Les rapaces, oiseaux de ville?

Voici un faucon pèlerin attablé au 10e étage... (Photo Joanne Robitaille)

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Voici un faucon pèlerin attablé au 10e étage d'un immeuble de logements près des plaines d'Aabraham. Au menu : pigeon cru...

Photo Joanne Robitaille

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Jacques Samson, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Petite nyctale, faucon pèlerin, faucon émerillon, épervier de Cooper, chouette, grand duc, rapace diurne ou nocturne sont-ils aussi des oiseaux de ville?

La question m'est souvent posée, des gens s'étonnent de voir près de leur demeure ces oiseaux de proie. On croit qu'ils vivent uniquement dans les forêts, loin de toute habitation. Pourtant, tous ces oiseaux sont présents au coeur de nos villes. Ils sont là où la nourriture est disponible et ils ne font pas la différence entre ville et forêt. Si le garde-manger est bon, ils s'établiront à proximité, c'est une question de survie.

Comment trouvent-ils leur pitance en ville

Mais comment trouvent-ils leur pitance en plein coeur de la civilisation? Vous savez, en ville, bien qu'on ne s'en rende pas toujours compte, il y a une nourriture diversifiée qui intéresse les oiseaux de proie. Partout, il y a des écureuils, des souris, des pigeons et un nombre incroyable de mangeoires qui attirent des petits oiseaux qui deviennent une proie facile pour ces grands rapaces.

Je vous donne quelques exemples qui démontrent clairement la présence des oiseaux de proie dans une ville comme Québec. Sachez que les mêmes phénomènes se reproduisent dans toutes les villes, grandes ou petites, loin ou près des grandes forêts.

Une amie, Francine, qui habite Limoilou, a observé tout un hiver dans un arbre sur son terrain un grand duc au regard glacial. Elle le voyait tous les jours au repos dans un arbre. Elle ne demeure pas très loin de l'autoroute Laurentienne, qui est bordée de champs qui doivent regorger de petites souris ou de petits mulots, un véritable festin pour monsieur le duc.

Il y a quelques semaines, je vous parlais d'un faucon pèlerin perché sur le rebord d'une fenêtre au 20e étage du 800, place D'Youville. Il s'est laissé admirer durant près d'une heure. Cet oiseau qui est observé régulièrement dans ce coin de la capitale logerait quelque part sur le toit de l'édifice Delta.

Cette petite nyctale s'est longuement reposée en plein... (Photo Pierre Bergeron) - image 2.0

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Cette petite nyctale s'est longuement reposée en plein après-midi sur une clôture à deux rues de l'avenue Maguire.

Photo Pierre Bergeron

Cette semaine, Joanne Robitaille, qui habite au 10e étage d'un immeuble de logements près des plaines d'Abraham, a eu la surprise de sa vie en voyant un faucon pèlerin en train de manger un pigeon sur son balcon. Il a passé 30 minutes à dépecer sa proie et s'est laissé allègrement photographier. Il se peut que ce faucon soit le même que celui de la place D'Youville. Le secteur des Plaines fait sans doute partie de son territoire.

Quelque part près de l'avenue Maguire, une petite nyctale a passé un long moment sur la clôture de la propriété de Pierre Bergeron. Elle était probablement là pour se reposer avant de reprendre sa chasse nocturne en quête d'un bon repas.

Alors, vous voyez, les exemples ne manquent pas. Les rapaces sont très présents même au beau milieu d'une grande ville. Ça prouve au moins une chose : on n'a pas besoin d'aller au bout du monde pour admirer de beaux oiseaux, il y en a souvent dans notre cour.

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