On estime que 80 % de la population de cette espèce niche ici, au Canada, et Études d'oiseaux Canada (EOC), à travers son programme d'Inventaire canadien des plongeons huards (ICPH), supervise ce vaste programme qui vise la protection de l'espèce et la sauvegarde des plans d'eau qu'elle fréquente.
Actuellement, EOC étudie les données recueillies depuis le début du programme, et un rapport sera présenté dans quelques mois. Plus de 4500 lacs ont fait l'objet de surveillance au moins en une occasion et plus de 500 ont été surveillés tous les ans entre 1981 et 2011. On a ainsi obtenu des renseignements sur 19 000 tentatives de reproduction chez les couples, ce qui indique aux scientifiques quelles sont les tendances quant au nombre d'oisillons produits au fil du temps.
L'étude concernant les huards est très importante: la reproduction de cet oiseau est liée directement à la qualité de l'eau des lacs qu'il fréquente.
Recrutement
Il y a bel et bien 600 bénévoles qui se dévouent à la tâche, mais il y a encore quantité de lacs qui ne font pas l'objet de surveillance. Si vous avez envie de faire partie de cette aventure, la procédure à suivre est simple.
Pour vous joindre à l'équipe de bénévoles, allez au http://goo.gl/NGtI2 afin de choisir un lac où vous vous rendez régulièrement, puis inscrivez-vous à titre de membre participant à l'ICPH au http://www.birdscanada.org/shopping/shop.jsp? lang=fr. Pour en savoir plus, communiquez avec Kathy Jones par courriel à volunteer@oiseauxcanada.org ou en composant le 1 888 448-2473 (poste 124), ou encore consultez le site http://www.oiseauxcanada.org/volunteer/clls/index.jsp?lang=FR.
Juste pour vous faire rêver au plongeon huard et rappeler à ceux qui fréquentent les lacs du Québec son grand cri qui vous glace le sang dans les veines au petit matin, je vous montre cette magnifique photo réalisée par Daniel Dupont, photographe professionnel et auteur de plusieurs livres sur les oiseaux et sur la façon de les photographier.
Sphinx colibri
Quand on l'aperçoit, tout de suite on pense que c'est un colibri, mais quand on y regarde de plus près, il n'y a pas de doute, ça n'en est pas un. Mais qu'est-ce que c'est? C'est un papillon de grande taille et il ressemble à s'y méprendre à un colibri.
D'ailleurs, c'est à cette ressemblance qu'il soit son nom de sphinx colibri.
Au cours des deux dernières semaines, j'ai reçu des photos de ce papillon géant. La première a été prise à Saint-Gédéon-de-Beauce et l'autre dans le parc de la Gaspésie (photo), à 533 mètres d'altitude.