À la découverte du patrimoine d'aujourd'hui

La Maison Girardin se distingue par son architecture... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La Maison Girardin se distingue par son architecture d'esprit français.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Leurs jardins sont magnifiques. Leurs orientations suivent le fleuve ou le soleil. Leurs murs ont beaucoup de choses à raconter. Les maisons du patrimoine sont à nos portes, Le Soleil s'est permis d'y entrer.

Le réseau des Maisons du patrimoine de la ville de Québec est constitué de 11 bâtiments répartis dans 5 arrondissements.

À l'îlot des Palais, à la Maison Girardin et à la Maison des Jésuites de Sillery décrits dans ce reportage s'ajoutent le Centre d'interprétation historique de Sainte-Foy, la Maison Dorion-Coulombe (Limoilou), la Maison Éphraïm-Bédard (Charlesbourg), la Maison Hamel-Bruneau (Sillery), la Maison Léon-Provancher (Cap-Rouge), la Maison O'Neill (arrondissement des Rivières), le Moulin des Jésuites (Charlesbourg) et la Villa Bagatelle (Sillery).

Chaque lieu propose des concerts, des expositions et des activités estivales, dans des jardins joliment aménagés. C'est gratuit partout, sauf à l'îlot des Palais et au Moulin des Jésuites.

Les responsables vous invitent à mettre du patrimoine dans vos balades. Vous trouverez toutes les informations sur les horaires et les activités de ces maisons à : maisonsdupatrimoine.com

Marc-Étienne Boivin et Geneviève Bélanger, du duo Materia... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Marc-Étienne Boivin et Geneviève Bélanger, du duo Materia Prima, ont créé cette oeuvre d'aluminium, dont leur petit Thomas, sept mois, n'est pas encore en mesure d'apprécier l'originalité. 

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Tu m'as laissée danser seule, d'Andrée Bélanger... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.1

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Tu m'as laissée danser seule, d'Andrée Bélanger

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Maison Girardin

La première des trois maisons Girardin a été construite au début du XVIIIe siècle. Voilà pourquoi c'est si déstabilisant d'y croiser Geneviève Bélanger et Marc-Étienne Boivin, du duo Materia Prima, qui y présentent une oeuvre contemporaine en forme de boîte à sardines géante.

Les deux ébénistes participent à l'exposition Petit banquet entre voisins, qui «invite le visiteur à s'interroger sur ce qui distingue l'artisan d'art de l'artiste». Faite d'aluminium, leur boîte est à la fois amusante, réaliste et hors contexte en ce lieu historique, tout de bois, de pierre et de murs épais comme des dictionnaires.

L'ébéniste Gilbert Garcia et le potier Renaud Sauvé ont aménagé un espace qui recrée très proprement l'atelier d'un céramiste; l'ébéniste a construit le mobilier, simple et fonctionnel. Andrée Bélanger a sculpté dans le bois et le calcaire de Saint-Marc-des-Carrières une forme féminine torturée. Elle a donné à son oeuvre ce titre troublant : Tu m'as laissée danser seule.

Les artisans qui participent à l'exposition partagent le but ainsi résumé par les ébénistes de Materia Prima : redonner une âme, un caractère unique aux objets du quotidien, redonner au meuble cette capacité d'émouvoir, de surprendre, de déranger, bref lui rendre ce pouvoir artistique qu'il semble avoir parfois perdu au profit de la fabrication de masse.

Située dans le centre historique de Beauport, avenue Royale, la Maison Girardin se distingue par son architecture d'esprit français, reconnaissable à son toit aigu à deux versants droits, à ses murs percés d'ouvertures irrégulières, aux cheminées dans ses murs pignons et à ses fondations basses.

Une «surveillance archéologique» a permis de localiser sur son terrain des vestiges d'une grange-étable, d'un puits, d'un four à chaux, d'une citerne et d'une canalisation de ruisseau.

Trois maisons se sont succédé sur cet emplacement. La maison tire son nom du forgeron Girardin, qui y a exercé son métier à la fin du XVIIIe siècle.

L'avant de la Maison des Jésuites évoque une... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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L'avant de la Maison des Jésuites évoque une architecture à l'anglaise...  

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... alors que l'arrière est d'un style à... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.1

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... alors que l'arrière est d'un style à la française. 

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 Maison des Jésuites de Sillery

La toute première maison des Jésuites a été localisée en 1995 après un demi-siècle de fouilles archéologiques. Découverts sous le chemin du Foulon, dans Sillery, ses vestiges sont ceux d'un édifice construit en 1637. Chapeau aux passionnés qui remontent le temps et partagent le fruit de leurs recherches.

Mardi, quand Le Soleil a fait un saut à la Maison des Jésuites, plusieurs groupes d'enfants occupaient les salles sombres du rez-de-chaussée. Certains confectionnaient des masques amérindiens, alors que d'autres apprenaient la signification des motifs dont ils ornaient leur visage.

Noble mission que celle de cette maison du patrimoine qui, dans une exposition permanente, présente la grande période des voyages d'exploration, l'arrivée ici des missionnaires jésuites, les modes de vie des autochtones et les bouleversements de leur rencontre avec les Européens.

Restauré en 1986, le bâtiment à lui seul vaut le détour. Dans la brochure de la série Histoire de raconter, on peut lire : «Plutôt que de revenir à un état ancien hypothétique, les architectes de la restauration ont préféré retenir les éléments essentiels témoignant de l'évolution du bâtiment. Le carré de maçonnerie [...] a été consolidé et crépi comme à l'origine. Au sous-sol, les vestiges des constructions ont été conservés. On a remplacé les fenêtres récentes par un modèle à six carreaux courant dans la seconde moitié du XIXe siècle. Au rez-de-chaussée, les boiseries ont été restaurées et replacées. Les plafonds ont été refaits et enduits de plâtre [...].»

Son épais carré de maçonnerie crépie est posé directement sur le sol. Rehaussés par les Anglais entre 1840 et 1875, sa façade symétrique, son portail central et la régularité de ses ouvertures appartiennent au courant néoclassique. L'arrière, asymétrique, se réclame plutôt d'un style à la française.

Rien ne subsiste de la maison de 1637, sauf les fondations qui ne sont pas accessibles aux visiteurs. 

L'exposition Révélations se tient sous les voûtes centenaires... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

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L'exposition Révélations se tient sous les voûtes centenaires du Musée de l'îlot des Palais.  

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Îlot des Palais

Brasserie Jean-Talon, palais de l'intendant, magasins et prisons du roi, brasserie Boswell-Dow : l'îlot des Palais a eu de nombreuses vocations avant d'être démantelé, en 1966, et de se muer en une sorte de terrain vague au coeur de la basse ville de Québec. Rouvert l'an dernier, ce lieu a conservé ses voûtes du XVIIIe siècle et leur pénombre humide.

Le Carrefour international de théâtre a présenté dans la cour de l'îlot le tableau Les Palais de son dernier parcours déambulatoire. Une fois débarrassé de ce décor, le terrain gazonné enserré entre la côte de la Potasse, et les rues Vallière, des Prairies et Saint-

Nicolas, n'est pas particulièrement invitant. 

Mais dans le coin sud-ouest, il y a de l'activité : les étudiants du chantier-école en archéologie de l'Université Laval font des fouilles et analysent toutes les occupations du site, à partir de celle des Premières Nations. L'îlot des Palais a été le théâtre de l'occupation française au début de la colonie, de la Conquête britannique, puis de l'essor industriel de Québec au cours des trois derniers siècles. Une partie de l'histoire de la ville s'est jouée là, dont 125 ans de passé brassicole.

Les étudiants et leurs professeurs tiendront une journée porte ouverte, demain, entre 10h et 15h, au cours de laquelle ils livreront les résultats des fouilles de cette année. 

L'accès au musée de l'îlot des Palais sera gratuit à cette occasion. Les visiteurs y verront quelques-uns des 500 000 artefacts découverts pendant les fouilles qui se sont échelonnées sur 30 ans. Baptisée Révélations, l'exposition raconte l'histoire de ce haut lieu de la capitale, grâce à des tables intelligentes, ainsi qu'à des projections 2D et 3D. Ils mesureront aussi la beauté de ces voûtes de pierre magnifiquement restaurées dans lesquelles ont été intégrés des éléments design et technologiques modernes. 

La Maison Henry-Stuart est située à l'angle de ... (Photo fournie par Louise Mercier) - image 5.0

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La Maison Henry-Stuart est située à l'angle de  l'avenue Cartier et de la Grande Allée. Construite en 1849, elle peut être visitée tout l'été, du mardi au samedi entre 11h et 17h. 

Photo fournie par Louise Mercier

Maison Henry-Stuart

À l'angle de l'avenue Cartier et de la Grande Allée, la Maison Henry-Stuart exhibe année après année son jardin urbain à l'anglaise.

Ce cottage Regency demeure l'un des rares témoins d'un type d'architecture résidentielle rurale répandu à Québec au XIXe siècle. La demeure a été construite en 1849 pour la femme d'un riche marchand de bois, William Henry. Des notables ou des commerçants aisés y ont successivement habité.

La famille Stuart, dont Adèle est la dernière représentante, a entretenu la propriété avec un soin particulier jusqu'en 1987.

Action patrimoine, un organisme à but non lucratif, invite la population à plonger dans cette ambiance d'autrefois tout l'été, du mardi au samedi de 11h à 17h. La visite, au coût de 8 $ pour les adultes, se termine par le service du thé sur la terrasse.

Information : www.maisonhenrystuart.qc.ca

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