Une forêt nourricière à Saint-Ubalde

Nancy Gingras (ci-dessus) et Jean-Christophe Denis, qui a... (Photo collaboration spéciale Johanne Martin)

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Nancy Gingras (ci-dessus) et Jean-Christophe Denis, qui a collaboré à l'initiative pour la période estivale, souhaitent faire de la forêt nourricière un legs pour les générations futures.

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Johanne Martin

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Saint-Ubalde) Une mère scrute l'un des bacs de légumes à l'entrée du parc et finit par détacher un bout de laitue qu'elle partage avec ses enfants. Nancy Gingras est témoin de la scène. Elle souhaite qu'ils soient aussi de ceux qui viendront, d'ici quelques années, cueillir les fruits produits par la forêt nourricière du village.

Membre du comité de la Politique de la famille et des aînés de Saint-Ubalde, dans Portneuf, la propriétaire du gîte La Maison Denis, située à un jet de pierre du Parc-en-Ciel, raconte que l'idée d'un espace de culture collectif lui est venue après avoir suivi une formation sur la permaculture.

«Il s'agissait d'un projet parmi d'autres qui a été proposé dans le cadre de la politique familiale. Tout le monde s'est montré emballé par son originalité et les astres se sont alignés. On s'est dit: on se lance même si on ne sait pas où ça va nous mener!», exprime spontanément Nancy Gingras.

Le concept du bac de légumes à partager - deux boîtes faites de bois rond dans lesquelles poussent diverses plantes potagères -, elle le tient d'une pratique courante en Angleterre. La forêt nourricière en devenir s'inspire quant à elle d'une tendance observée dans plusieurs villes d'Australie et d'Europe.

Si les membres de la communauté peuvent déjà récolter des légumes contenus dans les bacs, les arbres et arbustes fruitiers ont été mis en terre il y a tout juste deux mois.

La première phase de la forêt nourricière de Saint-Ubalde permettra d'obtenir, d'ici 2 à 20 ans, des fruits provenant de 86 végétaux.

Poiriers, pommiers, pruniers, châtaigniers, oliviers, cerisiers, framboisiers: en plus d'être destinés aux usagers du parc, qui pourront les consommer sur place, les fruits et leur lieu de culture seront à la base de projets pédagogiques. Des élèves du primaire ont d'ailleurs participé à la plantation des arbres en juin.

«Ce que l'on espère aussi, c'est de rapprocher la population et que la forêt nourricière soit une zone de rencontres intergénérationnelles, d'échanges, d'apprentissage et qu'elle donne le goût aux gens de planter des végétaux comestibles chez eux», intervient Mme Gingras.

Deuxième phase

Une deuxième phase pourrait voir le jour sur un terrain adjacent plus vaste, «mais si on veut une véritable production collective, il faut des bras et de l'intérêt pour l'entretien de la forêt», prévient celle qui révèle que 6000 $ ont été investis jusqu'à maintenant dans l'initiative.

Le projet a pu profiter de l'aide apportée par un chercheur-designer en permaculture natif de l'endroit, Jean-Christophe Denis, et compte sur la collaboration d'un étudiant pour la période estivale. Pour promouvoir la forêt nourricière, un site Internet et une page Facebook ont été mis en ligne.

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