25 chandelles pour l'UQROP

Un faucon pèlerin femelle qui est gardé en... (Collaboration spéciale, Jacques Samson)

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Un faucon pèlerin femelle qui est gardé en captivité à l'UQROP.

Collaboration spéciale, Jacques Samson

Jacques Samson, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Si on avait dit au Dr Guy Fitzgerald en 1987, lors de la fondation de l'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP), que cet organisme prendrait autant d'ampleur, sans doute aurait-il été sceptique. C'est du moins ce qu'il sous-entendait récemment à Saint-Hyacinthe au cours d'une conférence de presse pour lancer les festivités du 25e anniversaire de l'UQROP.

Aujourd'hui, l'UQROP se classe parmi les cinq plus importants centres de réhabilitation en Amérique du Nord, ce n'est donc pas peu dire. Sa vocation est toujours la même depuis ses débuts et se retrouve dans deux mandats distincts : réhabiliter les oiseaux de proie blessés et sensibiliser la population sur différents thèmes touchant les oiseaux de proie et leurs habitats. On parle ici de biologie, de problématiques de conservation, de pollution, enlèvement et de destruction des habitats.

L'UQROP est intimement liée à la Clinique des oiseaux de proie de Saint-Hyacinthe et à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Bon an, mal an, l'organisme recueille 350 oiseaux de proie qui appartiennent aux 27 espèces qu'on retrouve au Québec.

En plus de traiter les oiseaux blessés et, dans la mesure du possible, de les remettre dans la nature, l'UQROP possède aussi un important centre d'interprétation à Saint-Jude, tout près de Saint-Hyacinthe. Chouette à voir!, comme on l'a baptisé, donne l'occasion aux gens de voir de près des rapaces qu'on garde en captivité parce qu'ils ne pourraient plus survivre dans la nature, soit à cause d'un handicap sérieux ou d'une imprégnation à l'être humain.

Le site de l'UQROP à Saint-Jude occupe aujourd'hui 21 hectares. Il est ouvert du 23 juin au 26 août, du mercredi au dimanche et toutes les fins de semaine du mois de septembre. Si on veut en savoir plus sur la façon de s'y rendre, les coûts d'entrée, les activités proposées, on s'informe sur le site Internet www.uqrop.qc.ca.

La Clinique des oiseaux de proie de Saint-Hyacinthe, dirigée par le Dr Guy Fitzgerald, qui est un lieu d'enseignement de la médecine vétérinaire très particulier, accueille des centaines d'étudiants chaque année qui sont ainsi en contact direct avec des oiseaux de proie blessés.

L'UQROP bénéficie de cette association avec la Clinique, et la Clinique profite du soutien de l'organisme qui gère le réseau provincial d'intervenants, le transport des oiseaux, l'achat de nourriture pour les rapaces blessés.

On estime à 350 $ les coûts des traitements pour chaque pensionnaire qu'on accueille, et sachez que ces pensionnaires ont un appétit vorace. Chaque semaine, on a besoin de 800 souris et de 150 poussins pour rassasier tous ces oiseaux.

L'UQROP, par son volet éducation, donne plus de 200 conférences par année, dans des écoles, des entreprises ou des bibliothèques.

L'organisme ne bénéficie d'aucune subvention fédérale ou provinciale récurrente pour assurer son bon fonctionnement. Le soutien à la cause repose sur des adhésions comme membre, sur le parrainage d'oiseaux de proie blessés, sur les conférences, sur les visites à Chouette à voir!, sur le parrainage d'une remise en liberté, sur le tournage ou des séances de photos ou finalement sur des dons directs. Vous trouverez tout ça sur le site mentionné plus haut.

Faucon fête ça

C'est sous le thème Faucon fête ça que les festivités ont été placées. C'est déjà en cours avec une exposition de photos, de rapaces naturalisés et d'une collection de sculptures d'oiseaux de proie au Bureau du tourisme et des congrès de Saint-Hya-cinthe au 2090, rue Cherrier. C'est à peine à 1,5 km de l'autoroute 20 en se dirigeant sur le boulevard Laframboise, qui mène au centre-ville. La rue Cherrier est transversale et est à droite du boulevard.

L'exposition est accessible du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 et le samedi de 10h à 16h.

Le 3 mars, ce sera la journée du harfang des neiges sur le site de Chouette à voir! à Saint-Jude. Il y aura des glissades, de l'interprétation et un safari nocturne. Ça se passe de 10h à 16h et, si le temps ne le permet pas, c'est remis au 10 mars.

Le 30 juin, on consacre la journée à la nature et aux jeunes. Il y aura expédition en forêt. Le 28 juillet se déroulera un grand pique-nique familial entre 10h et 16h30. Au programme, cerfs-volants et jeux gonflables. En cas de mauvais temps, on reprend le tout le 4 août.

Enfin, le 20 octobre, ce sera le grand souper honorifique à l'Hôtel des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe.

Un grand événement

Cette année, la faculté des sciences et de génie de l'Université Laval célèbre ses 75 ans, et c'est sur le développement durable qu'on met l'accent. Il y aura donc au programme de grandes conférences sur ce thème d'actualité, et on commence avec une présentation de Gaston Déry, vice-président développement durable chez Roche. Le thème choisi: De la source à la mer: raconte moi ton EAU - Hommage au fleuve et à ses passionnés.

Ça se passe au Musée de la civilisation le 29 février, et au moment où j'écris ces lignes, toutes les places dans l'auditorium ont été remplies. D'ailleurs, ça s'est fait dans un temps record, presque aussi rapidement que la vente des billets de Madonna. Cependant, il reste encore quelques places dans une autre salle où on pourra suivre la soirée sur grand écran, mais il faut réserver en s'adressant au Musée.

Cette soirée, qui sera animée par Diane Martin de Radio-Canada et par Jack Robitaille, comédien de Québec, non seulement offrira la conférence de Gaston Déry, mais on en profitera pour rendre hommage à des gens comme Austin Reed, biologiste, et Robert Michaud, lui aussi biologiste, dont la carrière s'est faite autour de notre grand fleuve. On rendra également un hommage posthume à André Stainier, président et membre fondateur des Amis de la vallée du Saint-Laurent.

Tout ça s'inscrit comme une suite logique du concours Le Saint-Laurent, source de vie, piloté par Gaston Déry et par moi à travers ma chronique, avec le précieux concours de Noémie Drouin, du Soleil.

Plus de 175 personnes ont soumis des textes sur le thème proposé. Ils pouvaient s'inspirer de textes de cinq grands Québécois pour qui le Saint-Laurent est une véritable source de vie: Frédéric Back, Claude Villeneuve, Robert Michaud, Austin Reed et Yvan Desgagnés.

Dix des meilleurs textes reçus pour ce concours seront lus le soir du 29, dont celui de Carmen Belzile, la grande gagnante du concours.

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