Vos réactions à la suite du décès du journaliste Richard Garneau

L'animateur sportif Richard Garneau, photographié en 1996.... (Photo : archives La Presse)

Agrandir

L'animateur sportif Richard Garneau, photographié en 1996.

Photo : archives La Presse

Partager

Le Soleil

Notre homme d'exception

Les Québécois viennent de perdre leur homme d'exception, leur monument sportif et intellectuel qui durant 60 ans nous aura informés avec une rigueur unique dans une langue presque parfaite. En effet, après avoir animé et participé à la description de 23 Jeux olympiques, plusieurs Jeux du Commonwealth, panaméricains, Championnats du monde d'athlétisme, compétitions de patinage artistique plusieurs Tours de France notre commentateur presqu'immortel Richard Garneau nous a quittés à l'âge vénérable de 82 ans.

Mes plus beaux souvenirs remontent aux années où il a travaillé aux reportages des matchs du Canadien de Montréal (CH), et ce, sans aucune partisannerie. En effet, une génération entière de Québécois ont entendu Richard Garneau interviewer quelques-uns des plus grands hockeyeurs à titre d'animateur et descripteur des matchs du CH à la télévision et à la radio entre 1967 et 1990.

Cet homme, exceptionnellement discret d'un enthousiasme passionné, a fait vibrer l'ensemble des Québécois par ses paroles intelligentes et passionnées. Ce fut un modèle pour la profession journalistique tant par sa rigueur, son professionnalisme que son aisance à s'exprimer sans oublier son humour délicat et décent.

Merci Monsieur Richard Garneau et au revoir.

Jocelyn Boily, Québec

----------

Le plus grand d'entre tous

Richard Garneau a quitté la vie terrestre, mais dans la mémoire collective des Québécois il restera le plus grand d'entre tous. Richard Garneau était une étoile planétaire, un athlète de la communication. Physiquement, M. Garneau s'imposait par sa stature, son allure fière mais toujours mesurée, son sourire envoûtant, sa carrure athlètique. Jeune, il avait la beauté d'un dieu grec, l'expression d'une joie de vivre qui émanait de tout son être.

Humainement parlant, il possédait des qualités hors du commun. Bon communicateur, discipliné, amant de la langue de Molière, ne se permettant aucun écart de langage, il imposait par son élocution, sa maîtrise du lexique sportif, sa précision dans le verve, son souci de clarté, son enthousiasme devant l'exploit des réussites sportives, peu importe le pays qui remportait la palme d'or.

De plus, M. Garneau respirait un humanisme de bon aloi, vivant accroché aux succès des siens et aux exploits des autres, capable d'offrir le meilleur de ceux dont il décrivait les gestes, sans jamais s'attarder à ce qui aurait pu détruire, décourager ou annihiler les efforts des athlètes. Durant toute sa vie, il a généreusement distribué les médailles olympiques sur tous les continents, dans les pays les plus divers et colorés de la planète: médailles de bronze, médailles d'argent et médailles d'or.

À son tour, il mérite de recevoir, au Panthéon de l'Éternité qui l'accueille, la médaille d'or de la fidélité, du courage et du don de soi. Pour une carrière si bien remplie et tellemente exceptionnelle, la plus haute marche du podium ne peut que lui convenir. Rendre témoignage à cet homme qui marqua tant de générations est plus qu'un devoir: c'est une nécessité collective. Les élus municipaux et provinciaux devront le faire rapidement.

Chapeau, médaillé d'or Garneau! La Terre entière s'ennuie déjà de vous.

Nestor Turcotte, Matane

----------

Tout le monde l'aimait

Nous avons perdu en Richard Garneau un journaliste sportif plein d'esprit, super brillant, ce genre d'homme dont les traits d'acteur de cinéma, la superbe voix et le beau sourire complice charmaient les femmes comme les hommes. Tout le monde aimait Richard Garneau. Mes sincères condoléances à ses proches.

Philippe Damiens, Québec

----------

Reconnaissance à vous, M. Garneau

Votre professionnalisme, la qualité de votre expression verbale (une langue claire et concise, et non emphatique pour autant), et ce depuis ma plus tendre enfance - mes tout premiers souvenirs de votre personne remontent aux Soirées du hockey et aux Jeux olympiques de Tokyo, au début des années Soixante - ont fait naître chez moi ce qui n'aura jamais été démenti depuis lors, soit un authentique respect du formidable homme de médias que vous aurez été. Et que, à l'instar de M. René Lecavalier, par exemple, vous demeurerez pour très longtemps, sinon toujours (je voudrais le croire), dans la mémoire collective.

Votre disparition m'atttriste. Réellement.

Par-delà votre conviviale et très sympathique personnalité ainsi que votre haute conscience professionnelle (puissamment égarée à une époque où les commissions Charbonneau se révèlent absolument nécessaires), c'est toute l'idée d'un Québec de qualité qui, à mes yeux, disparaît un peu plus avec vous (et avec des citoyens à vous comparables).

Vous. Qui nous laissez penauds, exaspérés, sinon désespérés, dans le non-pays (sinon le n'importe quoi) insipide et insignifiant dans lequel nous baignons désormais depuis une génération (et en particulier depuis une bonne dizaine d'années).

Ce n'importe quoi dont l'actuelle course à la chefferie du Parti libéral du Québec (et ne parlons pas de celle du Canada) constitue à la fois le symbole et l'affligeante pointe de l'iceberg.

Aussi, à votre famille et à vos proches (j'aurais envie d'ajouter : au pays de Félix Leclerc tout entier!), monsieur Richard Garneau, mes plus sincères condoléances.

Jean-Luc Gouin, Québec----------

Il nous manquera tous

Il est difficile de passer sous silence le décès de ce merveilleux animateur et amant de la langue française qu'a été M. Richard Garneau, né à Québec le 15 juillet 1930. Un grand homme et un merveilleux orateur francophone. Jamais le monde de la radio-télévision n'aura eu un présentateur d'une aussi grande valeur et d'une telle humilité. Il nous manquera à jamais.

Michel Tanguay, Québec

----------

Un micro au ciel!

Quelle tristesse de perdre un homme érudit avec une classe que peu de grands de ce monde possèdent. Il était de ceux qui, par ses connaissances, sa bonne humeur, sa capacité de s'émouvoir et de transmettre en émotions ce qu'il voyait, savait rendre exceptionnel ce qui l'était. Drapé d'un professionnalisme hors du commun, aimé de tous, il a su devenir le mentor d'une génération. Véritable encyclopédie sportive, comportant plusieurs tomes sur les olympiques, il se souvenait des records ainsi que de la température au dixième près. Natif de Québec, sa ville a toujours habité son coeur et sa mémoire. Lorsqu'une personne de son calibre nous quitte, c'est toujours trop vite. Parions qu'il se trouvera un micro au ciel bientôt. Merci M. Garneau.

Michel Beaumont, Québec

----------

L'or à Richard Garneau!

De ses premiers Jeux olympiques à Rome, en 1960, jusqu'à ceux de Londres, en 2012, Richard Garneau aura été l'homme des grands événements sportifs. L'olympisme avait une voix, celle de ce journaliste et amoureux du sport et des athlètes. Garneau était un des plus grands dans son domaine et l'une des plus belle voix du Québec. Qui plus est, il était un fin connaisseur des enjeux du sport olympique et amateur sous toutes ses facettes.

Même à l'antenne de la Soirée du hockey, c'était un réel plaisir de le voir accorder des entrevues aux joueurs entre deux périodes, avec une sorte de bonté qui se dégageait de lui et un ton souvent enjoué. On ressentait tout le plaisir qu'il avait à faire son métier avec cet éternel bonne humeur qui le caractérisait.

L'homme semblait éternel de jeunesse. Pour les gens de ma génération, à 82 ans, il avait l'âge de nos parents, mais quel joie de le retrouver encore au rendez-vous lors des derniers Jeux olympiques! Il mériterait une médaille d'or pour l'ensemble de sa carrière et pour l'homme attachant qu'il était. Décidément, le décès de Richard Garneau est une grande perte pour le Québec.

Yvan Giguère, Saguenay

----------Un exemple à suivre

Richard Garneau fut à l'image des grands athlètes sachant exploiter toutes les ressources de leur art pour nous donner le goût de nous dépasser. Le débordement d'hommages accompagnant son décès est plus que rituel de circonstance. Il maîtrisait de façon remarquable son métier de communicateur. Il avait le souci du commentaire pertinent. Un professionnel chevronné de la voix qui s'élevait au-dessus de cette platitude généralisée qui caractérise trop souvent le monde de la communication moderne anonyme et expéditive. Sa passion pour la qualité de la langue est à souligner. Une pensée limpide s'articulant avec finesse, justesse et élégance. Le sport et toutes ces images éblouissantes de prouesses en des lieux de prestige font appel à une description relevée qui ajoute quelque chose de pittoresque. Un défi d'excellence. Richard Garneau en était toujours vivement conscient. La langue belle de Duteil était celle de Garneau. En nous pour toujours sa voix attachante et vibrante, comme celle de René Lecavalier.

Douglas Beauchamp, Québec

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer