La vivace de l'année 2016!

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L'anémone du Japon «Honorine Jobert» se plaît surtout à la mi-ombre, mais peut tolérer le soleil.

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<p>Larry Hodgson</p>
Larry Hodgson

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Quand une plante est nommée «vivace de l'année», on s'attend généralement à ce qu'elle soit une nouveauté relative, peu connue des jardiniers, ce qui n'est certainement pas le cas cette année. La vivace de l'année 2016, nommée par la Perennial Plant Association, est l'anémone du Japon «Honorine Jobert» (Anemone x hybrida «Honorine Jobert»), un hybride français lancé en... 1858! Et d'ailleurs couramment cultivée dans des jardins partout au Québec.

Mais cette décision n'est pas si illogique qu'on pourrait le penser de prime abord : c'est une excellente plante de jardin, une vraie gagnante et, chose certaine, avec plus de 150 ans de service, «Honorine Jobert» a fait ses preuves! 

Belle à couper le souffle

Au printemps, l'anémone «Honorine Jobert» produit de jolies feuilles trifoliées à la texture un peu moirée. Elles sont découpées un peu en forme de feuille d'érable, provoquant un très bel effet. Avec le temps, elles finissent par créer un véritable tapis de feuillage à quelque 15 à 20 centimètres du sol. Ainsi, on peut facilement l'utiliser comme couvre-sol. 

Mais surprise! Elle n'est pas la plante basse qu'elle paraît être. Au milieu de l'été, de minces tiges dressées commencent à s'élever de la masse de feuillage, atteignant 90 et même 120 centimètres de hauteur. Peu feuillues, elles se parent de boutons ronds argentés qui, à partir de la fin de l'été et pendant une bonne partie de l'automne (la floraison dure huit semaines et plus!), s'épanouissent en de grosses fleurs blanc pur qui ont de six à neuf sépales joliment mis en valeur par un coeur rempli d'une couronne d'étamines jaunes. Les tiges semblent si frêles et les fleurs si grosses qu'on pourrait penser que le tout s'écrasera au sol à la première pluie, mais non : elles sont très solides et, au pire, elles ne s'inclineront qu'un tout petit peu. 

 L'anémone «Honorine Jobert» est lente à s'établir, n'offrant qu'une floraison modeste pendant les trois ou quatre premières années. Au début, la plante reste sagement à sa place dans la platebande, mais il ne faut pas penser qu'elle est docile pour autant. Au contraire, c'est une plante passablement vagabonde. Éventuellement, vous commencerez à trouver des repousses un peu partout, même à une certaine distance de la plante mère, grâce à ses rhizomes souterrains qui produisent de nouvelles pousses à leur extrémité. Ainsi, cette vivace peut atteindre un mètre de diamètre ou même plus après sept ou huit ans. Non pas qu'il faille la craindre, mais c'est davantage une plante à «libérer» dans le fond d'une platebande naturalisée ou à l'orée d'une forêt qu'à planter dans un jardin très rigidement contrôlé. 

Son milieu de prédilection est un milieu boisé, car elle apprécie la présence d'une bonne litière forestière et l'ombre diffuse qu'on y trouve. Toutefois, elle peut aussi tolérer le plein soleil, surtout si vous paillez le sol à sa base, ce qui aide à maintenir une humidité assez égale. De plus, l'accumulation de feuilles mortes à l'automne aide à protéger les rhizomes fragiles des méfaits de l'hiver. «Honorine Jobert» est rustique en zone 4 et mérite un essai aussi en zone 3, notamment là où la neige s'accumule.

Cette vivace préfère un sol riche, bien drainé et plutôt humide. Malgré cela, elle se comporte à merveille au pied des arbres, semblant parfaitement à l'aise avec ses racines qui étouffent tant d'autres végétaux. Elle n'aime pas la combinaison soleil et sécheresse, cependant : encore, le paillis (ou la litière forestière si vous la naturalisez) semble faire toute la différence entre une plante heureuse et une plante qui pousse faiblement.

Multiplication

L'anémone du Japon «Honorine Jobert» est généralement résistante aux... (www.jardinierparesseux.com) - image 2.0

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L'anémone du Japon «Honorine Jobert» est généralement résistante aux insectes et aux maladies. 

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On multiplie habituellement l'anémone «Honorine Jobert» par division à son réveil printanier. On peut aussi prélever et bouturer des sections de rhizome à cette même période ou encore la diviser à l'automne. Dans ce cas, toutefois, on sacrifiera les fleurs de l'année. 

Enfin, le moment idéal pour la planter est au printemps. Elle est d'ailleurs abondamment disponible dans les jardineries québécoises. À moins que cet article ne stimule une ruée qui vide les magasins, vous ne devriez pas avoir de problème à trouver un plant.

Problèmes

L'anémone du Japon «Honorine Jobert» est généralement résistante aux insectes et aux maladies. Parfois, ses feuilles sont attaquées par les limaces au printemps, mais demeurent en général intactes tout l'été. Les cerfs et les lièvres la laissent tranquille à cause de son goût âpre. D'ailleurs, la plante est très légèrement toxique, ce qui constitue un autre facteur de découragement pour les prédateurs potentiels. 

L'anémone du Japon «Honorine Jobert», une digne gagnante du titre de vivace de l'année à essayer absolument chez vous cet été.

Réponses à vos questions

Mélanger les plants

Q J'aimerais que vous nous parliez du compagnonnage et des liens qui existent entre certaines plantes potagères.

Denis Marchand

R Je vais vous décevoir, mais je ne crois plus au compagnonnage comme tel. J'ai essayé pendant plus d'une décennie de pratiquer les préceptes de cette technique pour finir par ne plus y adhérer, étant donné des résultats très mitigés.

Je ne balaie pas le compagnonnage du revers de la main - il y a beaucoup de bonnes idées là-dedans -, mais elles sont enterrées à travers des croyances sans fondements, des demi-vérités et des idées erronées. Surtout, je n'essaie plus de suivre le célèbre tableau de compagnonnage, qui serait censé indiquer quel légume cultiver à côté de quel autre, ainsi que quels légumes ne doivent jamais se voisiner : il rendait la planification trop pénible. 

Aujourd'hui, je fais plutôt ce que j'appelle un «compagnonnage logique». Par exemple, les grands légumes jettent de l'ombre sur leurs voisins. Ils sont donc à planter à l'extrémité du potager, au nord ou au nord-est. Aussi, un légume aux racines superficielles, comme la tomate, appréciera la présence de petits légumes pas très gourmands, mais à feuillage dense, comme la laitue, à son pied pour ombrer ses racines fragiles. Et j'ajoute d'office des fleurs à mon potager pour attirer les pollinisateurs, mais presque n'importe lesquelles.

La polyculture, soit l'idée de mélanger les plantes plutôt que de planter en groupes homogènes, et ce, pour confondre les prédateurs, peut aussi être vu, par extension, comme un compagnonnage logique, et je l'applique aussi.

Un exemple des non-sens parmi les techniques de compagnonnage : planter des oeillets d'Inde (Tagetes patula) dans le potager serait censé éloigner les insectes nuisibles. Mais, à ma grande déception, je voyais parfois mes oeillets d'Inde infestés par les mêmes insectes qu'ils étaient censés éloigner et si je ne les arrachais pas rapidement, ils s'étendaient à mes légumes. En faisant des recherches, j'ai appris que toutefois les tagètes ont une réelle utilité dans le potager, car ils aident à réduire la population de nématodes nuisibles. Mais nous n'avons pas cette sorte de nématode au Québec.

Pourquoi alors traiter pour un problème qu'on n'a pas? Ainsi va le compagnonnage : il y a autant de fausses idées que de bonnes, sinon plus.

***

Des questions svp!

Vous pouvez nous joindre par courriel à courrier@jardinierparesseux.com

Par courrier à Le jardinier paresseux, Le Soleil, C.P. 1547, succ. Terminus, Québec (Québec)  G1K 7J6

Calendrier horticole

Vente annuelle de surplus de végétaux

Le Jardin botanique Roger-Van den Hende offrira ses surplus de végétaux à la vente ce samedi de 8h30 à 15h, le profit allant à l'entretien du Jardin. Argent comptant seulement. Il y aura aussi des activités pour enfants, des hot-dogs, des boissons gazeuses et plus encore. Rendez-vous au 2480, boul. Hochelaga, à Québec. Le stationnement est gratuit le samedi.

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Rendez-vous des jardiniers

Un plant de basilic... (123RF, Sandra Van Der Steen) - image 6.0

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Un plant de basilic

123RF, Sandra Van Der Steen

La vente printanière des Urbainculteurs aura lieu sur le toit-jardin de la Maison de Lauberivière ce samedi et le 4 juin de 9h à 16h. Il y aura 120 variétés de légumes, de fines herbes et de fleurs comestibles, tous cultivés de façon biologique, plus des terreaux et des engrais biologiques, des paillis, des Smart Pots, etc. Au 401, rue Saint-Paul, à Québec. Info : urbainculteurs.org

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Salon de l'environnement et de l'écohabitation

Projet ÉCOSPHÈRE, le plus important rassemblement environnemental au Québec, organise un premier Salon de l'environnement et de l'écohabitation à Québec en collaboration avec la Ville de Québec. Ce nouveau salon aura lieu samedi et dimanche à l'Espace du 400e, 100, quai Saint-André, à Québec, de 10h à 17h. Il y aura plus de 100 exposants et 40 conférences. Le salon aura lieu beau temps, mauvais temps, grâce aux chapiteaux. Entrée gratuite. Info : www.foireecosphere.org

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La valeur de la nature en ville

Une conférence sur la valeur monétaire de la nature en ville sera donnée par Benoît Limoges, biologiste spécialisé en biodiversité, lundi à 19h au Centre Frédérick-Back, 870, avenue De Salaberry, à Québec (salles 322-324). Une contribution volontaire est suggérée. Cette activité est une collaboration entre le Conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste, le Réseau d'agriculture urbaine de Québec, l'Institut national de santé publique du Québec et le Syndicat UPA Québec-Jacques-Cartier. 

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Jardins privés de la Beauce

La Société d'horticulture et d'écologie de Saint-Nicolas vous invite à une visite de quatre jardins privés dans la Beauce : Les vivaces de Lylybob, Au P'tit bonheur fleuri, Les rêves de Mamy et Les jardins de la petite école de Céline. Le voyage aura lieu le samedi 6 août avec un départ de l'Hôtel Bernières (535, rue de Bernières, à Lévis) à 7h30. Coût: 75 $. Info : Marcelle, 418 831-2633, boucoulombe@hotmail.com; Suzanne, 418 836-9407, bretgri.suzanne@videotron.ca; ou Rita, 418 831-4837, demerita@hotmail.com

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Voyage dans les Basses-Laurentides et à Laval

La Société d'horticulture de Sainte-Foy vous invite à visiter des jardins dans les Basses-Laurentides et à Laval. L'activité se tiendra le samedi 13 août. Le voyage comprendra des visites du jardin Les Gerbes d'Angelica à Mirabel, du Centre de la nature à Laval et de la Pépinière Villeneuve à L'Assomption. Coût : 120 $; 130 $ pour les non-membres. Info : Michelle Turcotte, 418 654-9282, michelleturcotte@gmail.com

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Pour toute activité horticole, écrivez-nous à courrier@jardinierparesseux.com.

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