Le crucifix à l'Assemblée nationale, point de vue de deux prêtres

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Salon bleu de l'Assemblée nationale

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Le Soleil

Quand Jésus a voulu que ses disciples se distinguent parmi les autres, il leur a dit: «Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Il faut que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. Si vous vous aimez les uns les autres, tous sauront que vous êtes mes disciples.» (Évangile selon saint Jean, chapitre 13, versets 34 et 35)

Si des citoyens chrétiens souhaitent se distinguer parmi les autres citoyens, que devraient-ils faire? L'Évangile invite à vivre de telle manière que les autres disent: «Voyez comme ils s'aiment!» Les chrétiens et les chrétiennes de notre pays se distinguent-ils par leur amour citoyen? Notre communauté éclaire-t-elle le développement de notre pays? Notre communauté de foi influence-t-elle une politique sociale plus solidaire et plus juste, à l'Assemblée nationale, dans les hôtels de ville ou quelque part au Québec?

Le crucifix à l'Assemblée nationale rappelle plus combien les débats qui y sont menés sont souvent crucifiants: où retrouve-t-on dans les textes de loi votés à cette Assemblée le souci des petits, des pauvres et des jeunes selon les options de Jésus et de l'Église catholique? Il nous apparaît que plusieurs de nos lois crucifient encore les familles appauvries et les familles de la classe moyenne.

Alors, quel signe devrait-il y avoir à l'Assemblée nationale? Le 14 septembre, l'Église souligne la Croix glorieuse où l'Amour se fait crucifier par les forces de haine et d'oppression pour en triompher dans le mystère de la nuit de Pâques. Les lois que vote l'Assemblée nationale favorisent-elles la victoire de l'Amour sur les forces qui minent l'équilibre environnemental? Le développement responsable? L'accès des citoyens à un revenu minimum décent? L'accès à la justice? Nous n'en avons pas la conviction suffisante pour défendre la présence d'un symbole aussi puissant à l'Assemblée.

Alors, quel signe devrait se trouver au-dessus de la chaise du président de l'Assemblée? N'est-il pas étonnant qu'on essaie de «patrimonialiser» un crucifix de moins de cent ans? Comment se fait-il que les hautes autorités de notre Église ne prennent pas les devants pour recentrer les symboles chrétiens dans le sens de l'option préférentielle pour les pauvres et les jeunes? Comment se fait-il qu'elles ne demandent pas qu'on retire le crucifix de l'Assemblée nationale?

Rénal Dufour, prêtre

Jacques Vézina, prêtre

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