Le débat des chefs 2012

Jean Charest, Françoise David, François Legault et Pauline... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Jean Charest, Françoise David, François Legault et Pauline Marois.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Le Soleil

Un luxe pour les riches

J'ai écouté attentivement les trois chefs capables d'enlever le pouvoir le grand soir du 4 septembre. J'en déduis que chacun en a pris pour son grade et qu'on glissait sur les peaux de banane. J'en déduis que si c'était des chefs mafiosis on retrouverait trois morts à l'état de passoire. J'en déduis que avec rouge ou bleu la lutte serait amplement simplifiée. Mais un François Legault arrive dans le ring avec des gants violets. Excusez le terme mais ça met le bordel. Malgré tout il va gruger le vote libéral. Tout nouveau tout beau. Les souverainistes vont voter Mame Marois, malgré ses gaffes, car le ciel Québécois est bleu. Comme d'habitude un libéral vote libéral rouge et cela viscéralement de père en fils. Ça fait du monde.

Résultat: Jean Charest qui est quand même l'homme de la continuité «faites pas de vagues» va nous revenir, mais minoritaire.

Coût environ quatre-vingt millions$. Le prix d'un hôpital neuf. La démocratie, c'est un luxe pour les riches.

Philippe Édouard Damiens, Québec

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Ne pas faire la même erreur

La réaction des nombreux analystes faisant de François Legault le gagnant du débat contre Pauline Marois est tout à fait surprenante. Legault s'est embourbé dans les clichés et les slogans face a une Pauline Marois solide et réaliste. Il se rendit compte de son échec au milieu du débat pour adopter la tactique suivante: bombarder Mme Marois de questions tout en répondant n'importe quoi à sa place. C'est une stratégie d'un perdant de mauvaise foi. Les Québécois doivent se méfier de cet homme qui n'a que des phrases toutes faites avec des clichés en guise d'argument. De plus, les procédés de gouvernement qu'il nous propose rappellent fâcheusement le désastre de Jean Charest qui devait tout réformer en 2003 en bousculant tout. C'est-à-dire jouer au matamore pour ensuite reculer piteusement faute d'être capable de mettre en place des réformes équilibrées et négociées. Le Québec ne peut pas se permettre de réitérer une telle erreur.

Jonathan Ovanésian, Québec

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Soyons clairs!

Lors des débats, les protagonistes ont semblé mêler les faits : on met sur le même pied les dons aux partis politiques et les avantages qu'ont pu en retirer certains donateurs. Qu'un quidam donne 100$, 500$ ou 1000$ à un parti est tout à fait légal : la loi le permet. Ce qui est illégal, ce sont les prête-noms. Les retours d'ascenseur, on peut les classer dans le domaine de la corruption. Donner de l'argent à un parti et recevoir en retour des contrats ou certains avantages est carrément de la corruption. Quant à la collusion, c'est à la justice de pincer les manipulateurs et les chanteurs. Ce qui m'amène à dire que les profiteurs vont toujours flirter avec le pouvoir pour en tirer des avantages pas toujours corrects. Qui a été au pouvoir depuis 10 ans?

Lévis Bouchard, Québec

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Trois débats, trois états, trois tumultes, trois prétendants

Pour prétendre être chef du gouvernement du Québec, il faut saisir, et non seulement comprendre, les besoins et priorités du Québec. Les trois débats confirment que l'opposition est toujours contre le gouvernement qui gouverne; quel qu'il soit. Pour ainsi dire, peu importe le gouvernement élu, les autres partis vont s'opposer à toutes ses propositions et projets de lois. Cependant, à la lecture de cette campagne après trois semaines, je suis maintenant convaincu que le Parti québécois demeure le seul parti à pouvoir maximiser ce que veulent vraiment les québécois. Contrer la corruption demeure une nécessité mais les contrevenants seront toujours présents entre les lignes des textes de lois. Pour le reste de la campagne, le message devra être contrôlé, comme on fait à d'autres niveaux de gouvernements, vérifié et chaque lettre analysée. Le temps est venu de sortir les libéraux.

Michel Plamondon, Québec

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Future première ministre

Si le débat des chefs était décisif, Mme Françoise David serait aujourd'hui première ministre du Québec. Elle a très bien représenté son parti et l'a emporté haut la main. D'ailleurs son nom veut dire «franche et bien-aimée». N'ayant rien à perdre, elle s'est exprimée calmement et clairement, insistant toujours sur l'essentiel. Elle a mis en pratique les deux adages : «être et non paraître» ainsi que «servir et non réussir». Sa féminité lui a très bien servi. Par contre le carré rouge qu'elle affichait n'était pas du tout nécessaire. Comme quoi, la perfection n'est pas de ce monde.

Père Paul Karim, Québec

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Charest et Marois se répètent

J'ai écouté le premier débat des chefs. C'était la même vieille cassette de la part de M. Charest et de Mme Marois. M. Legault, lui, a fait ses mêmes promesses miraculeuses. C'est Françoise David qui m'a impressionné le plus. Il est dommage qu'elle ne puisse pas gouverner le Québec. Je suis très déçu de la performance de Mme Marois devant M. Charest. Ils se rejetaient la balle mutuellement, sans traiter des vrais enjeux dont nous aurions aimé entendre les solutions ou les stratégies pour les régler... Espérons plus de lumière avant le vote.

Conrad Labonté, Lévis

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Cassette et lapin... en gibelotte

Ça y est! M. Charest a encore sorti sa cassette. Pourtant les coupures en éducation et en santé faites par le gouvernement Bouchard, l'ont été pour équilibrer le budget, pas pour favoriser les amis du parti. Ces coupures en santé et en éducation, visaient à offrir aux gens près de la retraite, de la devancer, de quelques années. Deux, trois ans? Il y a bien longtemps que l'effet s'est résorbé.

Le talon d'achille du gouvernement Charest reste la corruption et la collusion, même s'il a affirmé qu'il n'y avait que des allégations, il n'a pas réussi à s'en sortir quand Mme Françoise David lui a rétorqué: «Ça, ça reste à voir» . Il est resté bouche bée.

Le vieux lapin que M. Charest a sorti de son chapeau, c'était un lapin... en gibelotte! Dans une gibelotte, on peut faire avaler beaucoup de choses. Mme Marois n'a jamais tenté de protéger, ni de défendre, la personne blâmée dans le rapport Moisan, alors que M. Charest s'est calé encore plus, en refusant de condamner d'une part, M. Tomassi pour ses fautes avérées, et d'autre part Mme Courchesne pour les blâmes qu'elle a reçus du vérificateur général.

Gisèle Filion, Montréal

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Souverainistes gentils ou dangereux

La co-porteparole d'un parti qui a toujours privilégié les politiques de la gauche pan-canadienne (NPD Canada) se déclare tout à coup souverainiste malgré Amir Kadhir qui considère cette option comme négligeable. Ce faisant celle que nous n'avons pas souvent vue sur les tribunes nationalistes se voit traitée avec ménagement. Elle propose un référendum à court terme, on l'ignore et on dirige plutôt les attaques contre Mme Marois dont l'approche est plus respectueuse de la volonté populaire. En effet presque personne ne souligne cette déclaration de foi opportuniste de Mme David dont le but est sans conteste d'aller chercher le vote souverainiste au dépend du Parti québécois. Ce qui sert très bien les intérêts du tandem Legault et Charest dont l'avenir dépend de la division du vote francophone. Il y aurait donc deux catégories de souverainistes. Gentils lorsqu'ils nuisent à la cause et n'ont aucune chance de gagner une élection, méchants et dangereux lorsqu'ils mènent dans les sondages.

Souhaitons que les électeurs sauront résister au chant des sirènes.

Gérard Laurin, Gatineau

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David mérite un siège

Au débat à quatre du dimanche 19 août à Radio-Canada, quel contraste entre, d'une part, le groupe de trois politiciens rompus aux vieilles recettes de confrontation et, d'autre part, une personne apportant une vision et une approche totalement neuves! Car même si François Legault se présente à la tête d'une nouvelle formation affichant sa prétention de tout bousculer, on ne sent aucune hauteur de vue dans son discours, seulement la vigoureuse volonté de « faire le ménage », donc une job d'entretien du même système caduc.

L'approche de Mme Françoise David et de son parti, Québec Solidaire, est radicalement différente. Elle offre un tableau d'ensemble cohérent, articulé et inspirant. Quelle est, en effet, la finalité d'un développement économique effréné qui ruine, comme elle le dit, «l'air que l'on respire et l'eau que l'on boit»? Que sert d'injecter des milliards de dollars dans le système de santé «si tout un travail de prévention ne se fait pas en amont»? Mme David s'est aussi démarquée, étant la seule sur le plateau à arborer le carré rouge, même s'il était en forme de bijou chic. Elle se trouve ainsi à incarner ce qu'il y a de plus noble, de plus généreux et de plus inspirant dans le réveil de conscience de toute une société, qui a marqué le «printemps érable».

De l'avis de tous, adversaires y compris, Mme David mérite amplement sa place à l'Assemblée nationale. Pourtant, certains de ses électeurs hésitent encore à lui donner leur confiance pour cause de vote stratégique. Pourtant, ni les libéraux ni les caquistes ne sont menaçants dans cette circonscription souverainiste. Ce serait de plus un grand service à rendre à leur cause de permettre, par sa victoire ainsi que celle de quelques autres candidats Solidaires, une coalition des partis souverainistes, car sur ce plan l'approche de Mme David est beaucoup plus assurée et précise, moins louvoyante que celle de Mme Marois. La présence d'un groupe de Québec Solidaire, aux côtés d'un Parti Québécois au gouvernement, majoritaire ou minoritaire, enrichirait de toute façon le débat, et ce, sur tous les enjeux.

Christian Feuillette, Montréal

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Le grand absent du débat

Nous sommes le 19 août 2012, il est 19h40... À RDI, dans l'émission d'avant-débat, j'entends une publicité qui annonce que nous assisterons dans quelques minutes à un débat unique où «toutes les tendances politiques sont représentées».

Quelle farce! Il est faux de publiciser une telle affirmation sur notre télévision d'État puisque l'on sait pertinemment que le seul parti qui prône clairement la voie de l'indépendance du Québec, à savoir Option nationale, ne sera pas représenté à ce débat ni aux autres qui suivront.

19h55... La température est splendide. Je décide d'aller prendre une marche pour m'emplir les poumons de l'air frais qui envahit l'atmosphère du Québec au moment où les ondes télévisuelles pollueront le paysage politique dans le smog des vieilles ritournelles électoralistes habituelles!

Henri Marineau, Québec

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Un premier débat qui augure bien

Nous pouvons dire que le premier débat des chefs mettra la table pour la prochaine semaine qui promet d'être riche en discussion et brassage d'idées quant à l'orientation que doit prendre le Québec, à court et à moyen terme. Nous pourrions noter sur une échelle de performance chacun des 4 candidats qui participèrent à cet exercice politique de différente manière.

Pour moi, M. Charest se devait de rassurer la clientèle politique acquise et se défendre face aux allégations diverses en plus de défendre son bilan et le valoriser. Est-il allé chercher le maximum de capital politique de ce débat? Non. Es-ce que ce débat peut lui donner du souffle dans le dos? Non. Pauline Marois, quant à elle, semblait peut-être manquer un peu de naturel au départ. Est-elle parvenue à conforter la croissance des appuis qu'on lui prévoyait dans les plus récents jours? Je ne pense pas. Mme Marois et M. Charest n'ont certainement pas obtenu le maximum de performance qu'ils auraient voulu et ils le savent. Plus souvent qu'à leur tour ils ont donné l'impression de tomber dans les accusations mutuelles et le jeu partisan.

La force des deux autres candidats par rapport aux précédents réside dans le fait qu'ils semblaient vouloir discuter de plusieurs idées, dans un certain respect et désir de convaincre. Franchement Françoise David a bien relevé le défi. Il fût par moment fort intéressant - et surtout rafraichissant - de l'entendre parler avec éloquence et tenir un discours plus concret et concentré sur les enjeux et les idées. C'était aussi la stratégie de François Legault. D'ailleurs ces deux derniers avaient l'air de bien s'entendre malgré leurs différents et c'est justement ensemble qu'ils sont selon moi parvenus à gagner le plus de point.

Peut-on dire que Mme David a tiré le maximum du débat? Oui, nous avons découvert Françoise David. Pouvons-nous dire que M. Legault peut déclarer mission accomplie? Oui. Il a su éviter les attaques, il a subi un peu la répétition du mot «pensée magique» de la part des deux plus gros adversaires et réussit tant bien que mal à se dissocier de son passé au Parti Québécois. Il est parvenu à transmettre son message en étant le plus naturel possible. Dans la situation actuelle, nous devons donc nous attendre à ce que la CAQ subisse les prochaines charges.

Steeven Gagné, Québec

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L'épouvantail des référendums

Lettre post-débat à Jean Charest

Le débat d'hier a confirmé votre peur maladive (ou simulée) des référendums. Vous brandissez le mot comme un épouvantail et la chose comme une dépense inutile.

Pourtant, faire un référendum, c'est non seulement tâter le pouls de la population, mais encore donner une légitimité réelle aux actions d'un gouvernement. On appelle ça, ne vous en déplaise, la «démocratie directe». De nombreux pays tiennent des référendums à répétition sur les questions les plus diverses, et les coûts qu'ils entraînent sont amplement compensés par l'aura démocratique que leur tenue confère aux décisions qui s'ensuivent.

S'il y a une chose que vous craignez plus que la volonté et le pouvoir des étudiants (au point où vous vous réfugiez au sommet des édifices pour dévoiler vos promesses), c'est bien la volonté et le pouvoir du peuple. Il ne faudrait surtout pas le consulter, le peuple, plus d'une fois tous les cinq ans : il risquerait de vous mettre des bâtons dans les roues. Quand on est un parti d'intérêts, on a avantage à se complaire dans les règles du bon vieux parlementarisme britannique qui, depuis 1867, a tant procuré de victoires à votre parti.

Ce mépris des opinions du peuple et cette crainte de son jugement expliqueront en grande partie pourquoi les Québécois vous diront «non» le 4 septembre.

Jean-François Vallée, Saint-Philippe-de-Néri

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Bastarache vs Moisan

Ceux qui ont suivi la commission Bastarache ont constaté comme moi que ce juge avait un problème d'équilibre car, comme la tour de Pise, il penchait toujours dans la même direction. Cette commission de 6 millions $ avait été le fruit d'une courte réflexion de M. Charest qui a nommé le juge, dicté son mandat et peut-être même la conclusion. Nous savions tous quelle en serait la conclusion bien avant le début des audiences. Delà à faire un lien avec l'enquête Moisan que M. Charest a ressorti lors du débat, il n'y a qu'un pas. Qui a commandé cette enquête, nommé le juge Moisan, rédigé le mandat? Y aurait-il des liens entre M. Moisan et le PLQ?Serait-il un fervent libéral? En condamnant le PQ, avec raison, et en blanchissant le PLQ, serait-il une autre tour de Pise qui penche encore du même bord que son homologue? C'est peut-être pareil à la police qui enquête sur la police. Quand on sait que tout le monde ou presque a son prix, c'est à douter de l'intégrité de ce monde dit d'élite.

Yves St-Louis, Québec

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Pour Françoise David, mais...

Madame David,

Quel plaisir et quel enchantement d'avoir pu voir votre participation aux débats des chefs. Sans contredit, vous avez augmenté la qualité des interventions avec votre calme et vos idées fondamentalement humaines avant tout. Vous avez gagné ce débat haut la main.

Vous avez compris que ce n'est pas en remettant constamment les erreurs des autres partis sous leur nez que cela permettra au Québec d'avancer. On dit que les Québécois votent contre un parti, ce qui nous laisse avec un parti régnant déficient, car il ne correspond pas exactement aux besoins du peuple. Mais vous, vous changez la donne. Dès vos débuts je vous ai suivie, je me suis documentée sur vous, votre Québec Solidaire et vos idéologies. Tout ce que j'ai vu ou lu m'a plu... sauf...

Je n'arrive pas à faire la paix en moi, assez pour voter pour vous (malgré un désir fort) juste parce que dans vos rangs se trouve un candidat, irrespectueux des lois, incitant la jeunesse à se rebeller contre l'ordre et les lois. Cette sorte d'exaltation me fait peur. Elle me fait peur car les extrémistes qu'ils soient «gauchistes» ou «droitistes» sont un danger pour une société.

Cette part de la société qui ne dit jamais rien, qui est silencieuse, qui observe et essai de tirer les épingles du jeu de façon à pouvoir vivre heureux dans les paramètres établis. Tous ces silencieux n'en pensent pas moins. Ce n'est pas intégré dans notre culture, notre société que d'être en conflit constant avec les lois établies. Nous savons que s'il y a des choses qui doivent changer nous devons le faire, mais de manière légale. Pas appeler la population à se révolter et faire du grabuge au nom d'un hypothétique changement.

Vous comme moi savez que le changement s'opère d'abord individuellement. Si on a la chance d'avoir un parti qui réunit ces individus en évolution dans un but d'avancement et de progrès humain c'est presque de l'ordre de l'extraordinaire. Mais lorsque l'on force une population à se révolter, moi je trouve que cela a une petite odeur de dictature.

Nous n'avons jamais été un peuple vivant bien sous la dictature, notre histoire le prouve. Je voudrais pouvoir être aussi humble et en paix après avoir voté pour votre parti, mais je n'arrive pas à me faire à l'idée, sachant qu'a tout moment il pourrait y avoir un soulèvement irrationnel suite à une élection. Êtes-vous en moyen de nous garantir que de tels évènements ne se produiront pas?

Là je ne parle pas de l'action de souveraineté qui doit se mettre en route vivement. La souveraineté nous a été volée en 1995, et cette fois-ci j'espère que les Québécois ont retenu la leçon. Comment se fait-il que ce soit si difficile pour les Québécois de comprendre que c'est mieux d'être roi et maître plutôt que valet?

Vous voulez la souveraineté, je la veux aussi, vous voulez l'équité, je la veux aussi, vous voulez passer aux énergies vertes, je le veux aussi. C'est pourquoi çà me crève le coeur de ne pas pouvoir voter pour vous, juste à cause d'une seule personne dans votre parti. Pour construire un pays, nous avons le devoir et l'obligation de pouvoir se reposer sur un sol sûr et solide. Pouvoir faire face à la musique sans appréhension, sans coup d'éclat et de sortie à l'emporte pièce dévastatrice.

Dites-moi maintenant que le rebelle ne deviendra pas le roi et je vote immédiatement pour vous et votre parti. Ce genre de rébellion est disgracieux et ne sied pas à votre essence et celle du parti.

On peut dire que cette lettre que je vous adresse c'est le coeur qui essaie d'être en paix avec sa raison. Mon coeur me dit que votre parti est d'un genre nouveau, axé sur l'humain, l'équité, l'égalité, ma raison me dit: attention, tout n'est pas sous contrôle dans ce parti.

Il existe tellement de manière de faire une révolution, s'il le fallait j'en ferais partie, mais je ne voudrais pas perdre mon intégrité dans une révolte sans tête et sans leader. Mahatma Ghandi n'a t-il pas conduit son peuple à obtenir sa libération et son unification sans violence ? Pourquoi de notre coté il semble que nous devons faire appel à la violence, la destruction des biens publics ? Les plus visés sont souvent des gens d'affaires du peuple qui font tout ce qu'ils peuvent pour joindre les deux bout. C'est là que ma raison retient mon coeur.

Une dizaine de jours, c'est tout ce qui reste pour pouvoir rassurer et convaincre, en serez-vous capable? Je l'espère,

Bien à vous,

Lyette Lemay, Québec

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