Vos réactions au budget Marceau

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Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, lors de la présentation du premier budget du gouvernement Marois.

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Le Soleil

Budget responsable

Le ministre des Finances et de l'Économie, Nicolas Marceau, a prononcé son premier discours sur le budget 2013-2014. C'est un budget qui me semble responsable tenant compte du fait que le Parti québécois forme un gouvernement minoritaire et qu'il peut être défait lors du vote d'acceptation. Responsable parce que le PQ maintient ses objectifs d'assurer le contrôle des finances publiques, contient des conditions propices à l'investissement et finalement vise l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Il faut se rappeler que c'est sous la gouverne d'un gouvernement du PQ que l'adoption de la Loi sur l'équilibre budgétaire et l'atteinte du déficit zéro fut adoptée.

Même si les partis d'opposition crient haut et fort que le PQ ne respecte pas ses engagements, le budget Marceau instaure une nouvelle contribution santé, dont le poids est réduit pour trois millions de contribuables québécois. C'est une mesure à coût nul puisque les 400 millions qui y sont consacrés sont financés par une hausse équivalente du fardeau fiscal des contribuables qui gagnent 100 000 $ par an et plus.

Est-ce que les partis de l'opposition feront les hypocrites comme ils l'ont fait lors du discours d'ouverture en s'abstenant de voter?

Jocelyn Boily, Québec

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Les joueurs pathologiques à la rescousse

Le dernier budget est sans équivoque: Loto-Québec devra rapporter plus d'argent (50 millions $) au trésor public. Pour ce faire, il ont décidé de changer les règles relatives aux vidéo-pokers, afin que le nombre de machines par exploitant puisse augmenter. Et qu'elle est la justification du gouvernement québécois? Le pourcentage de joueurs pathologiques est ici inférieur à la moyenne canadienne. Si je comprends bien, lorsque le pourcentage desdits joueurs aura rejoint la moyenne canadienne, ce sera le moment de stabiliser le nombre de machines par exploitant. Il fallait y penser.

Sylvio Le Blanc, Montréal

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Un budget habile

Aussitôt le budget déposé, les épithètes pour le qualifier fusaient de toutes parts: la rigueur douce, un budget puritain, la pensée magique. Il y a un peu de tout cela, mais force est de constater que c'est un budget habile et bien peu de ses détracteurs oseront l'admettre. Monsieur Marceau donne dans la continuité avec le précédent gouvernement, mais tout en douceur, tout en rigueur. Toute une leçon de fiscalité pour Monsieur Bachand qui en prend pour son ego, comme le souligne si justement Jean-Jacques Samson dans sa chronique du Journal de Québec. Il y a bien sûr quelques irritants sur lesquels ne manqueront pas de taper les autres partis, mais nous sommes à l'ère de l'austérité budgétaire, et cela Nicolas Marceau l'a bien compris.

Augustin Réhel, Québec

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Deux poids deux mesures

L'augmentation de la taxe sur les produits du tabac rapportera au gouvernement du Québec 130 millions $, alors que celle sur les boissons alcooliques sera de 100 millions $ par années. Donc 30 millions $ de moins pour l'alcool.

Le gouvernement espère réduire ainsi le taux de tabagisme. Et pour l'abus d'alcool au Québec? La caisse de 24 bières + 82¢, les spiritueux + 26¢ et le vin + 17¢. Le paquet de cigarettes + 50¢ et la cartouche de cigarettes + 4$.

Quel message le gouvernement envoie-t-il à la population? Arrêtez de fumer mais continuez à boire! D'ailleurs la SAQ ne se gêne pas pour offrir ses aubaines de la semaine!

À ce que je sache, l'alcool fait plus de ravage dans la société que la cigarette : violence sous toutes ses formes, séparations, divorces, pertes d'emplois, accidents mortels, problèmes sérieux de comportement et j'en passe.

Cela fait des années que les paquets de cigarettes nous montrent des photos de cancer du poumon, cancer de la bouche, etc. Pourquoi ne pas mettre sur les bouteilles boissons alcoolisées une belle photo d'une cirrhose du foie, d'un accident de la route mortel ou d'une femme battue?

Marie-Laurence Nadeau, Québec

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Pour ce qui est du budet...

Si le gouvernement augmentait les taxes sur les boissons gazeuses et le chocolat, au lieu de le faire sur l'électricité, les familles à faible revenu en souffriraient moins, car toutes ces choses sont moins utiles que l'hydro et il ferait autant d'argent, et même encore plus.

Denise Jeffrey, Lévis

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Budget Marceau : l'éducation à la diète

Sans entrer dans les détails du budget Marceau déposé le 20 novembre, je me permettrai de souligner un élément qui m'apparaît majeur pour le développement de la société québécoise, à savoir l'éducation.

Même si ce budget semble se donner bonne conscience en annonçant une augmentation de 1,8% des sommes consacrées à l'éducation, ce niveau de croissance réussit à peine à couvrir les coûts du système, qui doit subir en plus une réduction de 150 millions $ des sommes qui lui étaient accordées en vertu d'un programme de péréquation scolaire.

Et Marie Malavoy, la ministre de l'Éducation, de répliquer : «Oui, les commissions scolaires vont devoir se serrer la ceinture, mais il ne s'agit que de 150 millions sur un budget total de 8 milliards $. On ne voit pas comment ça pourrait avoir un impact sur les services aux élèves.»

Faux, rétorque Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec qui évalue plutôt le manque à gagner à 214 millions $ par année scolaire, une somme qui s'ajoute aux compressions de 300 millions $ déjà exigées depuis deux ans. En réalité, conclut Mme Bouchard, «on nous demande d'absorber un demi-milliard de dollars de compressions sur trois ans, alors que nos frais d'administration représentent environ 500 millions $. C'est sûr que les services aux élèves sont compromis.»

Dans un contexte où l'éducation m'apparaît une des pierres angulaires de l'avenir de notre jeunesse, il est inacceptable, voire inconséquent, de placer ce secteur vital de la société québécoise sur la voie d'une diète sévère et dangereuse, particulièrement en ce qui a trait aux infrastructures nécessaires pour répondre adéquatement et rapidement aux besoins des élèves en difficultés d'apprentissage.

Henri Marineau, Québec

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On rembourse en combien de versements?

Les cigarettes, les élixirs, des jouissances qui décorent notre quotidien sont touchées par le budget, sans cesse en déséquilibre. Un exercice comptable qui n'est jamais parfait. Qu'on soit péquiste, libéral ou caquiste, on sent qu'on est en perte de contrôle malgré tous les calculs. Des calculs déroutants et porteur de confusion entretenue par des manoeuvres sophistiquées, difficiles à décoder pour les nuls... les contribuables. C'est la culture du crédit généralisé qui fait son oeuvre. La dette invitent les inquiets à proclamer de grands malheurs. Les spécialistes en matière de chiffres ont une vision inaccessible au quotient intellectuel du peuple. On s'en va où? On n'ose pas le dire à haute voix? La finance, c'est pas pour les nuls. Jadis on nous disait que c'était pour les Anglais! Mais il y a «un boutte» à confier notre destin aux magiciens. Le budget, on rembourse en combien de versements? On a envie de crier collectivement: on efface tout et on recommence à zéro!

Douglas Beauchamp, Québec

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