Pas facile de vendre ses meubles antiques

Sur le même thème

Depuis le décès de son mari, Madame Nadine... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Depuis le décès de son mari, Madame Nadine tente de se départir, sans grand succès, de plusieurs ensembles de meubles victoriens auprès d'antiquaires.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Sophie Gall
Le Soleil

(Québec) En 1962, Madame Nadine a acheté plusieurs ensembles de meubles de style victorien. «Je les utilisais quotidiennement, dans le salon pour les grandes dames», dit-elle le sourire au bout des lèvres. Son mari étant décédé, la maison de Madame Nadine doit être vendue, ainsi que les meubles. «J'ai appelé une dizaine de personnes, des antiquaires, personne n'en veut!» s'est-elle exclamée. «Ou alors, on me les achetait une bouchée de pain pour les revendre cinq fois plus cher. Je suis pas mal découragée. Les gens doivent se dire que la vieille, toute seule, elle est vulnérable», raconte Nadine, qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Ensemble de meubles de salon victoriens de Madame... (Le Soleil, Steve Deschênes) - image 1.0

Agrandir

Ensemble de meubles de salon victoriens de Madame Nadine

Le Soleil, Steve Deschênes

Un lit de style victorien appartenant à Madame... (Le Soleil, Steve Deschênes) - image 1.1

Agrandir

Un lit de style victorien appartenant à Madame Nadine.

Le Soleil, Steve Deschênes

En tant que privé, vendre des meubles antiques n'est pas une mince affaire. Pour Michel Lessard, dans ce cas de figure, «il faut jouer son rôle de vendeur», soit faire affaire avec plusieurs antiquaires et négocier serré, et conclure avec le plus offrant. Mais il faut se souvenir que l'antiquaire a besoin de faire 100% de profit sur ce qu'il achète, le prix qu'il vous proposera sera en conséquence. «eBay et autres sites d'enchères en ligne représentent souvent la manière la plus lucrative de vendre ce type de meubles», a-t-il conclu.

Yves Beauregard est un collectionneur qui côtoie régulièrement les antiquaires de Québec. Selon lui, vendre à un antiquaire n'est pas rentable. «Le mieux est de faire venir un évaluateur reconnu qui établira un prix fiable», conseille-t-il. En appelant dans les musées de la ville, on peut obtenir les coordonnées de tels évaluateurs. «On peut aussi offrir ses biens à des institutions», ajoute M. Beauregard. Dans la majorité de ces cas, si les institutions sont intéressées, vous aurez droit à un crédit d'impôt. «Sinon, il y a les encans... mais l'idéal reste la vente de privé à privé, entre collectionneurs, par exemple.» Yves Beauregard prévient : «Il faut éviter les senteux!»

Peu importe ce que l'on veut vendre, il faut se souvenir d'une chose: sauf pour les collectionneurs et autres institutions, le prix de vente d'un objet antique, quel qu'il soit, dépend de l'offre et de la demande.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Astuces de brocante

    Mobilier

    Astuces de brocante

    Voici quelques trucs de pro pour vous frayer un chemin dans le monde des antiquaires. Chacun prendra les conseils qu'il veut, selon que l'on veut... »

  • Antiquités pour les nuls

    Mobilier

    Antiquités pour les nuls

    Il y a les chineurs chevronnés et ceux d'occasion. Pour les uns et pour les autres, aller fouiner chez un antiquaire n'est pas la même chose. Le... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer