Avant de participer à l'activité d'exposition de photos de Greenpeace sur Tchernobyl et Fukushima, je n'avais qu'une vague idée des risques et périls de l'industrie nucléaire, et la raison de mon ignorance est simple: les dirigeants de cette industrie nous cachent, pour des raisons commerciales, les dangers qui y sont rattachés.
Toutefois, en lisant la description des tableaux et en examinant les photos présentées, j'ai réalisé que l'industrie nucléaire ressemble à une mauvaise expérience scientifique qui a complètement dérapé et dont le résultat est la dévastation. La rétrospective photographique des victimes de Tchernobyl et de Fukushima que nous offre Greenpeace témoigne de l'incapacité de l'industrie à faire face aux accidents nucléaires. Elle démontre la difficulté pour l'être humain de se défendre devant la radioactivité artificielle produite par l'énergie nucléaire et ses déchets. Le rayonnement ionisant agit comme un poison pour notre corps. Il l'abîme et le détruit.
Comme celles de Tchernobyl en 1986, les victimes de Fukushima devront vivre avec le sentiment d'impuissance face à cette dégradation environnementale. Jamais je ne voudrais vivre dans un tel contexte et c'est pour cela qu'ici, au Québec, Gentilly-2 doit fermer.
Je suis d'avis que l'utilisation de l'énergie nucléaire est dépassée puisqu'il existe maintenant des mesures de remplacement, par exemple les énergies éolienne et solaire. Encore plus simples sont les mesures d'efficacité énergétique. Je suis scandalisé de voir que l'utilisation de cette source d'énergie fait encore le capital de multinationales comme SNC-Lavalin au Canada, AREVA en France, ou encore l'américaine Westinghouse et les complexes militaro-industriels, au détriment de l'être humain.
En fait, ma position, et celle de plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde, est de signifier que cette activité industrielle n'est pas juste à remettre en question, mais qu'elle doit cesser, dans les plus brefs délais.
Michel Martin, Québec