Jamais trop tard pour faire un potager

Les concombres (ici 'Patio Snacker') poussent rapidement à... (Photo National Garden Bureau)

Agrandir

Les concombres (ici 'Patio Snacker') poussent rapidement à partir de semences et peuvent réussir en pleine terre ou en pot.

Photo National Garden Bureau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Larry Hodgson</p>
Larry Hodgson

Collaboration spéciale

Le Soleil

Vous vous étiez promis cet été de faire votre premier potager, mais les semaines passent et vous n'avez pas encore commencé? Est-ce trop tard? Pas du tout.

On peut «partir» un nouveau potager presque en tout temps, car certains légumes (radis, laitues, épinards, etc.) mûrissent en aussi peu que 40 jours. Mais dépêchez-vous si vous voulez manger des tomates et des poivrons cet été!

Où placer votre potager?

Un potager doit être au soleil. Au moins six heures de soleil par jour sont nécessaires pour la plupart des légumes. Heureusement, à notre latitude, le soleil fait presque le tour de l'horizon. Aussi, trouver un emplacement éclairé six heures par jour est généralement facile. Si vous n'avez que de la mi-ombre (2 à 5 heures de soleil), vous pouvez quand même cultiver des légumes-feuilles et des légumes-racines (laitue, radis, carottes, etc.), mais ils seront moins productifs.

Évitez les emplacements où il y a beaucoup de racines d'arbre... et pour faciliter la culture, la surface doit être au moins relativement plane.

Deux méthodes d'installation rapides

› En pleine terre

Pour installer rapidement un potager en pleine terre, couvrez le sol du secteur de 7 à 10 feuilles de papier journal ou de carton non ciré (pour étouffer les mauvaises herbes en dessous) et versez-y environ 30 cm de bonne terre à potager, offerte en jardinerie. Si vous faites un potager de 120 cm sur 240 cm (4 x 8 pieds), il vous faudrait environ 30 sacs de terre de 30 litres ou 1 verge cube de terre en vrac. Égalisez la terre en donnant un angle d'environ 45 degrés au pourtour du jardin. Mélangez-y un engrais tout usage à dégagement lent, biologique si vous préférez, en suivant le mode d'emploi indiqué sur l'étiquette. Maintenant, semez ou plantez (oui : c'est aussi facile que ça!).

› En pot

Rien ne vous empêche de faire un potager en pot, que ce soit au niveau du sol ou sur un balcon ou une terrasse. Il vous faudra alors de grands contenants quelconques. Les Smart Pots, soit des pots en géotextile, sont très à la mode actuellement et il en existe dans presque toutes les tailles, mais on peut aussi utiliser des seaux de plastique (il faut alors percer des trous de drainage dans le fond) ou des pots à fleurs conventionnels. Pour réellement penser avoir du succès avec les légumes, le contenant doit mesurer au moins 20 cm x 20 cm, mais 30 cm x 30 cm est beaucoup mieux. D'ailleurs, plus il est gros, moins il sèchera vite, vous évitant le problème principal des jardins en contenant : des plantes stressées parce qu'elles n'ont pas été arrosées.

Mettez un morceau de papier journal au fond des pots et des seaux pour empêcher le terreau de sortir lors des arrosages (cela n'est pas utile avec un Smart Pot). Aucune «couche de drainage» n'est nécessaire ni souhaitable. Remplissez maintenant les contenants de terreau conçu pour la culture en contenant (ne prenez jamais de terre prélevée dans le jardin!), laissant une marge de 3 à 5 cm libre de terreau au sommet pour faciliter l'arrosage. Mélangez-y un engrais tout usage tel qu'expliqué ci-dessus.

Cherchez votre matériel vivant

Les jardineries et les marchés publics offrent encore un excellent choix de plants et de semences de légumes et des fines herbes. Il vous faudrait des plants de tomate, de poivron, d'aubergine, etc., car ces végétaux poussent trop lentement à partir de semence pour pouvoir les semer à cette date. Par contre, il n'est pas du tout trop tard pour semer les légumes-feuilles et les légumes-racines. Quant aux cucurbitacées (concombres, courges, melons, etc.) et aux haricots, vous avez le choix : vous pouvez acheter des plants, mais il n'est pas trop tard non plus pour les semer, car leur croissance est fulgurante. 

Comment semer

Tracez des rangs avec un crayon. Vous trouverez la profondeur et l'espacement recommandés pour chaque sorte de semences sur son sachet. Versez un peu de mycorhizes (champignons bénéfiques) dans le rang et semez-y les graines. Recouvrez de terreau et arrosez bien.

Comment planter

Enlevez le pot de votre plante. Creusez un trou dans la terre aussi profonde que la motte de racines est haute, espaçant les plants d'environ 45 à 60 cm (aubergines et tomates) ou 30 cm (poivrons). Saupoudrez un peu de mycorhize dans le fond et sur les parois du trou. Placez la motte dans le trou et comblez de terre. Arrosez bien.

Entretien estival

Arrosez au besoin, car les légumes stressés par des manques d'eau répétés ne donneront pas de bons résultats. Pour savoir s'il est nécessaire d'arroser, enfoncez votre index dans le terreau jusqu'au deuxième joint. Si le sol est sec, arrosez; sinon attendez. 

Sans doute que les semis seront un peu trop tassés (on sème toujours un peu dru que vraiment nécessaire, au cas où que la germination serait faible). Si oui, quand les plantes commencent à se toucher, éclaircissez. On peut manger les plants éclaircis, ou du moins, ceux des légumes-feuilles et des légumes-racines (bébés betteraves, bébés épinards, bébés carottes, etc.), ce qui vous donnera votre première récolte. 

Après une semaine ou deux, certains légumes (tomates, concombres, pois, etc.) auront besoin d'un tuteur ou d'un autre support pour se surélever du sol (un treillis ou une cage à tomates, par exemple). 

Surveillez les ennemis des plantes

J'aurais aimé vous dire que tout fonctionnera parfaitement dans votre nouveau potager, mais parfois des insectes ou des maladies surgissent. La présence d'abeilles, de papillons et de syrphes est nécessaire pour assurer la polli­nisation de vos plantes, mais si vous trouvez des feuilles trouées ou des plants endommagés, il faut regarder tout autre insecte avec méfiance. Essayez d'identifier le coupable (à cette fin, des pièges collants jaunes, offerts en jardinerie, peuvent être utiles). Consultez le personnel de votre jardinerie pour des solutions possibles. Même chose si vous soupçonnez un problème de maladie.

Les fruits de vos labeurs

Reste surtout à récolter et à manger vos légumes et fines herbes. Un potager, même si vous l'installez à la dernière minute, peut encore être incroyablement productif. Il suffit de lui donner un minimum d'attention pour assurer un maximum de résultats.

Réponses à vos questions

Cette azalée a tellement été défoliée par des... (Photo SB Johnny, Wikimedia Commons) - image 3.0

Agrandir

Cette azalée a tellement été défoliée par des tenthrèdes que tout ce qu'il reste de ses feuilles sont les nervures centrales.

Photo SB Johnny, Wikimedia Commons

Azalées dévorées

Q Je possède trois magnifiques azalées et, en l'espace d'une journée, toutes les feuilles d'un de mes arbustes ont été complètement dévorées jusqu'à la nervure principale par une toute petite chenille verte qui a la même couleur que les feuilles. Cela s'est produit tout de suite après sa floraison. Quant aux deux autres arbres, hier, j'ai constaté que quelques-unes des feuilles commencent à démontrer des signes de la même petite chenille, mais ils sont en pleine floraison. Je suis vraiment découragée... que faire?

Linda Marcoux

R Il ne s'agit pas de véritables chenilles (larves d'un papillon), mais plutôt de tenthrèdes, qui sont les larves d'une mouche à scie. Il est important de distinguer les deux, car le traitement diffère, les chenilles étant sensibles au Btk, un insecticide biologique d'utilisation facile, mais qui n'a aucun effet sur les tenthrèdes. Quant au traitement, sachez qu'il est probablement trop tard pour agir cette année, car cet insecte n'est actif que pendant une courte période et qu'il n'y a qu'une génération par année. L'an prochain, donc, je vous suggère de surveiller attentivement vos azalées, car la tenthrède, étant petit et de la même couleur du feuillage, est difficile à voir. Pendant que l'insecte est actif, vaporisez abondamment avec un savon insecticide. (N'utilisez pas de savon à vaisselle, car ce produit est toxique aux azalées.) Le savon doit toucher à l'insecte, car il n'a aucun effet résiduel. Notez que votre azalée produira bientôt de nouvelles feuilles et ne souffrira pas outre mesure de l'infestation. Par contre, si la défoliation se répète annuellement pendant trois ou quatre ans, la santé de l'arbuste sera compromise. 

Orchidée envahissante

Depuis plusieurs années, nous sommes aux prises avec la plante illustrée sur la photo. J'ai déjà creusé pour enlever la racine, mais n'en ai pas trouvé le bout. Il semble qu'elle se répand par rhizomes et chaque nouvelle année, elle s'étend de plus en plus. J'ai tenté de l'éradiquer avec du ClearOut. Les têtes traitées semblent mourir, mais il en sort d'autres un peu plus loin, un mois ou un an plus tard. Quelle est cette indésirable et comment en vient-on à bout?

André Roy

R Il s'agit d'une orchidée eurasiatique, l'épipactis petit-hellébore (Epipactis helleborine), qui a été introduite en Amérique du Nord par accident et qui prolifère maintenant partout dans le sud du Québec. Il produit des tiges dressées de 30 à 60 cm de hauteur. Les feuilles alternes sans pétiole engainent la tige à la base et ont des nervures parallèles. Chaque tige est coiffée d'un épi de petites fleurs typiques d'une orchidée, avec six tépales, dont un en forme de langue (le labelle). Elles peuvent être pourpres, roses ou vertes, en général de teinte plutôt terne. La plante forme assez rapidement des colonies ouvertes grâce à ses rhizomes rampants, mais est rarement très dominante, paraissant plutôt çà et là à travers d'autres plantations et, pour cette raison, n'est pas toujours considérée une mauvaise herbe notable. D'ailleurs, plusieurs amateurs considèrent l'épipactis une plante de collection et le recherche activement. L'arracher n'est pas une solution, puisque cela ne fait que briser son rhizome en sections, chacune donnant une nouvelle plante, ce qui peut donc augmenter l'infestation. Et comme vous l'avez constatez, l'épipactis est résistant aux herbicides. Comme la plante dépend de son feuillage pour sa survie, par contre, si vous la coupez au sol et répétez la coupe chaque fois qu'une nouvelle tige apparaît, cela l'éliminera peu à peu.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer