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Assujetti au bois: Alexandre Godbout se laisse guider par le «potentiel narratif» des vieilles poutres

Voici comment Alexandre Godbout transforme les planchers d'épinette.... (Photo fournie par Alexandre Godbout)

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Voici comment Alexandre Godbout transforme les planchers d'épinette.

Photo fournie par Alexandre Godbout

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(Québec) L'ébéniste Alexandre Godbout travaille avec des poutres et des madriers récupérés. Il ne lésine ni sur la finition ni sur la quincaillerie. Mais il saupoudre toujours de l'âme et de la «prestance» sur ses meubles, en se laissant guider par le «potentiel narratif» du bois ancestral.

Alexandre Godbout tient une planche d'un plafond de... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Alexandre Godbout tient une planche d'un plafond de pin qui provient d'une maison de Trois-Rivières datant de 1850.

Le Soleil, Patrice Laroche

Les clous, les noeuds et l'écorce lui parlent. Il lui arrive aussi d'être interpellé par des parties que les chevaux ont «piétinées». Au lieu de camoufler ces «marques de l'histoire», il les met en valeur. Et pour bien «documenter» ce bois qui a tant de vécu, il grave le nom du lieu d'où il provient.

Secondé par le Centre local de développement de Québec, Alexandre Godbout a fondé son entreprise, NIChé, dont l'atelier est situé à Wendake. Elle ne lui permet pas encore de gagner convenablement sa vie, mais il y consacre environ le tiers de sa pratique professionnelle, dans l'exaltation brute de la création.

«On a tous une activité qui nous fait perdre la notion du temps», philosophe-t-il. La sienne, c'est la conception de meubles.

Qui dit vieux bois ne dit pas forcément mobilier traditionnel. Alexandre fabrique des pièces contemporaines uniques, en cheminant avec ses clients et en laissant l'intuition le nourrir. Une forme, des taches de peinture récalcitrantes, une cavité incongrue : voilà des détails inspirants pour un artisan. Le patron de l'atelier, c'est le bois. «J'y suis assujetti», dit-il.

Il y a 10 ans, l'homme de 34 ans a reçu un diplôme d'études professionnelles de l'École des métiers du meuble, à Montréal. Il a vite réalisé qu'il ne serait pas un «pousseux de planches». La création l'allumait déjà, mais il a fait ses classes, acquérant de l'expérience auprès des entrepreneurs, des designers et des architectes. Sur son site Internet (ebenisterieniche.com), d'ailleurs, il qualifie l'ébénisterie d'«architecture en miniature».

Le Japon et les pays scandinaves le stimulent. «Je travaille avec des assemblages visibles, explique-t-il. Comme les Japonais, j'aime les mettre en évidence.» Ainsi, les insertions de noyer noir qui se détachent sur le bois sont des clés papillon dont la fonction est de solidifier le meuble. Alexandre Godbout ne met jamais plus que deux ou trois éléments forts sur ses pièces.

Il utilise aussi du bois neuf, de la ferronnerie et des matériaux chers à ses clients, inox, granit, marbre. Mais il est toujours à la recherche de «bois d'exception». Les matériauthèques dans la Chaudière-Appalaches et son créateur, Berthier Guay, sont ses principaux fournisseurs de poutres, de planchers et de plafonds. Récupérer est un art, fait-il remarquer. Il faut «bien défaire» et ne rien briser, afin de laisser à l'artisan ce «potentiel narratif» écrit sur le vieux bois.

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