Le conflit étudiant : pourra-t-on sortir de l'impasse? (2)

.... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Photo Bernard Brault, La Presse

Le Soleil

Un grand défi vous attend!

Cher(e)s étudiant(e)s contestataires,

Cela fait plus de quatre mois que vous êtes en grève, que vous contestez non seulement la hausse des droits de scolarité, mais aussi pour défendre la liberté d'expression. Vous en avez ras le bol du système politique et social actuel. Vous vous êtes même mis à nu pour démontrer jusqu'où vous pouvez aller. Vos finances et vos forces sont en train de s'épuiser. Certains de vos agissements n'impressionnent pas beaucoup d'adultes mais plutôt les exaspèrent, car vous leur faites subir injustement votre insatisfaction.

Vous conviendrez que critiquer, contester, casser et détruire c'est trop facile. Tout le monde est capable de le faire. Ce qui est plus difficile c'est de construire une société en tenant compte du bien commun. Vous souhaitez que les citoyens vous appuient et vous encouragent financièrement? Qu'avez-vous à nous proposer pour rebâtir cette société? Que comptez-vous faire pour humaniser le monde actuel? Avez-vous un plan d'action et des objectifs précis pour solutionner les problèmes sociaux existants tout en gardant une vue globale de tous les besoins de la société? Par exemple : la pauvreté, le chômage, le peu de débouchés professionnels pour les jeunes, l'absence de sécurité d'emploi et le système de santé défaillant. Nous sommes tous conscients que le politique (quelque soit le parti au pouvoir) ne possède pas la clef du bonheur.

Oui! Vous avez raison, l'idéal est que l'éducation comme la santé soit gratuite mais où souhaitez-vous prendre cet argent? À qui allez-vous enlever le pain pour le mettre dans votre assiette? Sans le souci des autres, sans sacrifices, sans cohérence, sans objectifs et plan précis, sans vision à long terme, c'est la dérive et l'impasse.

Certes, vous êtes bien articulés dans vos discours, mais admettez que si vous mettiez autant d'énergie à concevoir et à proposer des solutions concrètes, il y a des chances que vous construisiez un monde meilleur et vous feriez sûrement un plus grand tabac qu'en faisant parler des casseroles.

Monique Khouzam-Gendron et Pascale Garber

Montréal

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Allez étudier ailleurs...

En tant qu'étudiants, vous avez raison de contester une hausse aussi importante des frais de scolarité. Tout le monde vous a entendus et la majorité de la population en a assez. Il faut régler ce point avant que la situation ne s'envenime davantage.

Le débat a pris de l'ampleur et les contestations englobent maintenant plusieurs problèmes de société. Tout n'est pas parfait et il y a place à l'amélioration. Il y a aussi place à la raison et au bon sens.

Essayons de revenir au problème de base, la hausse des frais de scolarité, et de le régler afin d'enlever de la pression sur tous les étudiants, qu'ils soient pour ou contre. En théorie, la hausse peut se justifier. Le gouvernement actuel a fait preuve de courage en faisant ce que ses prédécesseurs ont toujours reporté. Toutefois, dans le contexte actuel, il doit se rendre à l'évidence et concéder à réduire l'effort proposé.

De la part des étudiants, pourquoi ne pas proposer au gouvernement quelque chose de concret? Par exemple, accepter une hausse significative correspondant à la moitié de ce qui est proposé, répartie sur trois à cinq ans et indexée par la suite. À propos de l'indexation: si vous n'êtes pas d'accord, vous proposerez à votre prochain employeur de ne pas indexer votre salaire. Il en sera très satisfait et vous comprendrez assez vite l'effet de l'inflation...

Tel que proposé antérieurement, une réduction (non pas l'abolition) du crédit d'impôt provincial compenserait une partie de la perte de revenus pour le gouvernement. Les bénéfices découlant des crédits d'impôts provincial et fédéral ainsi que le montant relatif aux études permettent de ramener les études à des coûts très raisonnables. De plus, la réforme proposée des prêts et bourses favorise beaucoup plus l'accès à la scolarité que le statu quo.

Une fois la question des frais de scolarité réglée, probablement que les contestations vont se poursuivre, mais on ne pourra plus tout mettre sur le dos des étudiants. Si on n'arrive pas à dénouer la situation des frais de scolarité et que vous, étudiants, n'êtes pas d'accord pour en payer le prix, eh bien, vous irez étudier ailleurs.

Lorsque vous aurez terminé vos études, revenez au Québec, il y aura plein de postes à combler. Vous aurez besoin de travailler pour rembourser les dettes contractées à l'étranger. Malheureusement, vos dettes seront beaucoup plus élevées que celles des étudiants qui auront complété leurs études au Québec...

Claude Rancourt, Saint-Rédempteur

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L'autre côté de la clôture

Il est étonnant de constater que certaines personnes s'amusent du malheur des autres. Des étudiants qui se font arrêter parce qu'ils portent un bout de tissu rouge; d'autres qui subissent la matraque de policiers imbus; un premier ministre qui démonise ceux qui sont en désaccord avec lui, etc. Ce type d'événements pourraient un jour se retourner contre ceux qui s'en réjouissent malsainement.

En effet, un jour, nous aurons peut-être un gouvernement qui ciblera d'autres groupes de la société, et qui nourrira, contre eux, des conflits qui pourraient dégénérer. Ça sera peut-être des groupes de droite qui goûteront à l'injustice. Ce n'est pas à souhaiter évidemment, mais quand je vois des gens, surtout de droite, se délecter de la violence, je me dis qu'un jour ils seront peut-être de l'autre côté de la clôture. Un vieil adage dit qu'il faut éviter de cracher en l'air. Certains individus, qui aiment la violence que subissent leurs adversaires politiques, devraient se méfier. Une jour ça sera peut-être leur tour. La vie a cette tendance à balancer naturellement les choses, alors si j'étais un de ceux qui applaudissent devant cette violence, je réfléchirais un peu...

David Doyon, Québec

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Où est passé le «gros bon sens»?

À la demande du Service de police de la Ville de Montréal, la Sûreté du Québec a arrêté Mathieu Girard, un étudiant qui se rendait aux funérailles de sa soeur à Saguenay en compagnie de sa mère et de son frère le 11 juin sur l'autoroute 20 à la hauteur de Saint-Hyacinthe. Selon les informations recueillies, Mathieu Girard serait impliqué dans des méfaits perpétrés dans le réseau de transport en commun de Montréal. En entrevue à La Presse canadienne, son avocate, Me Véronique Robert, a dénoncé un geste «complètement inhumain». Visiblement indignée par cette arrestation, Me Robert a indiqué que généralement pour ce type d'accusation, les policiers font signer au suspect une assignation à comparaître ou encore envoient une sommation par la poste. Elle soutient qu'il était facile de trouver son client et qu'il aurait pu être arrêté autrement. Interrogé sur le fait qu'il se rendait aux funérailles de sa soeur, le porte-parole du SPVM, Yannick Ouimet, a indiqué qu'il pouvait tout aussi bien être en train de fuir la justice et ce, même si selon La Presse, le jeune homme aurait supplié les policiers de le libérer pour lui permettre d'assister aux obsèques de sa soeur. Devant de telles aberrations concernant les attitudes incongrues des policiers liées au conflit étudiant, il ne faut pas s'étonner que la hargne continue de s'imprégner dans le coeur des Québécois vis-à-vis le gouvernement Charest.

Henri Marineau, Québec

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Bonjour chez vous ! - Lettre à la police de Québec

Jusqu'à maintenant, lors des manifs, la position de la police, qu'elle nous a communiquée et confirmée à plusieurs reprises, était que si nous donnions notre itinéraire et que nous ne faisions pas de casse, il n'y aurait aucune arrestation.

Le 10 juin, nous, auteurs de cette lettre, nous sommes joints à une marche pacifique, imaginative et festive «la Grande mascarade», une manif bon enfant qui rassemblait jeunes et moins jeunes dans une ambiance conviviale. L'itinéraire avait été remis longtemps à l'avance aux forces de l'ordre et tout se passait dans la joie, la bonne humeur et l'indignation bien sentie. Nous suivions l'itinéraire prévu, escortés par un petit contingent policier. Il n'y avait pas de provocation de la part des manifestants ni de celle des policiers. Tous marchaient au son des percussions improvisées et des slogans habituels. Certains écrivaient des messages à la craie sur le sol; quelques audacieux allèrent jusqu'à écrire sur des murs, mais le mot se passait que cela n'était pas toléré par la police et qu'il était plus prudent de se contenter d'écrire sur le sol.

Pour vous faire une idée plus complète, voici ce qu'on pouvait lire sur la page Facebook de l'évènement : Une mascarade est une manifestation de personnes déguisées ou masquées, mais au sens péjoratif, ce mot désigne également une mise en scène trompeuse ou une imposture.

C'est exactement ce que le gouvernement fait en ce moment, une mascarade, un simulacre de démocratie qui ne sert aucunement les intérêts de la population du Québec. Alors, montrons à Charest que nous pouvons faire une mascarade bien plus belle et plus honnête que la sienne!

On veut voir tous les types de costumes, on veut voir des chevaliers/ères, des princes/sses, des hommes/femmes des cavernes, des pirates, des vampires, des licornes, des astronautes... Laissez aller votre imagination!

La grande mascarade se veut un rassemblement familial et pacifique. On veut de la couleur et de la joie!

Nous marchions sur Charest, au propre comme au figuré, quand soudain le trajet fut modifié de façon impromptue par nos bons policiers... Une discussion quelque peu aigre s'ensuivit entre quelques manifestants et la force de l'ordre qui, pour sa part, ne daignait dialoguer qu'avec un et un seul «représentant» de la manifestation. Après une brève négociation, quelque peu démocratiquement inégale, faut-il dire, nous nous résignâmes à emprunter la petite rue déserte où voulaient nous mener vos forces de l'ordre. Nous aurions préféré continuer à marcher sur l'artère plus achalandée : notre but n'était certes pas de passer inaperçus !

Devons-nous maintenant nous méfier de ce que vous nous dites, policiers de Québec? Ce n'est sûrement pas ce que vous souhaitez!

Si nous allons par là, ne risquons-nous pas d'en venir à nous regarder comme chiens de faïence? Nous, auteurs de cette lettre, préférerions un scénario différent.

Il est sûr qu'un certain autoritarisme prévaut dans le milieu policier. Mais si vous reconnaissez à une manifestation citoyenne sa légitimité, si vous reconnaissez cette valeur que devrait être la démocratie, celle du nous tous, pourquoi chercher à nous tromper ainsi et pourquoi se montrer si peu ouverts au dialogue, à cette merveille admirable qu'est une assemblée qui délibère dans le respect, l'écoute et l'harmonie?

Nous, auteurs de cette lettre, croyons que la société est l'affaire de tout le monde et non pas celle de quelque puissance déconnectée du nous tous qui s'arroge tous les droits.

Cette réflexion nous a donné l'idée suivante. Que diriez-vous que nous décidions du trajet, oui, mais ensemble? Nous pourrions, par exemple, décider d'une première destination, ainsi que du trajet pour s'y rendre, parler des avantages et des inconvénients, en débattre ensemble, policiers et manifestants réunis, puis passer au vote. Ensuite décider de la destination suivante, etc.

N'est-ce pas ainsi que devrait fonctionner la vraie démocratie?

Avez-vous une meilleure proposition? Venez donc en parler avec nous!

Jonathan Côté et Frédéric Lemire, Québec

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Propagande honteuse!

Depuis une semaine, le gouvernement du Québec diffuse à la télévision une propagande qui vise à nous convaincre qu'il est seul à avoir raison dans le présent conflit étudiant. Une activité de propagande consiste à répéter sans cesse le même message, mais sans jamais donner à quiconque la possibilité de faire valoir un autre point de vue que le sien. En finançant complètement cette opération avec des fonds publics, le gouvernement se place ainsi en position de juge et partie, ce qui en fait un procédé absolument honteux. Le gouvernement prévoit-il accorder bientôt des fonds publics équivalents aux associations étudiantes (avec lesquelles il est en conflit) pour que celles-ci puissent à leur tour faire valoir publiquement leur point de vue?

La propagande fonctionne en général très efficacement auprès de la population parce qu'elle donne habituellement l'impression d'une grande objectivité, aucune autre position que la sienne n'étant même envisageable pour régler le conflit. Voyons les sophismes que contient ce message, que j'ai noté mot à mot.

On nous dit d'abord que «le gouvernement doit être équitable envers tous les citoyens : il est raisonnable qu'un étudiant contribue à financer ses études à la hauteur de 17%». Je suis bien d'accord avec l'équité qu'on propose, mais il serait tout aussi équitable, également, que les amis du Parti libéral qui ont obtenu des contrats gouvernementaux (souvent sans appel d'offres) contribuent eux aussi à hauteur de 17% des profits faramineux qu'ils empochent au détriment de la population du Québec. Cela permettrait de récupérer plusieurs centaines de millions de dollars qui pourraient être réinvestis dans le financement des universités, qui en ont bien besoin. Il n'y a donc pas que les étudiants qui doivent faire un effort additionnel pour financer l'État québécois! Je préférerais nettement que l'on concentre les exigences envers les étudiants sur la réussite de leurs études, qui est très importante pour l'avenir du Québec et que personne ne peut réaliser à leur place...

Ce qui me choque le plus, dans cette propagande, c'est sa conclusion sans appel : «Maintenant, tout est en place pour que chaque étudiant puisse avoir accès aux études supérieures». Cette conclusion est absolument fausse et tout le monde le sait bien. Pendant mes études collégiales (cours classique) et universitaires (génie), puis comme enseignant au niveau collégial (13 ans), j'ai connu de nombreux étudiants brillants qui ont dû interrompre leurs études parce qu'il ne pouvaient plus financièrement les poursuivre, faute d'argent. Ils provenaient de régions éloignées et ne pouvaient donc pas vivre chez leurs parents, ce qui leur imposait des coûts de logement et de subsistance bien plus élevés que leurs frais de scolarité, ce qui est encore le cas aujourd'hui.

Cela écarte encore malheureusement beaucoup d'étudiants talentueux dont le Québec a pourtant un grand besoin... Et on nous affirme qu'ils peuvent se payer en plus une hausse de 82% de leurs frais de scolarité? Pour qui prenez-vous les citoyens québécois en leur laissant croire que tout est réglé, alors que tout reste à faire (réflexion sérieuse et complète sur le rôle et le positionnement des universités dans notre société, valorisation de l'enseignement supérieur, financement des études pour les plus démunis par des bourses au mérite ou autres mécanismes similaires, etc.)?

Le gouvernement ferait preuve d'ouverture d'esprit s'il cessait dès maintenant cette odieuse campagne de propagande et s'il ouvrait plutôt un débat public franc et honnête sur l'avenir des universités et sur le financement des études supérieures au Québec. C'est son rôle et sa responsabilité à titre de détenteur du pouvoir : qu'il s'en acquitte donc sans plus attendre !

Claude Martin, ingénieur retraité

Lévis

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Je n'ai pas l'outrance facile

J'aime avoir un portrait complet avant de me prononcer formellement sur quelque chose puisque les raccourcis intellectuels peuvent nous jouer des tours. Je suis ce qu'on appelle un sceptique. Le doute est mon premier rempart.

Suis-je outré que Christine St-Pierre, ministre de la Culture, ait déclaré que le carré rouge symbolise violence et intimidation? Savez-vous, je ne le sais pas. Car afin de valider une démesure, il faut d'abord savoir c'est quoi la valeur nominale de l'objet qu'on critique.

Si le carré rouge symbolise la cause de l'accessibilité aux études supérieures pour toutes les couches de la société, alors là, oui, je serais outré des propos de la ministre St-Pierre. Certains diront que la cause originelle est le refus sans condition des hausses des frais de scolarité. Soit. Je serais outré aussi car cette définition qu'on soit pour ou contre a le mérite d'être claire.

Malheureusement, c'est ici que s'arrête la clarté. Si la cause étudiante s'était concentrée sur cette seule thématique, elle m'aurait eu comme défenseur. En fait, je suis contre toute forme de hausses que ce soit de frais, de taxes ou impôts car il est absurde d'injecter de l'argent dans un trou sans fond. La machine étatique est trop lourde (et c'est pas demain que les syndicats vont faire des concessions), s'asseoit sur ses acquis et il y la corruption et la fraude.

Mais la n'est pas mon point. La définition que j'ai fini par me faire du mouvement provient essentiellement d'échanges que j'ai eus dans des forums de discussion auxquels j'ai participé et où se trouvaient plusieurs supporteurs du carré rouge, des entrevues ou discours de certains leaders étudiants ou tout simplement au fil des événements. Le carré rouge serait une sorte de collage de causes hétéroclites.

Je peux présumer que la stratégie au départ était de rallier le plus de gens possible à la cause, mais chacun y a greffé la sienne au point de la rendre méconnaissable. J'appellerais ça le Syndrome Michael Jackson. Après autant de greffes et chirurgies plastiques pour améliorer son sort, on finit par ne plus reconnaître le sujet. Et surtout d'en perdre le contrôle.

En débattant avec les carrés rouges sur le fond du mouvement, plusieurs se sont empressés de me ramener à l'ordre en me disant que je n'avait rien compris. Le mouvement est plus large. C'est le début d'une révolution.

En voici l'inventaire:

- la gratuité scolaire;

- dénoncer la corruption;

- dénoncer le capitalisme sauvage;

- renverser le gouvernement Charest;

- dénoncer la loi 78;

- dénoncer le Plan Nord;

- prôner la désobéissance civile;

- protéger l'environnement;

- contrer la monter de la droite;

- promouvoir l'indépendance;

- renverser l'ordre établi;

- faire une révolution populaire;

- réformer la démocratie;

- liberté d'expression;

On peut ajouter à ça la timidité et l'hésitation qu'avaient certains leaders pour condamner les débordements de violence.

Le carré rouge serait donc une sorte de composite. J'irais plus loin même. Avec la quantité d'items à l'agenda, la cause est devenue carrément (oups! Jeu de mots involontaire) un programme électoral. Et tout ceux avec qui j'ai débattu m'ont dit avec une conviction inébranlable qu'ils ont l'appui d'une très grande partie de la population. Alors si c'est le cas, dépêchez-vous à fonder votre parti et faites-vous élire aux prochaines élections sur ces prémisses.

Car voyez-vous, c'est dans l'arène politique et ses institutions que les décisions se prennent qu'on le veuille ou non. Certains m'ont répondus que cette voie n'est pas assez rapide et que seule une révolution va leur permettre d'arriver à leur fin. Dans ce cas-la, on ne parle plus de démocratie.

Pour en revenir à la déclaration de Christine St-Pierre, oui elle a raté la cible. Mais l'a-t-elle vraiment ratée de beaucoup? Je vous laisse y répondre.

Guy Perkins, Québec

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