Des boutures pour vos jardins

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Le pélargonium, autrefois appelé géranium, est parmi les «fausses annuelles». On peut le bouturer à l'automne et ainsi le garder en vie jusqu'à la saison suivante.

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<p>Larry Hodgson</p>
Larry Hodgson

Collaboration spéciale

Le Soleil

Le gel viendra bientôt mettre fin à la saison de jardinage. C'est une triste réalité qu'on peut difficilement ignorer sous notre climat. Mais si vous voulez, vous pouvez sauver beaucoup de plantes du froid en en faisant des boutures et ainsi les conserver pour l'an prochain. Ça, beaucoup de gens le savent. Mais ce que moins de gens savent est que vous pouvez rebouturer les boutures prises à l'automne au mois de mars pour en faire une multiplication à grande échelle. Assez pour remplir vos jardinières et platebandes de fleurs pour presque rien. Voici comment faire.

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À partir de deux ou trois boutures de coléus rentrées à l'automne et bouturées de nouveau au printemps, on peut produire des dizaines de plantes.

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Annuelle ou vivace tropicale?

D'abord, il faut choisir les bonnes variétés. Certaines plantes vendues comme annuelles sont précisément ça : des plantes qui font tout leur cycle de croissance, de la germination à la floraison à la production de graines dans une seule annuelle. Elles meurent après, et vous ne pouvez pas prolonger leur vie. Vous pouvez récolter leurs graines afin de les ressemer, mais si vous prenez des boutures, elles ne fonctionneront pas. Dans ce groupe, on trouve un nombre relativement limité de plantes comme les coquelicots, les cosmos, les pavots de Californie et les tagètes.

Mais d'autres «annuelles» sont des imposteurs. Oui, les plantes comme les bégonias, les pélargoniums, les coléus, les calibrachoas, les agérates et les fuchsias meurent à l'automne si vous les laissez à l'extérieur sous notre climat. Mais si vous les rentrez dans la maison avant que le gel frappe, elles survivront à l'hiver.

Le premier bouturage

Bientôt, avant que les nuits ne commencent à rafraîchir, rentrez deux ou trois boutures de chaque plante que vous voulez multiplier. Il s'agit de prélever une tige d'environ 10 à 15 centimètres de long avec un sécateur et d'enlever aussi toute fleur ou tout bouton de fleur, car fleurir sape l'énergie de la bouture. Il faut, au début, l'obliger à se concentrer sur la formation de nouvelles racines. Dégagez les 5 cm inférieurs de toute feuille qui pourrait y pousser. Il peut être sage de plonger les boutures dans de l'eau savonneuse afin de tuer tout insecte qui pourrait s'y trouver.

Pincez les boutures : taillez tout simplement leur extrémité, supprimant leur pointe de croissance. On peut le pratiquer avec deux doigts, les ongles du pouce et de l'index se rejoignant comme sur une pince pour couper la tige. Vous pouvez aussi pincer avec un sécateur. Pincer stimule la ramification des boutures.

Préparez de petits pots pour recevoir vos boutures. Remplissez-les de terreau «pour plantes d'intérieur» ou «pour semis». Humidifiez le terreau : il doit être humide, mais non détrempé.

Pour les boutures à tige dure, comme les pélargoniums (géraniums) et les fuchsias, il peut être utile d'appliquer, avec un coton-tige, un peu de poudre d'enracinement aux deux centimètres inférieurs de chaque bouture. Aucune hormone n'est nécessaire pour les boutures à tiges molles.

Insérez chaque bouture dans son propre pot de terreau humide et recouvrez le pot et la bouture d'un sac de plastique transparent, ou encore, placez les pots dans un plateau et recouvrez le plateau d'un sac ou d'un dôme de plastique transparent. Cette culture, dite à l'étouffée, créera un «effet de serre», une forte humidité et une bonne chaleur qui stimuleront l'enracinement.

Placez les nouvelles boutures dans un emplacement bien éclairé, mais à l'abri du plein soleil. Une chaleur normale d'intérieur conviendra très bien à l'enracinement.

À bout de deux ou cinq semaines, vous devriez voir apparaître de nouvelles feuilles, signe que les boutures sont enracinées. Enlevez alors le sac ou le dôme et placez les boutures dans l'emplacement le plus ensoleillé possible. N'oubliez pas qu'on sera maintenant au milieu ou à la fin de l'automne et que le soleil est alors très faible. Il n'y a aucun risque d'un soleil aussi faiblard brûle vos boutures.

Ces boutures serviront de plantes mères. Vous voulez alors stimuler davantage la ramification que la floraison. Donc, pincez l'extrémité de la tige principale, ce qui force la jeune plante à faire des branches. Puis, au cours de l'hiver, pincez de nouveau, plusieurs fois s'il le faut, pour continuer de stimuler l'enracinement.

Le deuxième bouturage

Quand arrive le début de mars, il est temps de passer à la deuxième étape : la production de nouveaux plants pour le jardin à partir de vos plantes mères. Pour cela, il faut trouver pas mal d'espace. Vous pourriez, par exemple, installer temporairement une «table de production» devant une fenêtre ensoleillée ou une ou deux lampes fluorescentes au-dessus d'une tablette.

Maintenant, prélevez toutes les branches de la plante mère (elles peuvent maintenant en avoir huit et plus!) et bouturez-les à leur tour, selon la méthode expliquée au début de l'article. La plante mère, même si elle a l'air drôlement dégarnie, repoussera elle aussi : il s'agit de la placer au soleil pour la voir se régénérer rapidement.

Faites maintenant votre décompte. Vous avez rentré seulement 2 ou 3 boutures par plante à l'automne, mais chaque plante vous a donné entre 3 à 12 plants. Ainsi, vous découvrirez que vous commencez à avoir amplement de plantes pour remplir vos jardins et pots à fleurs à l'arrivée de l'été.

Le nicandre, une grande annuelle autrefois populaire, se... (www.jardinierparesseux.com) - image 2.0

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Le nicandre, une grande annuelle autrefois populaire, se ressème spontanément dans nos jardins.

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Réponses à vos questions

Comment enlever les crampons de grimpantes

Q Ma maison est en déclin d'aluminium. Quand je retire des plantes grimpantes dans une zone non désirée, les petites attaches ou ventouses laissées par les plantes sont très difficiles à enlever et j'endommage le déclin.

Avez-vous un truc?

Rémi Kirouac

R La prochaine fois, coupez la partie non désirée, mais n'essayez pas de l'arracher tout de suite. Au bout de quelques semaines, quand les tiges sont bien sèches, les attaches lâcheront prise plus facilement, sans laisser de traces.

Une annuelle qui voyage

Q J'ai une plante qui a poussé chez moi dont j'aimerais connaître le nom. J'avais des tomates bleues dont j'ai planté une des graines et je me demande si cette plante provient de ces graines.

Lisette

R Il s'agit d'un nicandre (Nicandra physalodes), une grande annuelle autrefois très populaire, mais qu'on voit rarement dans les jardins modernes. Il se ressème toutefois et les graines égarées peuvent facilement voyager d'un terrain à un autre, transportées par les oiseaux. D'ailleurs, il semble être en recrudescence : je reçois beaucoup de questions à son sujet. Sachez toutefois que cette plante n'a pas pu pousser à partir de semences de tomate, même si le nicandre et la tomate appartiennent à la même famille, les solanacées. Les semences de tomate ne peuvent donner que d'autres tomates.

Strepto-carpus qui ne fleurit plus

Q J'ai quatre plantes de streptocarpus en très grande partie exposées au soleil et en très bonne santé. De mai à juillet, elles ont fourni une floraison abondante. Depuis, aucune fleur. Est-ce un comportement normal? Sinon, quel serait le correctif

à apporter?

Jean Tremblay, Québec

R Le streptocarpus tolère le plein soleil, mais n'est pas très bien adapté à la chaleur. Je soupçonne que l'emplacement que vous avez choisi est trop chaud à son goût. La floraison devrait reprendre avec le retour d'un temps plus frais.

Problèmes au potager

Q J'ai deux problèmes. D'abord mes courges Butternut produisent uniquement des fleurs mâles. Aussi, mes cerises de terre donnent des plants très verts, mais les fruits immatures moisissent à l'extérieur et pourrissent à l'intérieur.

Murielle Roy

R Les deux problèmes sont reliés : ils indiquent un sol trop humide, peut-être combiné avec un manque de soleil et possiblement aussi un excès d'azote. Malheureusement, plusieurs personnes trouveront que leurs légumes fruitiers (courges, tomates, poivrons, concombres, cerises de terre, etc.) ne donneront pas une récolte très satisfaisante cette année, car le début de la saison, sous le froid et la pluie, a beaucoup nui à ces plantes avides de chaleur et de soleil. Reste à espérer que l'automne soit plutôt long, chaud et ensoleillé, ce qui pourrait permettre à plusieurs de ces plantes de récupérer et donner un certain rendement.

Calendrier horticole

Comment devenir un jardinier paresseux

La Société d'horticulture de Québec vous propose une conférence présentée par Larry Hod-gson intitulée Comment devenir un jardinier paresseux. Elle aura lieu le mardi 8 septembre à 19h30 au Centre Marchand situé au 2740, 2e Avenue Est à Québec. Coût : 6 $ non-membres.

Info : 418 871-1665

Herboristerie traditionnelle

La Société d'horticulture et d'écologie de Charlesbourg vous invite à une conférence qui se tiendra le mardi 8 septembre à 19h30 au Centre culturel et communautaire de Charlesbourg situé au 7575, boul. Henri-Bourassa, salle 20. Hélène Mathieu vous parlera de l'herboristerie traditionnelle. Coût : 8 $/non-membres. Info: s.h.e.charlesbourg@hotmail.com

Comment fabriquer du compost

La Société d'horticulture et d'écologie de Montmagny vous invite à sa conférence mensuelle qui portera sur comment fabriquer son propre compost avec Monsieur Compost lui-même, Gilles Paradis. Elle aura lieu à la cafétéria Jean-Pierre-Després de l'École secondaire Louis-Jacques-Casault, au 141, Taché E., Montmagny, G5V 1B9, le mardi 8 septembre à 19h. Coût : 5 $ non-membres. Info : 418 248-9322

Jardin à l'anglaise

La prochaine conférence de la Société d'horticulture de Saint-Nicolas qui aura lieu le mercredi 9 septembre sera donnée par Larry Hodgson et portera sur le jardin à l'anglaise. Cette conférence aura lieu à 19h30 à l'Hôtel Bernières situé au 535, rue de l'Aréna à Saint-Nicolas. Coût : 6 $ / non-membres. Info : 418 831-9666 ou 418 831-8471

Hostas

La Société d'horticulture de Rivière-du-Loup vous invite à sa prochaine réunion, soit le mercredi 9 septembre à 19h. Réjean D. Millette donnera la conférence : Cultiver les hostas selon les espèces. La conférence aura lieu à la Maison de la Culture, 67 du Rocher, Rivière-du-Loup. Coût : 7 $ non-membres.

Bulbes vivaces

La Société d'horticulture de la Mauricie vous invite à sa prochaine conférence le mercredi 9 septembre à 19h30 au pavillon Maurice-Pitre, situé au 6455, rue Notre-Dame O. à Trois-Rivières. Claire Bélisle nous parlera de 1001 façons d'intégrer des bulbes vivaces dans notre jardin. Coût : 5 $ non-membres. Info : 819 691-2119 ou 819 375-9384

Soirée d'inscription

La Société d'horticulture de Sainte-Foy invite ses membres ainsi que les membres potentiels à sa soirée d'inscription. Elle se tiendra le mardi 8 septembre à 19h au Centre sportif de Sainte-Foy (aréna, 2e étage) sis au 930, av. Roland-Beaudin. Coût : 55 $ (membre), 75 $ (familial). Info : 418653-4785 ou 418-651-3837

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