Mérule pleureuse: un cas sur trois déclaré au Québec

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Cette maison, située sur le terrain de l'hôpital de Mont-Joli, est infestée de mérule pleureuse. Elle contient également de l'amiante.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Mont-Joli) Comme il n'existe aucune réglementation concernant la présence de mérule pleureuse et que la déclaration n'est pas obligatoire, seulement un cas sur trois est déclaré au Québec. C'est ce que soutient le spécialiste en qualité de l'air, Gino De Champlain. Pourtant, les cas d'habitations infestées de ce champignon dévastateur, surnommé «le cancer du bâtiment», explosent au Québec.

L'expert de la firme Enviro-Option de Longueuil est appelé sur un à deux cas par semaine. «L'année passée, ça a quadruplé et on s'attend à ce que ce soit pire encore cette année, indique M. De Champlain. On n'a pas l'obligation de les déclarer. Le client peut décider de ne pas documenter.»

En juillet, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d'un comité interministériel sur la mérule pleureuse, dirigé par la Société d'habitation du Québec (SHQ). Son mandat consiste à documenter la situation de bâtiments contaminés par la mérule pleureuse et à émettre des recommandations au gouvernement. Le comité s'inspire notamment de la démolition, en septembre, d'une maison contaminée par ce champignon à Saint-Marcellin, près de Rimouski.

Le Soleil a tenté de connaître le nombre de cas recensés. «La SHQ ne fera pas de commentaires publics sur les travaux en cours qui visent à documenter la problématique de la mérule pleureuse, a répondu le porte-parole, Pierre Laberge. Le rapport final du comité interministériel sera remis au gouvernement d'ici le 30 juin 2017.»

Hôpital de Mont-Joli

La SHQ confirme toutefois avoir eu connaissance de l'existence du cas de mérule pleureuse dans l'une des trois maisons à détruire sur le terrain de l'hôpital de Mont-Joli. Elles contiennent aussi de l'amiante.

Gino De Champlain a appris l'existence de cette maison contaminée par un article du Soleil du 17 mars. «Si l'entrepreneur est compétent et qu'il le fait de la bonne façon, c'est correct, indique M. De Champlain. Mais, ce qui aurait été intéressant, c'est d'avoir un expert qui fait le contrôle et le suivi.» 

M. De Champlain est intervenu lors de la démolition de la maison de Saint-Marcellin. «On a enlevé le contaminant, raconte-t-il. On a encapsulé les matériaux. On a fait des analyses de contrôle. Puis, on a pu détruire la maison. On avait un laboratoire mobile sur place.»

«Qu'il y ait un expert qui regarde travailler les gars, c'est pas utile, estime le le président de Construction Jeannot Dubé, à qui le contrat de démolition a été confié. On va superviser le sous-traitant. Ce sont des microbiologistes qui vont faire les tests.»

«On fera pas les choses tout croche, ajoute Jeannot Dubé, visiblement irrité par la médiatisation de ce dossier. C'est un mandat comme un autre!» L'entrepreneur assure que sa main-d'oeuvre a toute la formation requise pour l'enlèvement de l'amiante et de la mérule.




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