Un solitaire à Charlesbourg

Cette photo nous montre le solitaire de Townsend... (Pierre Larouche)

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Cette photo nous montre le solitaire de Townsend de profil, ce qui nous permet de bien reconnaître toutes ses caractéristiques.

Pierre Larouche

Jacques Samson, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) On ne peut pas dire que le solitaire de Townsend est un oiseau qui envahit nos régions. Il se fait plutôt discret, nous faisant bénéficier de sa présence occasionnellement. On parle tout au plus d'une centaine de mentions au Québec depuis 1967.

Cet hiver, jusqu'à tout récemment, un solitaire était observé régulièrement sur l'avenue Marquis, dans la partie est de l'arrondissement Charlesbourg. J'ai reçu quelques courriels sur le sujet et surtout d'excellentes photos. Aujourd'hui, je vous présente celles de Pierre Larouche, un photographe aguerri qui se passionne pour la photo d'oiseaux. Les photos ont été prises le 27 février. Pour ceux que les détails intéressent, le photographe a travaillé avec un appareil Canon EOS 7D muni d'un objectif Canon EF 400 mm F/5,6 L. La sensibilité ISO était à 400.

L'habitat normal de cet oiseau est nettement plus à l'ouest et quand il déborde vers l'est, ça se fait beaucoup plus au sud. C'est un oiseau de couleur grise et une partie de ses ailes est chamois. Il a une longue queue, un bec noir et un cercle oculaire blanc.

Il fait 22 cm de longueur et son envergure d'ailes est autour de 37 cm. Il ne pèse pas plus de 34 gr.

À son menu, on retrouve des insectes et des petits fruits et c'est grâce à ces derniers qu'il peut survivre chez nous en hiver. Tous ces petits fruits gelés sur les arbres lui offrent de véritables festins. On l'observera plusieurs jours dans un même secteur, mais dès que son garde-manger est vide, il change de territoire.

Enfin, disons que c'est un oiseau qui niche au sol et qui pond de trois à cinq oeufs. C'est la femelle qui les couve seule une douzaine de jours. Les petits demeurent au nid une douzaine de jours après l'éclosion des oeufs et ensuite prennent leur envol.

RETOUR À LA LIBERTÉ

Un aigle royal qui avait subi des blessures quand il avait été heurté par une auto en novembre 2011 à Lebel-sur-Quévillon vient tout juste d'être relâché dans la nature dans le coin de pays qu'il l'a vu naître.

C'est encore un exemple de l'excellent travail que l'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) fait auprès des rapaces dans l'immense territoire du Québec.

L'oiseau, âgé de deux ans, avait été découvert victime d'une fracture au fémur de la patte gauche. Ceux qui l'ont trouvé l'ont déclaré aux autorités - ce sont des oiseaux à déclaration obligatoire au sens de la loi - et il a été récupéré par les agents de la Faune qui l'ont ensuite confié au personnel du Refuge Pageau d'Amos. Là, il a reçu les premiers soins. On l'a ensuite transféré à la Clinique des oiseaux de proie de Saint-Hyacinthe qui fait partie de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

Sept semaines de convalescence

À cet hôpital spécialisé, on a pratiqué une chirurgie orthopédique pour remettre son fémur en place. Après une convalescence de sept semaines, l'aigle a été transféré dans la grande volière d'entraînement de l'UQROP sur le site de Chouette à voir! à Saint-Jude.

Avant d'être relâché, l'oiseau a été bagué. Ainsi, dans les jours et les mois qui suivront, s'il est observé et qu'on peut lire sa bague, on pourra communiquer son observation au 1 800 327-2263 ou en se rendant sur le site de l'UQROP (www.uqrop.qc.ca).

Il y a beaucoup de personnes d'impliquées dans le sauvetage de ce jeune aigle royal. La chaîne est longue, mais je pense qu'il vaut la peine de la remonter au complet. Ça commence par les gens qui ont trouvé l'oiseau et qui l'ont signalé et ça se poursuit par l'intervention des agents de la Faune, le Refuge Pageau d'Amos, la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, l'UQROP et, enfin, Pascan Aviation qui a assuré le transport gratuit de l'oiseau et des deux spécialistes qui l'accompagnaient. Le vol s'est effectué de Saint-Hubert à Amos.

Cet oiseau méritait-il autant d'attention? Oh que oui! L'aigle royal est une espèce vulnérable et il faut à tout prix la protéger. Vous savez, les oiseaux jouent un rôle important dans l'équilibre de la nature.

«M. Moineau»

Robert Morin, qui se laisse appeler gentiment «M. Moineau», est reconnu dans le milieu ornithologique comme un excellent vulgarisateur. C'est sans doute pour cette raison que le Réseau des bibliothèques de la Ville de Québec a retenu ses services à l'occasion d'un évènement qui est déjà commencé et qui se terminera le 15 mai, baptisé Les bibliothèques aux petits oiseaux. C'est gratuit, mais il faut réserver soit par téléphone ou directement sur place. Deux grands thèmes seront abordés dans des exposés de 90 minutes : Faites de votre cour un garde-manger pour les oiseaux et Le colibri, ce joyau dans nos jardins. Toutes les conférences ont lieu à 19h. Pour en savoir plus : www.bibliothequesdequebec.qc.ca

Les conférences de M. Moineau

»» FAITES DE VOTRE COUR UN GARDE-MANGER POUR LES OISEAUX

Félix-Leclerc

27 mars, 418 641-6435

Étienne-Parent

18 avril, 418 641-6110

Monique-Corriveau

23 avril, 418 641-6277

Chrystine-Brouillette

2 mai, 418 641-6120

Romain-Langlois

7 mai, 418 641-6796

Lebourgneuf

9 mai, 418 641-6264

Gabrielle-Roy

15 mai, 418 641-6789

»» LE COLIBRI, CE JOYAU DANS NOS JARDINS

Charlesbourg

11 avril, 418 641-6287

Le Tournesol

25 avril, 418 641-6121

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