Pompeusement nommée Fresk

Ce n'est pas parce qu'on nie ou qu'on masque la pauvreté qu'elle disparaît. (123RF/Jordan McCullough)

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Ce n'est pas parce qu'on nie ou qu'on masque la pauvreté qu'elle disparaît.

Dans le Nouvo St-Roch, on lui enjoint de céder sa place aux apparences du plus artificieux des bien-être.

La promotion de la richesse et du capiteux exclusivisme que fait «l'oeuvre d'art» pompeusement nommée Fresk, n'est rien d'autre qu'un phare de provocation vaudevillesque alors que Saint-Roch demeure une fresque choquante du paupérisme institutionnalisé, ce ghetto du misérabilisme dont les ancrages sont profonds.

Ce sont des logements sociaux à prix abordable dont a un urgent besoin ce carrefour des abandonnés par les borgnes seigneurs qui occupent le Versailles du 2, rue des Jardins, alors que les délabrements du paupérisme et l'étalage de l'indigence, en Basse-Ville et ailleurs, échappent à leurs aveuglements et ignorances.

Gerry Pagé, Québec

***

Justin m'impressionne, je l'avoue!

D'entrée de jeu, je le confesse, je n'ai pas voté pour les libéraux. Mais j'avoue avoir un faible idéologique pour Justin Trudeau. Et je suis content que ce soit lui que les Canadiens aient désigné pour être le nouveau premier ministre de ce pays, nommé Canada. Heureux que Harper ait pris le champ. Monsieur pétrole était périmé.

Il y a quelque chose qui m'interpelle chez Justin. D'abord son discours de victoire empreint de compassion et d'humanisme, livré par coeur et sans faille m'a presque séduit. Ses fameux : «vous nous avez permis de gagner», «vous nous avez permis d'être à votre écoute» et on pouvait presque en déduire qu'il nous dirait : «vous m'avez permis de dire ce que je dis ce soir et d'être ce que je suis».

Il a passé un temps fou à remercier son entourage, ses collaborateurs, sa conjointe et même ses adversaires de la campagne. Il a ajouté : «Vous savez, les conservateurs ne sont pas nos ennemis.» Bref, un discours hautement rassembleur, à l'image du ton de sa campagne.

Ceux qui s'imaginaient que Justin était une copie conforme de son père, il faut oublier ça. Il est le contraire. Il n'est pas distant et froid comme pouvait l'être son père, il est plutôt chaleureux. Il n'est pas sarcastique comme son père, il est empreint de compassion. Justin va vers le monde, il ne le fuit pas comme avait tendance à le faire Trudeau père.

Voilà, on le devine, un homme d'équipe qui sera à l'écoute et qui travaillera avec le monde et non en s'en méfiant. Bien sûr, plus d'un voudra conclure que tout ce que dit et tout ce qu'avance Justin sont des voeux pieux et une fois au pouvoir il changera sa cassette. Mais laissons-le aller et donnons-lui la place qui doit lui revenir. On verra bien!

Une chose que je souhaite de la part de Justin Trudeau, c'est qu'il ne répète pas les gaffes de son père. Le rapatriement de la Constitution de 1982 est une tache dans notre histoire. Le Québec a été trahi et humilié.

Alors, Monsieur Justin, je vous demande d'être à l'écoute des revendications du Québec au cours de votre mandat et d'agir avec nous et non contre nous. Vous devez gros au Québec, ne l'oubliez pas.

Yvan Giguère, Saguenay

***

L'UPAC s'impatiente

Non, le gouvernement n'a pas à se mettre le nez dans les dossiers de l'UPAC, mais quand c'est l'UPAC qui s'impatiente, devant l'inaction de la Couronne dans des dossiers qui dorment, là, il s'agit d'un tout autre problème.

Quand c'est une façon de faire qui est dénoncée, le gouvernement ne peut pas se cacher en répondant qu'il ne peut pas aller mettre son nez dans les dossiers de l'UPAC, car il ne s'agit pas de dossiers particuliers, mais d'un vice de forme de toute la structure : le Directeur des poursuites criminelles et pénales dort-il? Le gouvernement libéral a-t-il avantage à le réveiller, a-t-il avantage à faire avancer une ou des enquêtes concernant le financement du Parti libéral? Cette situation heurte le sens commun. Du moins, cela a de quoi soulever la méfiance des citoyens, surtout lorsqu'on nous rapporte que l'UPAC s'impatiente.

Pourquoi ne pas modifier la structure de façon à ce que la Couronne ait des comptes à rendre à la population par le biais des élus et de l'opposition officielle? Oui, l'opposition officielle! Parce que ce ne pourrait être qu'elle qui réponde de façon crédible aux citoyens qui s'interrogent sur le possible conflit d'intérêts qui endort certains dossiers de l'UPAC.

Gisèle Filion, Montréal

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