Si les libéraux ou les caquistes avaient gagné leurs élections, l'après 4 septembre aurait connu un «pétage de bretelles» sans précédent, mais Pauline a eu la victoire modeste et c'est tout en son honneur! Depuis quand une victoire est presque une défaite?
Quand le clan du Non a obtenu 50,58% au référendum de 1995, après nous avoir achetés avec l'argent des commandites pour faire échec à un processus démocratique respecté par notre parti, les indépendantistes québécois ont accepté le verdict du peuple. Il en fût ainsi quand les libéraux de Jean Charest et les conservateurs de Stephen Harper ont obtenu des gouvernements minoritaires qui sont devenus par la suite majoritaires.
Depuis le 4 septembre, plusieurs tentent d'amoindrir le retour des indépendantistes au pouvoir. Il est plus que temps au Québec qu'on se lève pour dire haut et fort que la victoire du Parti québécois et plus particulièrement celle de Pauline Marois est bel et bien une victoire. À plus forte raison, si on tient compte des menaces de turbulence que l'ex-chef du clan du non nous prédisait, si le PQ était élu. Pauline a accompli une mission presque impossible: elle a remis le Parti québécois sur ses rails, elle a rajeuni sa députation et appuyé des candidats compétents et intègres, pour enfin gouverner le Québec pour tous les Québécois.
Pauline a gagné ses élections dans le sens fort du mot, compte tenu de la pente qu'elle avait à remonter et en dépit de nombreux prophètes de malheur qui ne croyaient pas aux chances d'une Pauline, femme, brillante, fortunée, et j'en passe, de l'emporter sur ses adversaires. On savait déjà qu'elle était une rassembleuse, une battante et une infatigable travaillante; elle vient d'ajouter une plume à son chapeau : elle est devenue une gagnante le 4 septembre, qui j'en suis certain gagnera et le coeur d'une majorité de Québécois et un pays bien à nous d'ici quelques années.
Elle est capable de faire échec aux tsunamis de dollars investis pour contrer notre souveraineté, aux promesses trompeuses de fédéralisme renouvelé ou d'ouverture, à l'obscure loi sur la clarté et à la peur de confirmer notre existence comme peuple en se donnant un pays.
Pauline, c'est à votre tour de nous laisser croire en vous et ne laissez personne assombrir votre victoire! Pas davantage par un parti devenu un club privé, que par un tireur fou.
Alyre Potvin, Fossambault-sur-le-Lac