Les maisons en «croûtes» des soeurs Gibert

Une des maisons Les Croûtes, avec sa cheminée... (Le Soleil, Alexandra Perron)

Agrandir

Une des maisons Les Croûtes, avec sa cheminée en pierres des champs érigée de façon informelle.

Le Soleil, Alexandra Perron

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Elles attirent des regards curieux sur le chemin des Falaises. Les gens du coin les appellent «Les Croûtes». Godelieve De Koninck les protège depuis 37 ans, tentant de conserver leur cachet particulier.

Ces maisons recouvertes des croûtes de conifères de... (Le Soleil, Alexandra Perron) - image 1.0

Agrandir

Ces maisons recouvertes des croûtes de conifères de la région s'harmonisent avec la nature environnante.

Le Soleil, Alexandra Perron

Dans la Revue d'histoire de Charlevoix de septembre 2010, elle raconte comment elle s'est entichée de ces deux maisons recouvertes d'écorce de bois, dont elle est propriétaire avec ses enfants.

Ces villas ont appartenu à deux soeurs américaines, Gertrude et Eugénie Gibert, de New York. Une passerelle entre les deux leur permettait de se visiter sans se faire mouiller les jours de pluie.

Autrement, elles étaient de grandes jardinières. Une pièce annexée à la cuisine était même réservée à la préparation de bouquets de fleurs pour garnir les maisons.

Pour expliquer le choix du recouvrement, des croûtes de conifères de la région, Mme De Koninck cite le livre Deux cents ans de villégiature dans Charlevoix : «L'usage des matériaux utilisés pour construire ces maisons, bruts, sans décoration, correspond au romantisme honnête des années 1920.

[...] Ce retour aux sources du primitivisme nord-américain est l'expression d'une idée toute simple : se rapprocher de la nature qui régénère le citadin fatigué.»

D'où cette allure de camp de bois rond. Les cheminées en pierres des champs témoignent des nombreux foyers qui donnent par ailleurs beaucoup de confort à l'intérieur.

À Suivre sur Historia

Aujourd'hui même, Historia tourne un reportage sur «Les Croûtes» en présence de Mme De Koninck. À surveiller à partir de janvier prochain.

Gualbert Tremblay rénove depuis 50 ans sa demeure... (Le Soleil, Alexandra Perron) - image 2.0

Agrandir

Gualbert Tremblay rénove depuis 50 ans sa demeure appelée Mille Roches. Elle a été construite en 1873 par William Hume Blake, d'origine irlandaise.

Le Soleil, Alexandra Perron

Ça prend de l'amour...

Selon l'historien Serge Gauthier, «ça prend quelqu'un qui a de l'amour» pour prendre soin de ces belles maisons estivales. «Elles signifient tellement pour l'histoire de La Malbaie.»

Du temps et de l'amour, c'est ce qui semble animer Gualbert Tremblay, 78 ans. Il a acheté la maison appelée Mille Roches il y a 50 ans. Cette grande résidence a été construite en 1873 pour William Hume Blake, un politicien ontarien d'origine irlandaise.

Lors de notre passage, M. Tremblay s'affairait à repeindre une porte. «Depuis que je suis à la retraite, je travaille dessus tout le temps. Je fais un mur par année. Pour les châssis, on me chargeait 50 000 $. Alors, je les refais moi-même. J'ai remplacé les morceaux, je remets des chevilles en bois. Il faut être patient.»

Où a-t-il pris son talent manuel? «J'ai été élevé sur une ferme. Il fallait faire de tout», répond celui qui a été arpenteur géomètre.

À l'intérieur, rien n'a été changé. «On a juste repeint, c'était trop ennuyeux sur le bois naturel.» Sa maison a trois étages. «C'est tout en pin de Colombie. Refaire ça, c'est impensable», dit-il en caressant les lattes des doigts.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer