Quel chef-d'oeuvre que cette émission Une heure sur terre du 4 octobre. On y apprend que 50 pays appliquent le système français en matière de soins et d'urgences. Dans les ambulances de première ligne du SAMU (service d'aide médicale d'urgence), un médecin, toujours présent, stabilise le malade, et l'oriente immédiatement vers le bon service de traumatologie, sauvant ainsi des places en salle d'attente.
Il existe un service téléphonique: SOS médecin, privé, 24h/24 ,7jrs/7, auprès de qui on obtient l'information sur la meilleure procédure à suivre dans notre cas, sauvant ainsi des places en salle d'urgence. Mille médecins assurent ce service.
99,5 % des Français ont un médecin de famille qu'ils peuvent voir dans la journée même, y compris le samedi. Si leur cas est trop lourd ou coûte trop cher en transport (ambulance ou pompiers), des médecins de proximité peuvent venir chez eux, désengorgeant ainsi les urgences et évitant les contaminations par promiscuité. Car il est des cas où il est préférable au malade de ne pas se déplacer.
En libérant les urgences, et en ne l'offrant qu'aux cas urgents, le temps d'attente est réduit à parfois moins d'une heure... On croit rêver. Ainsi, dans les urgences il n'y a que des urgentologues. Je connais une personne qui, après une chute en ville, est allée en salle d'urgence d'où elle est ressortie une heure plus tard avec son plâtre.
Mais ces pays ne se caractérisent pas seulement par la célérité de leur système de santé. Me Paul Brunet, du conseil de la protection des malades donne des conférences sur ce sujet: ici, en Amérique du nord, la priorité est mise sur le système, sur l'administration, sur les intervenants, alors que selon le serment d'Hippocrate, c'est le patient qui devrait être le centre du système. Orienter notre action vers les besoins et non vers ceux qui prodiguent les soins. On a déjà renvoyé une patiente de 10 ans chez elle, car le médecin faisait sa sieste! Où ça? À Rivière-du-Loup. Oui! Oui!
Il est donc possible d'améliorer notre service de santé. «Si ça existait, on l'aurait» dit la publicité. Eh bien ça existe! Mais encore faudrait-il qu'on le place en priorité dans nos politiques, au lieu d'y placer en première ligne, l'endoctrinement de jeunes élèves maléables à la souveraineté et avec l'argent du peuple, comme veut le faire Mme Malavoy.
Gilbert Blachon, Rivière-du-Loup