Merci Mlle Carignan

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Sous la rubrique nécrologique de l'édition du 13 décembre dernier, j'apprends le décès de Pauline Carignan, qui, écrit-on, «a consacré sa vie à l'éducation».

En 1961, à l'école primaire Notre-Dame-du-Chemin, située alors sur la rue Crémazie, à Québec, je faisais mon entrée dans la classe de première année de «Mademoiselle Carignan», une femme d'une gentillesse exquise qui m'a appris à écrire et à calculer, sans oublier ces fameuses leçons de «bienséance» qui n'ont plus cours aujourd'hui.

C'est dans cette classe, au tableau noir, que j'ai appris à écrire la lettre i, qui me donnait tant de mal. «Imagine que tu montes une montagne, me disait-elle. Arrivé au sommet, tu poses un point au-dessus de la montée; ensuite, tu redescends.»

Malgré ces explications, j'avais peine à m'exécuter. Elle a demandé au grand Duchesneau, un type de mon âge, qui m'a pris la main et m'a fait tracer ma première lettre i. Mademoiselle Carignan connaissait déjà la règle de l'entraide, une confiance envers les autres, dont j'ai poursuivi l'apprentissage au fil des années suivantes.

Aujourd'hui, je gagne ma vie avec mon écriture. Il m'arrive parfois de me remémorer ces moments passés à l'école primaire. Ces souvenirs se terminent toujours par un joyeux «Bonjour, et merci, Mademoiselle Carignan», que je lui lance, aujourd'hui, en toute affection.

Jacques Bélanger, rédacteur pigiste

Québec

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