus que la traversée du pétrole albertain à travers le Québec, le long des berges du Saint-Laurent et sur le fleuve. L'exportation du pétrole albertain outre-mer par bateaux trains et pipelines ne sert en rien les intérêts du Québec et des autres provinces.

L'élection d'un Parti libéral policé qui ne cherche qu'à combler un déficit venu d'une mauvaise gestion et de sales combines n'est pas rassurante. Tout en continuant de s'enrichir, les émules libérales n'ont pas l'air de se soucier de prévenir des désastres irréversibles et de préserver un minimum de nos acquis. Avec l'absence de réactions à toutes les décisions hâtives et mal ficelées de ces élus, j'ai l'impression que nous sommes drôlement endormis. On ne fait rien pour contrer le cauchemar.

Malheureusement, le Parti québécois a eu la mauvaise idée de déclencher des élections et de nous brandir l'idée du référendum à tout venant sans nous proposer quelque projet alléchant de souveraineté, ni de faire la preuve que ces élus péquistes ont la moelle de le réaliser dans la cohésion.

Quand Françoise David de Québec solidaire dit que la souveraineté passe par un projet social, elle a raison. Quand Jacques Parizeau affirme que les souverainistes sont devant un champ de ruines, il a raison. En effet, avec leurs courses sans fin pour la chefferie et leurs querelles intestines, le PQ a terriblement déçu.

Tout n'est pas perdu. Une chance inouïe nous est offerte, celle de se greffer à la dernière tournée nationale de David Suzuki. Saisissons-là! Il sera de passage au Québec du 10 au 16 octobre avec la collaboration de plusieurs personnalités de la scène culturelle.

Le 10 octobre dans la ville de Québec, il inspirera plus de 1200 jeunes à s'engager à poser des gestes concrets au sein de leurs propres communautés. À Montréal le 12 octobre, David Suzuki invitera grands-parents, parents et enfants à prendre part à la «Marche des générations», une marche festive et familiale pour promouvoir notre droit et celui des prochaines générations de vivre dans un environnement sain.

Céline Lapointe, Québec

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