En réaction au texte «Saine gestion gauchiste...» de M. Michel Noreau
Le problème avec les proverbes comme : «ce qu'une personne reçoit sans avoir à travailler est compensé par une autre qui n'en recevra pas la juste récompense», c'est qu'ils ne sont pas toujours appropriés pour le débat en cours. Pour reprendre votre exemple, l'étudiant qui demande plus d'accessibilité aux études recevra, après avoir travaillé, un salaire comme n'importe qui d'autre, et paiera même le chômage de ceux qui veulent le plus la hausse, donc il ne s'agit pas d'un cas de recevoir sans avoir à travailler. Le mérite est une chose beaucoup trop subjective pour la distribuer à la classe riche comme ça. Comme dit mon père, «ceux qui méritaient d'être riches, c'étaient les esclaves, ils travaillaient bien plus que 40 heures/semaine». Comme c'est impossible de conclure que le riche mérite d'être riche, le mieux serait de donner la possibilité à tous de s'enrichir et que le mérite l'emporte, comme dans le bon vieux rêve américain. Pour ça, il faut des outils disponibles à tous, par exemple une éducation supérieure accessible... Sans parler des autres «vérités» basées sur du vide, comme la confrontation de la multiplication de la richesse et de la division alors que l'argent n'est pas divisé, mais partagé. Il faudrait peut-être voir plus loin qu'un débat «gauchiste contre droitiste» de toute façon, qui favorise la confrontation, et regarder les arguments de tous et chacun. Il aurait été respectueux de citer votre source, Adrian Rogers, qui a écrit les cinq «vérités» dont vous vous servez.
Charles-Olivier Magnan, étudiant en sciences pures au collège St-Lawrence
Québec
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Saine gestion gauchiste...
La minorité bruyante et anarchique qui mine présentement notre sécurité devrait retenir les cinq vérités suivantes : vous ne pouvez pas demander aux moins bien nantis d'obtenir le succès en ordonnant à ceux qui en ont de ne plus en avoir; ce qu'une personne reçoit sans avoir à travailler est compensé par une autre qui n'en recevra pas la juste récompense; le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu'un sans l'avoir enlevé à quelqu'un d'autre auparavant; vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant; lorsque la moitié d'un peuple perçoit l'idée qu'il n'a pas à travailler parce que l'autre moitié va s'occuper d'elle et que cette dernière comprend que ça n'en vaut pas la peine, puisque quelqu'un d'autre récoltera ce qui est mérité, cela est le début de la fin de toute une nation.
Michel Noreau, Québec