Crécerelle d'Amérique: opération baguage

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Pendant que Marie-Claude Martin pose la bague à... (Photothèque Le Soleil)

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Pendant que Marie-Claude Martin pose la bague à la patte gauche de l'oiseau, Jean-Rémi la maintient fermement dans sa main.

Photothèque Le Soleil

Jacques Samson, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Au mur arrière d'une grange de Saint-Gilles - petite municipalité de la Rive-Sud tout près de Québec -, un nichoir à crécerelle d'Amérique. La petite équipe que j'accompagne - trois étudiants et une technicienne de l'Université Laval - est très fébrile. Lors de sa dernière vérification de ce nichoir quelques jours auparavant, quatre petits se trouvaient à l'intérieur. Ce jour-là, c'était l'opération baguage.

Cette bague en métal porte le numéro d'identification... (Collaboration spéciale Jacques Samson) - image 1.0

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Cette bague en métal porte le numéro d'identification de la crécerelle. On lui en posera une deuxième, celle-ci en plastique rouge, pour identifier son année de naissance.

Collaboration spéciale Jacques Samson

Pendant que Jean-Rémi Julien grimpe à une échelle pour atteindre le nid, Maël Le Corre tend un filet fixé au bout d'un bâton pour bloquer la sortie. Caroline Mercier, appareil photo en main, surveille la scène, tout comme moi. Marie-Claude Martin, technicienne en travaux d'enseignement et de recherche au Département de biologie de l'Université Laval, complète l'équipe.

Avec un peu de mal, Jean-Rémi ouvre enfin la porte latérale du nichoir, entre sa main gantée à l'intérieur et, surprise, un seul petit s'y trouve. Petite déception, mais au moins, un des rejetons sera bagué.

Ces trois biologistes appartiennent au Chapitre étudiant de la Wildlife Society de l'Université Laval. L'association existe à Québec depuis 2009; c'est la seule dans la province et la première francophone. Ailleurs, cet organisme est très répandu.

Le but de la Wildlife Society est de faire la promotion de la biologie et de la conservation en général. Ce qu'on recherche, c'est de partager la science avec le monde en général. N'importe quel étudiant qui a un sujet d'intérêt peut faire partie de l'organisation et il peut le développer.

Le trio que j'accompagnais récemment s'intéresse à la crécerelle d'Amérique, ce petit rapace qu'on peut observer dans notre entourage. Il a installé 72 nichoirs sur un territoire partagé entre la Rive-Sud et la Rive-Nord. Il y en a à Neuville, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, à Saint-Raymond, à l'île d'Orléans, à Saint-Gilles, à Saint-Nicolas et à Laurier-Station.

L'an passé, ils ont bagué quatre rejetons et cette année, un seul.

Le travail de ces étudiants consiste en beaucoup de bénévolat, et leurs activités se poursuivent toute l'année, même en dehors de la saison de nidification. Durant l'hiver, on fait le tour des nichoirs, on les nettoie et on les répare si nécessaire.

Le groupe est prêt à donner des nichoirs s'il y a des gens qui s'intéressent à leur projet. On peut en savoir plus en se rendant sur leur site Internet au www.wildlife.asso.ulaval.ca. Il n'est pas très développé pour le moment, mais vous trouverez les coordonnées du groupe et quelques indications sur son travail.

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