Depuis fort longtemps, Hydro-Québec applique le tarif L aux entreprises énergivores, soit 4,5¢ le kWh, alors que le kWh de remplacement coûte au minimum 10 ¢, ce qui n'inclut pas le transport de cette électricité. Combien de milliers de MW Hydro-Québec peut-elle mettre à la disposition des grandes entreprises, avant de devoir imposer des augmentations importantes à la population du Québec, pour compenser la différence entre le 4,5¢ le kWh aux grandes entreprises et le coût de chaque nouveaux kWh, soit autour de 13 ou 14¢, transport inclus?
On sait tous et toutes, que le ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, fait ses annonces à l'avance, pour ne pas être accusé d'improviser. Il a donc annoncé, qu'à partir de 2014, Hydro-Québec viendra chercher dans la poche de ses clients domestiques uniquement, autour de 1,6 milliards$ par année, par le biais du dégel du bloc patrimonial. Les grandes entreprises sont exclues de cette augmentation. On ne peut pas indéfiniment offrir de tels rabais, sans que quelqu'un paie la note quelque part.
Comme il est impossible d'avoir des réponses d'Hydro-Québec ou du gouvernement de Jean Charest, y a-t-il un parti politique qui aura dans son programme, l'engagement ferme d'accorder au Vérificateur général du Québec un mandat élargi qui lui garantira en tout temps de valider les pratiques administratives d'Hydro-Québec, si nous voulons garder ce fleuron et non en être dépossédé? Les alumineries, ça crée des emplois, mais pour un petit nombre, la majorité silencieuse héritant des augmentations tarifaires majeures.. Pour récompenser les dirigeants d'Hydro-Québec, le gouvernement leur permet de se partager plusieurs dizaines de millions$ en primes.
André Mainguy, Longueuil