Une «DPJ» des bâtiments patrimoniaux

Le sort de plusieurs bâtiments, dont l'église Saint-Coeur... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le sort de plusieurs bâtiments, dont l'église Saint-Coeur de Marie, sur la Grande- Allée, revient régulièrement dans l'actualité.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'administration Labeaume réclame au gouvernement provincial la possibilité d'agir comme une «DPJ des bâtiments patrimoniaux» pour contrer les propriétaires délinquants qui laissent dépérir leurs propriétés patrimoniales.

«C'est une espèce de DPJ des bâtiments qu'on propose au gouvernement», a illustré la conseillère responsable du patrimoine, Julie Lemieux, au conseil municipal de lundi soir. Cette proposition a été formulée dans le contexte de la loi sur le statut de capitale qui devrait être présentée sous peu.

«Ce qu'on a proposé est de pouvoir exproprier un propriétaire et de faire un appel de proposition à l'intention d'autres propriétaires qui veulent rénover dans le respect de son patrimoine», a poursuivi l'élue.

Dans ce contexte, la Ville n'effectuerait donc pas elle-même les travaux pour sauvegarder un bâtiment menacé, mais piloterait un «transfert» vers un propriétaire plus respectueux.

«On est conscients des enjeux et très confiants de pouvoir forcer les propriétaires délinquants. Les meilleurs juristes sont avec nous et la Ville de Montréal aussi. On partage exactement le même constat», a poursuivi la vice-présidente du comité exécutif. Mme Lemieux a consacré l'allocution d'ouverture du conseil municipal au patrimoine en l'absence du maire Régis Labeaume, actuellement en mission à San Francisco.

La question des pouvoirs détenus par la Ville pour forcer un propriétaire à entretenir son bâtiment revient régulièrement dans l'actualité. Il est question de la Maison Pollack, de l'église Saint-Coeur-de-Marie sur la Grande Allée, de la boucherie W.E. Bégin à l'abandon sur la rue Saint-Jean.

L'article 227 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme permet notamment à une municipalité de forcer un propriétaire à faire des rénovations, a convenu Mme Lemieux. Mais ces recours complexes et judiciarisés sont longs, peu efficaces et les amendes dérisoires, estime-t-elle. 

Un argument peu convaincant aux yeux de la conseillère de l'opposition Anne Guérette, particulièrement virulente lundi soir.

«La Ville a plusieurs recours judiciaires. Si on avait commencé à s'en servir dès 2007 ou 2008, on serait déjà avancés», a-t-elle dénoncé estimant que l'administration aurait pu citer ou acquérir des bâtiments. «Qu'on arrête de dire qu'on n'a pas de pouvoirs», a-t-elle tranché.

Consultation

Julie Lemieux a aussi profité du conseil municipal de lundi pour rappeler que la Ville de Québec, dont l'arrondissement historique du Vieux-Québec est classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985, sonde présentement la population dans le but d'élaborer sa «vision du patrimoine» pour les 10 prochaines années.

Un sondage de 12 questions est en ligne au goo.gl/nxu9H4. Les citoyens et les organismes ont aussi jusqu'au 30 juin pour soumettre un mémoire.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer