Utilisé comme paillis ou légèrement intégré au sol, il le charpente. Il peut également entrer dans la fabrication de compost pour lui donner plus de corps.
Le BRF, eu égard à sa grande qualité de tonifiant de sol, découle de recherches menées par le professeur Gilles Lemieux de la faculté de foresterie et de géométrique de l'Université Laval. Première autorité mondiale en la matière, il lui a, de plus, donné son nom.
Frais, continuent les auteures, le BRF stimule tout le processus d'humidification et attire tout spécialement certains types de champignons. Leur mycélium ou appareil végétatif filamenteux se conjugue aux racines des plantes. Ce compagnonnage peut faire augmenter jusqu'à 80 fois le volume de sol exploré par les racines. «Ce qui permet d'absorber d'autant plus de minéraux et d'eau», précisent-elles.
On peut, suggèrent-elles, se procurer du bois raméal fragmenté chez Les Jardins vivaces de Québec à Charlesbourg et chez Pelouse Richer Boulet de Québec et Saint-Apollinaire.
Fructueuse collaboration
Mais, à entendre Lili Michaud, la construction et l'écriture du Guide de l'eau au jardin n'aurait pu être possible sans le concours de l'Estrienne Édith Smeesters.
En 2000, Mme Smeesters a écrit Pelouses et couvre-sols, en 2004, Aménagement paysager adapté à la sécheresse, et en 2007, Pelouses écologiques et autres couvre-sols. L'ensemble se trouve chez Broquet. Entre autres.
Dans le Guide de l'eau au jardin, lui sont spécialement attribuables le tableau des paillis organiques et leurs caractéristiques aussi bien que les répertoires d'arbustes, de vivaces et d'annuelles adaptées à la sécheresse.
L'amandier nain de Russie, l'aubépine, l'argousier, la potentille frutescente ou l'érable d'amour chez les arbustes. L'aster, l'hémérocale, la lavande vraie, le muguet, la sauge de Russie ou les oeillets chez les vivaces. La sauge, le tournesol, l'immortelle de Provence, les géraniums de jardin et lierres, le coquelicot ou la célosie 'Gloris rouge' chez les annuelles.
Guide de l'eau au jardin, Lili Michaud. coll. Édith Smeesters, Éditions MultiMondes, 2011, 149 p., 24,95 $