La Maison Déry fait peau neuve

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Construction rectangulaire d'un étage et demi faite de bois, la Maison Déry possède un toit à deux versants percé d'une imposante lucarne centrale d'inspiration néoclassique et prolongé en façade par un larmier retroussé protégeant une galerie.

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Johanne Martin

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(Pont-Rouge) Une exposition révélait déjà ses secrets, une cure de rajeunissement en révèle maintenant la beauté. Pour assurer la pérennité de la Maison Déry, en sécuriser l'accès et rendre son environnement plus invitant, d'importants travaux de restauration et d'aménagement viennent d'y être achevés.

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À Pont-Rouge, le site patrimonial de pêche Déry a récemment fait l'objet d'importants travaux de restauration et d'aménagement. Sur la photo : le président de la CLHPR, Marcellin Simard, entouré de l'architecte Michel Boudreau et de l'architecte-paysagiste Chantal Prud'Homme.

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À Pont-Rouge, le site patrimonial de pêche Déry est considéré comme un véritable joyau. Associée au premier pont à péage de la province, la maison qui l'occupe, deux fois centenaire, prend place dans un paysage qui fut jadis une destination prisée pour la pêche sportive et un lieu de création fréquenté par plusieurs artistes célèbres.

Classé et protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, l'endroit se présente aujourd'hui sous la forme d'un centre d'interprétation historique et naturel. Après trois ans de travaux, la Corporation des lieux historiques de Pont-Rouge (CLHPR), chargée de le mettre en valeur, souhaite y attirer davantage de résidents et de visiteurs.

«Avec un bâtiment rafraîchi et mis à jour, nous pourrons augmenter l'achalandage à la Maison Déry en actualisant nos expositions», exprime le président de la CLHPR, Marcellin Simard, qui rappelle que près de 200 000 $ ont été investis dans la réfection des parements muraux et de la toiture, de même que dans l'aménagement extérieur.

Pour l'architecte paysagiste Chantal Prud'Homme, le défi a d'abord et avant tout consisté à respecter l'esprit du lieu. Son mandat visait à intégrer une placette d'interprétation et d'accueil, à repositionner le stationnement, à sécuriser le passage des piétons dans la traversée du chemin du Roy et à prévoir l'aménagement des espaces.

«Pour intervenir sur un site historique, il faut prêter attention à la lecture de l'ensemble, à la compréhension des traces des anciennes occupations et à l'insertion des nouveaux éléments en harmonie avec le caractère historique des lieux», commente l'architecte à propos du travail qu'elle a effectué.

La localisation de la placette et de la traverse a permis de dégager et de verdir la devanture de la maison selon l'époque liée aux quatre générations de Déry qui, entre 1816 et 1936, se sont succédé à la barre du poste de perception. Très large, le passage piétonnier se déploie pour favoriser la mise en scène du bâtiment.  

Un architecte aux petits soins

S'il fallait de toute évidence agir pour éloigner les véhicules de la galerie tout en préservant l'accès au pont, la résidence elle-même, représentative de l'habitation rurale du XIXe siècle, a profité des soins apportés par l'architecte Michel Boudreau. L'homme indique d'entrée de jeu qu'il s'est employé à «marier» les techniques d'autrefois aux matériaux d'aujourd'hui.

«J'ai fait carrière dans la restauration de lieux historiques. Il y a des projets dans notre vie qui nous marquent... En restauration, on ne veut pas laisser notre marque. Dans les tâches que j'ai à accomplir, je m'inspire toujours des traces qui sont laissées sur place par le passé», communique le passionné de patrimoine.

M. Boudreau, qui détaille la technique et les pièces utilisées pour réaliser la couverture de cèdre, insiste sur un point : «La pose des bardeaux, ça s'est perdu au Québec.» Les travaux lui ont par ailleurs réservé des surprises. L'amorce d'une chambre cabane dont il a déduit la présence en raison d'un morceau de tapisserie découvert sur un mur en fut une...

Un pont, un péager, une histoire

Pour franchir la rivière Jacques-Cartier, laquelle traverse le chemin du Roy, il a un jour fallu se résoudre à ériger un pont là où les rives étaient les plus rapprochées, soit à l'intérieur des terres entre Donnacona et Cap-Santé. À plusieurs reprises, l'impétuosité du cours d'eau à l'endroit choisi a cependant entraîné sa destruction. Une infrastructure plus solide devait donc être bâtie. Pour en absorber les coûts, un péage a été imposé et avec celui-ci venait l'établissement d'un péager. L'histoire de la famille Déry est aujourd'hui racontée à travers une exposition interactive qui permet aussi de découvrir les multiples vocations du lieu. Un site archéologique inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé à l'emplacement et on y offre même, en période estivale, un camp spécialisé en archéologie destiné aux jeunes. Pendant la belle saison, des promenades nocturnes intégrant des contes et légendes y sont également organisées.

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