L'art populaire sous l'angle du collectionneur

Les pèlerins de l'île, d'Yves Robitaille... (Photo d'Arthur Plumpton)

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Les pèlerins de l'île, d'Yves Robitaille

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(Québec) Adrien Levasseur collectionne les oeuvres d'art populaire depuis 30 ans. «Mon plaisir, c'est de rencontrer mes "gosseux", d'entendre leurs histoires et de susciter une relève», a-t-il confié en marge du lancement du dernier tome de sa trilogie sur l'art populaire au Québec.

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ADRIEN LEVASSEUR. L'art populaire dans le paysage québécois, Les Éditions GID, 2015.

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La Maison de poupée, d'Alcide St-Germain 

Photo Musée canadien des civilisations, Artefacts

Son ouvrage, L'art populaire dans le paysage québécois, compte 358 pages, mais il lui en aurait fallu 400, 500, dit-il, pour rendre justice à ce domaine qu'il aborde sous l'angle d'un collectionneur «interpellé par la dimension ethnologique» de son sujet.

Le «paysage québécois» fait référence à tout ce qui fait partie de l'histoire de la province en images, explique-t-il. M. Levasseur présente ainsi des objets qui décorent nos parterres, des chemins de croix, des «boîtes à malle» et des cabanes à oiseaux. Il s'intéresse aussi aux accessoires de nos «chaumières» (courtepointes, jouets, crèches, etc.), ainsi qu'à la sculpture et à la peinture. «Il n'y a pas de redite par rapport à mes deux premiers volumes», assure-t-il.

Ce travailleur social à la retraite qui a célébré ses 74 ans le 22 avril, jour du lancement, convient qu'il «faut être un peu fou» pour accumuler des milliers de sculptures et rester continuellement à l'affût de nouveaux créateurs. 

«Belle relève»

Il constate avec joie qu'il y a une «belle relève au Québec», une transmission de génération en génération et une évolution dans le travail de l'artisan. Dans le passé, les «gosseux» utilisaient les matériaux qu'ils avaient sous la main. Aujourd'hui, observe-t-il, ils ont conscience de l'importance de la récupération dans leur démarche.

Ils cultivent aussi un bel esprit régional. Alain Landry, un gars de la Côte-Nord, utilise des os de lièvre dans ses sculptures. Normand Chevarie, des Îles de la Madeleine, intègre des carcasses de homard à ses créations. «Il faut les encourager», fait valoir Adrien Levasseur.

Seize «gosseux» des quatre coins de la province présenteront plus de 350 de leurs créations au Domaine de Maizerets, à Québec, les 16 et 17 mai, à compter de 10h, à l'occasion d'une expo-vente. Adrien Levassseur sera aussi présent.

***

ADRIEN LEVASSEUR. L'art populaire dans le paysage québécois, Les Éditions GID, 2015.

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