Grand dénombrement des oiseaux de février: un record de tous les temps

Les tourterelles tristes font toujours partie des oiseaux... (Photo collaboration spéciale Jacques Samson)

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Les tourterelles tristes font toujours partie des oiseaux qu'on observe en plus grand nombre durant les recensements.

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Jacques Samson, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) C'est un record de tous les temps qu'ont battu cette année les milliers d'observateurs d'oiseaux du Canada et des États-Unis à l'occasion du 15e Grand dénombrement d'oiseaux de février (GDOF). L'évènement a eu lieu du 17 au 20 du mois dernier.

Les pics, qu'ils soient mineurs ou chevelus, sont... (Photo collaboration spéciale Jacques Samson) - image 1.0

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Les pics, qu'ils soient mineurs ou chevelus, sont eux aussi fréquemment observés.

Photo collaboration spéciale Jacques Samson

En quatre jours seulement, les participants ont soumis 104 000 for-mulaires d'observation et ils ont recensé le magnifique total de 17,3 millions d'oiseaux appartenant à 618 espèces. Seulement pour le nombre de formulaires soumis, des records ont été battus dans 23 États américains et dans six provinces canadiennes.

Ce rendez-vous annuel permet aux ornithologues et aux miroiseurs de prendre du bon temps sur le terrain, mais il est une source de renseignements phénoménaux pour les scientifiques qui mesurent les changements chez les populations aviaires dans toute l'Amérique du Nord.

Parmi les plus grands phénomènes, cette année, on signale l'arrivée continue de harfangs des neiges dans les régions du Sud. Ils se sont dispersés dans des régions aussi éloignées de leur Arctique natale que les Kansas et dans le Nord-Ouest du Pacifique du côté des États-Unis. Du côté de la frontière canadienne, quatre fois plus de harfangs que l'an dernier ont été observés.

Dans certaines régions du continent, le temps chaud a fait en sorte qu'il y a eu peu de neige et que les étangs n'ont pas gelé. Dans leur rapport, les organisateurs de cet évènement signalent que bon nombre d'oiseaux aquatiques n'ont pas migré ou sont rentrés prématurément dans leur habitat estival. Dans un hiver normal, ils ont migré ou seraient encore dans leurs quartiers d'hiver, ne pouvant profiter des étangs encore gelés.

Parmi les espèces concernées, il y avait le colvert, le fuligule à collier, le harle couronné, le grèbe à bec bigarré et le martin-pêcheur d'Amérique.

Grandes oies des neiges

De notre côté de la frontière, le fuligule à dos blanc, le fuligule à tête rouge et la grue du Canada ont été répertoriés en hausse considérable.

Le rapport du Grand dénombrement classé parmi les évènements les plus spectaculaires de cette année et aussi des années passées a été le déplacement massif des voiliers de grandes oies des neiges. Ça a été remarquable et atteint des valeurs sans précédent dans les États de New York, de la Pennsylvanie et du Missouri. Le recensement qu'on considère comme le plus impressionnant, c'est celui fait au Squaw Creek National Wildlife Refuge dans le nord-est du Missouri. En deux dénombrements, on a observé deux millions d'oies des neiges.

Hirondelles bicolores

Un autre phénomène impressionnant, c'est l'observation d'un million d'hirondelles bicolores dans le ciel de Ruskin, en Floride. C'est la première fois que cette espèce se glisse parmi les 10 plus nombreuses espèces du Grand dénombrement.

L'observation de corneilles d'Amérique est montée d'un cran dans le palmarès de 10, elle qui, à la suite de la présence du virus du Nil occidental, avait tendance à régresser. Le prochain GDOF aura lieu du 15 au 18 février 2013.

Pour en savoir plus sur le Grand dénombrement, voici quelques adresses Internet

Le site Web du GDOF

www.birdsource.org/gbbc/canada-1/canada-francais/view?set_language=fr

La société Audubon

www.audubon.org

Le Cornell Lab of Ornithology

www.birds.cornell.edu

Études d'Oiseaux Canada

www.oiseauxcanada.org/index.jsp?lang=FR&targetpg=index

Wild Birds Unlimited

www.wbu.com

»» VOTRE SOUTIEN

Si vous avez envie de soutenir financièrement notre équipe ou toute autre équipe, pour le Grand défi du Regroupement QuébecOiseaux, il y a plusieurs façons de le faire. Vous pouvez envoyer directement un chèque au Regroupement QuébecOiseaux, 4545, avenue Pierre-de-Coubertin, succursale M, Montréal, Québec, H1V 3R2. Vous faites le chèque au nom du Regroupement, en n'oubliant pas de préciser que c'est pour l'équipe Geneviève Perreault, Marie-Claude Martin, François Rousseu et Jacques Samson.

Vous pouvez aussi passer par le site du Regroupement en vous rendant à http://bit.ly/AshHcg. En milieu de page, sous le titre Un appui à la protection des oiseaux du Québec, cliquez sur les derniers mots du paragraphe «appuyant une des équipes», et ça vous amène au site de contribution.

Là, vous suivez la procédure. Vous indiquez le montant sans virgule et sans le signe de dollar. Pour 200 $, vous n'écrivez que «200».

On vous propose un paiement par PayPal, par carte de crédit ou par chèque. Vous choisissez votre équipe dans la liste proposée et le tour est joué. On vous propose aussi de payer par chèque, ce qui vous amène à la procédure que j'expliquais précédemment. Vous recevrez immédiatement par courriel confirmation de votre don.

Pour l'équilibre de la nature

On propose aussi le choix de commandite pour les entreprises. Nous n'espérons qu'une chose, c'est que vous nous inondiez de dons. La cause est noble, les oiseaux sont importants dans l'équilibre de la nature.

On vous attend les 11 et 12 mai entre 18h et 18h à la halte routière de Saint-Vallier, sur la route 132.

Une paruline à croupion jaune à Saint-Pacôme en... (Photo André Lavoie) - image 2.0

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Une paruline à croupion jaune à Saint-Pacôme en plein mois de mars, ce n'est pas très fréquent.

Photo André Lavoie

Une arrivée hâtive

Dans un courriel daté du 20 mars, André Lavoie de Saint-Pacôme signale qu'il voit dans ses mangeoires, depuis quelques jours, une paruline à croupion jaune. De toute sa vie, M. Lavoie n'a jamais observé de parulines en plein mois de mars. Généralement, elles apparaissent à ses mangeoires seulement au début de l'été.

C'est tôt, cette arrivée, mais pas surprenant. Avec un mercure qui dépasse les 20 ?C en plein mois de mars, tout peut se produire.

Moi qui habite l'anse Mercier à Saint-Michel-de-Bellechasse depuis maintenant une douzaine d'années, j'ai remarqué que les oies arrivaient de façon différente. Généralement, elles se présentent en petit troupeau d'une centaine à la fois et, graduellement, le nombre augmente tous les jours.

Cette année, ce sont des milliers qui se sont posées tout d'un coup. Un autre signe du réchauffement climatique?

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