Vos réactions à la bataille des drapeaux au Salon rouge

Le salon rouge de l'Assemblée nationale... (Photothèque Le Soleil)

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Le salon rouge de l'Assemblée nationale

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Le Soleil

Avec respect et fierté

Le pavoisement permanent doit montrer quelle est l'autorité responsable des lieux concernés, ici, l'Assemblée nationale. C'est ça le sens du pavoisement, sauf pour saluer la présence d'invités spéciaux lors d'événements officiels. C'est ce qui se passe dans tous les États du monde, incluant le fédéral qui ne hisse jamais les drapeaux provinciaux sur le parlement et sur tous ses édifices.

Qui dit cela? M. Michel Gagné, ex-chef du protocole du gouvernement du Québec et M. Patrice de la Brosse, ex-conseiller en pavoisement pour le gouvernement du Québec. On ne peut quand même pas douter de leurs compétences en ce domaine.

Si le président de l'Assemblée nationale n'endosse pas cette position universellement admise et préfère se défiler en faisant appel au vote des députés dont la majorité ignore tout du protocole, il ne respecte pas une de ses fonctions. Il projette sur la scène internationale l'image d'un Québec rongé par la politicaillerie de pacotille.

Tous les élus de l'Assemblée nationale devraient y penser lors du vote, avant d'étaler sur la place publique internationale l'ampleur de leur ignorance, car cette ignorance pourrait inclure implicitement toutes les institutions et tous les édifices gouvernementaux du Québec. Faut croire que la folie n'a pas de limites. Arrêtons donc de politiser nos symboles et emblèmes nationaux. Portons-les sans partisanerie, avec respect et fierté.

Francine Vachon, Québec

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Pourquoi pas une forme de politesse réciproque?

Lors de son passage à Québec pour l'annonce de la reconstruction du Manège militaire, le premier ministre Stephen Harper semblait bien embêté par les questions des journalistes sur la polémique relative à la proposition du gouvernement Marois de retirer le drapeau canadien de l'Assemblée nationale. Au lieu de défendre la pertinence de la présence de ce drapeau à cet endroit, M. Harper s'est montré plutôt timide dans ses propos. Il a mentionné qu'il ne voulait pas se mêler «de vieille chicane» et qu'il voulait plutôt se concentrer sur «l'économie». Voilà donc l'état de notre État-nation... Le premier ministre du pays n'ose même pas défendre son drapeau.

Pour sa part, Benoît Pelletier, l'ex-ministre libéral des Affaires intergouvernementales du Québec, a cru nécessaire de critiquer le maire d'Ottawa, M. Jim Watson. Ce dernier, en effet, s'était mêlé d'un dossier québécois alors que sa propre ville n'avait même pas encore eu le courage de se déclarer officiellement bilingue! Dois-je rappeler à M. Pelletier que la Capitale nationale fédérale couvre les deux rives de la rivière des Outaouais, et qu'elle comprend donc la ville de Gatineau. Or, je n'ai vu aucune levée de bouclier en rapport avec le fait que Gatineau ne se soit pas déclarée officiellement bilingue, et ce, bien qu'elle fasse partie du territoire de la Capitale nationale fédérale. Mais non... Puisque Gatineau est une ville québécoise et qu'elle est assujettie à la Chartre de la langue française, il n'est donc pas question de permettre l'ingérence fédérale dans «nos affaires»!

En fait, pour le Parti québécois, le drapeau canadien symbolise toujours un projet de société colonialiste et chaque gouvernement péquiste se perçoit comme un aspirant au titre de véritable gouvernement «national». Le PQ n'accepte donc pas son statut de province au sein de la famille canadienne, ce qui est triste. Rappelons-nous que lorsque nous avons voté «non» en 1995, le premier ministre de l'Alberta de l'époque, Ralph Klein, avait voulu démontrer sa profonde gratitude au peuple québécois pour avoir fait un choix si éclairé, et ce, malgré le résultat serré. Il a en effet voulu placer le drapeau du Québec dans l'assemblée législative de sa province. En se rendant compte qu'il ne pouvait pas mettre le drapeau d'une province sans tous les mettre, il a fait entrer dans la chambre provinciale d'Edmonton les drapeaux des dix provinces et des trois territoires.

À mon avis, il est possible de pratiquer une forme de politesse réciproque en maintenant le drapeau canadien à l'Assemblée nationale, et ce, peu importe les projets de société différents et les rapports de force. Si M. Harper n'a pas osé se prononcer dans ce dossier, rappelons-nous que l'un de ses plus célèbres compatriotes albertains l'a déjà fait de brillante façon il y a dix-sept ans.

Peter Stuart, Québec

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Deux poids, deux mesures

Agnès Maltais s'indigne du fait que le gouvernement Harper n'a pas invité son gouvernement à la conférence de presse confirmant la reconstruction du Manège militaire de Québec. A-t-elle déjà oublié que son gouvernement veut faire disparaître le drapeau du Canada en tout temps du Conseil législatif? Je vois ici deux poids deux mesures. Je veux bien accepter que le Parti québécois prône la séparation du Canada afin que le Québec devienne un pays indépendant, même si ce n'est pas personnellement mon option, mais tant que le Québec demeure une province du Canada, je pense qu'une certaine visibilité de l'unifolié, sans exagération, est de mise.

Paul Seewaldt, Québec

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L'interminable débat

Le jeudi 15 novembre marquait le 36e anniversaire de l'élection du premier gouvernement du Parti québécois. Une journée «symbolique», idéale pour demander au président de l'Assemblée nationale du Québec, par le biais d'une lettre du whip en chef du gouvernement, Yves-François Blanchet, de retirer le drapeau canadien du Conseil législatif, la seule enceinte du parlement du Québec où l'unifolié flotte encore.

En conférence de presse le 16 novembre, le député libéral de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, a affirmé que le retrait du drapeau canadien serait un manque de respect pour les Québécois qui ont choisi deux fois, par voie de référendum, de rester dans le Canada. Pour sa part, dans une lettre au président de l'Assemblée, le whip en chef de l'opposition officielle, Laurent Lessard, a qualifié la demande du gouvernement de «choquante et totalement inacceptable».

En réalité, existe-t-il une raison logique qui justifie que le drapeau canadien doive continuer de se dresser à côté de celui du Québec au Salon rouge de la salle du Conseil législatif... une situation qui perdure au gré du pouvoir que s'échangent péquistes et libéraux depuis des décennies ?

J'ai bien l'impression qu'au moment des débats parlementaires qui se tiendront dans notre auguste Assemblée, nous en entendrons de toutes les couleurs de la part des pro-unifoliés qui auront bien des difficultés à faire ressortir leurs arguments en faveur du maintien de la feuille d'érable à côté de la fleur de lys, à moins qu'ils fassent prévaloir le symbole de l'union de la Confédération canadienne cohabitant «fièrement» entre les murs du temple des élus!

Henri Marineau,Québec

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Respectez-nous

Pauline Marois, vous, et tous vos ministres et députés, qui avez été élus(es) par une minorité d'électeurs de la province de Québec, pourriez-vous me dire de quel droit vous vous permettriez d'enlever mon drapeau de mon Parlement? Je tiens à dire que je ne vous y autorise pas, tout comme une majorité d'entre nous qui sommes fiers d'être CANADIENS. Vous avez été élus(es) pour administrer la province comme tous les autres députés. J'aime mon pays et vous tous, qui souvent voyagez (à nos frais) avec un passeport canadien, devriez avoir honte de ce comportement que nous, citoyens, n'avons pas autorisé.

Gabrielle LaRue, Québec

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Et ça reprend de plus belle!

La chicane des drapeaux n'est rien d'autre qu'une hargneuse querelle de ruelle. C'est d'ailleurs grand et digne de la part de monsieur Stephen Harper de ne pas rétorquer. J'applaudis son sens de la réserve, de la retenue et de discrétion. C'est digne d'un premier ministre et du chef de l'État canadien dont l'envergure l'emporte sur une certaine étroitesse provincialiste d'arrière-cour. D'ailleurs, c'est la meilleure des armes d'un fédéralisme fondé sur le savoir-être, le savoir-faire et le savoir-vivre. Ce qui fait très mal paraître la ministre Agnès Maltais plutôt que le Québec qu'elle a le devoir de bien représenter. Elle prend l'Assemblée nationale pour son salon et elle oublie que c'est la grande place du peuple québécois qu'elle tente ainsi d'évacuer.

Gerry Pagé, Québec

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Deux drapeaux?

Le Parlement canadien a reconnu, ce que nous savions déjà, que les Québécois forment une nation. Or, une nation se donne des symboles, dont un drapeau. Il n'existe nulle part dans le monde connu une nation qui soit représentée par deux drapeaux. Alors, nous n'avons point besoin du drapeau à piquants rouges dans notre Assemblée nationale.

Serge Paré, Lévis

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