Rénos pimentées de 1001 «tant qu'à y être»

L'agrandissement est recouvert d'un bardage d'acier émaillé posé... (Tergos)

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L'agrandissement est recouvert d'un bardage d'acier émaillé posé en quinconce. L'étage est habillé de pin blanc teint en gris foncé opaque.

Tergos

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(Québec) La lune de miel de Pierre et Mariann avec leur maison a duré six mois. Après, ce fut la «foire aux malheurs» et des rénovations pimentées de 1001 «tant qu'à y être».

Tout a commencé au printemps 2012, avec des infiltrations d'eau dans le sous-sol. Le couple de trentenaires venait d'emménager avec ses deux enfants, en décembre 2011, dans sa maison de la rue Kirouac, au coeur de Saint-Sauveur, à Québec. Bâtie en 1952, elle n'était pas luxueuse, mais elle leur convenait. Elle est localisée à proximité des services, à la jonction de plusieurs quartiers, tout près du parc Roger-Lemelin où se rassemble une «communauté de parents» et où Pierre peut se rendre déjà chaussé de ses patins. Il va à son travail en courant ou en prenant l'autobus, alors que Mariann se rend au sien à vélo trois saisons par année.

Madeleine, quatre ans, profite du sous-sol même si... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Madeleine, quatre ans, profite du sous-sol même si les travaux n'y sont pas encore complétés.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Le drain de fondation a été identifié comme source des infiltrations. Arrache la galerie. Détruis l'aménagement paysager. Installe un nouveau drain. «Le problème perdure», raconte Pierre.

Des experts découvrent alors que l'eau s'insinue par le revêtement extérieur. «Là, tu te mets à réfléchir, poursuit le proprio. Est-ce que c'est le temps de changer le frigo de place et de se donner un accès à la cour sans refaire la cuisine?» «La porte pour la cour était dans la salle de bain», précise Mariann. Tant qu'à changer le revêtement...

À ce stade, ils se sont dit : aussi bien rendre cette maison fonctionnelle. Puisqu'on a besoin d'espace, agrandissons-la par l'avant.

En vertu du programme de revitalisation de la Ville de Québec, ils devaient embaucher un architecte. Leurs recherches les ont menés vers Tergos, une firme spécialisée en architecture écologique. C'est Audrey Côté-Trépanier qui a «dessiné le projet». Le couple l'a d'abord choisie sur la base d'une «bonne rencontre et d'une bonne impression».

Les travaux de démolition et de construction ont débuté en mars 2015.

Pierre a bricolé cette porte coulissante avec le... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Pierre a bricolé cette porte coulissante avec le bois récupéré pendant la démolition.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Agrandissement contemporain

L'architecte a accroché, sur la devanture de la maison, un cube qui rallonge le salon de quelques pieds et dont le toit plat constitue une chouette terrasse pour le logement du dessus. Érigé sur des nouvelles fondations, cet agrandissement fournit aussi un grand espace de rangement au sous-sol. «Le revêtement extérieur de métal déborde sur l'ancienne section de la maison, souligne Pierre. Ça camoufle le fait qu'il y a eu un agrandissement.»

Le petit balcon, à l'extrémité ouest, est doté d'un plancher de métal ajouré dont la fonction est de laisser circuler la lumière jusqu'à la fenêtre du sous-sol placée en dessous. «La neige ne s'accumule pas», ajoute Pierre.

Un volet extérieur a été fixé devant la fenêtre du rez-de-chaussée qui donne sur ce balcon. Il soustrait la chambre à la lumière et au bruit. Un brise-soleil a été installé au-dessus de la fenêtre du salon. Il s'agit là de détails qui sont la signature d'une architecture réfléchie.

«Je ne savais rien faire de mes mains, confie Pierre. J'ai appris et j'apprends encore.» C'est lui qui a fabriqué, pour le salon, la porte, le banc et la paroi verticale avec le bois récupéré pendant la démolition.

L'été dernier, alors qu'il venait de planter le dernier clou dans le plafond du sous-sol, un tuyau a brisé dans la cuisine et entraîné les dégâts qu'on imagine. «Aujourd'hui, tout est réglé», assure le couple. «Mais on a hâte de se reposer et d'en profiter», glisse Mariann.

L'arrière a fière allure sous son pin blanc... (Tergos) - image 5.0

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L'arrière a fière allure sous son pin blanc teint en gris foncé. Les garde-corps sont recouverts d'une teinture semi-transparente.

Tergos

Ils prévoient qu'ils auront vraiment fini en 2018. Il leur reste pas mal de boulot au sous-sol. «On est en transition», résume Pierre. La télé vient d'arriver dans la maison. Mais il n'y a pas encore de canapé dans le salon.

Ils ont profité des travaux pour s'aménager une belle terrasse, à l'arrière. À l'avant, il n'y a aucun terrain. L'été, des gros bacs à fleurs apportent une dose champêtre à leur maison devenue contemporaine. Ils verrouillent leurs vélos à des anneaux de métal vissés dans le bois.

Ils se félicitent d'avoir respecté leur budget. «C'est beaucoup grâce à notre entrepreneur [Construction Aury et Fils]», mentionne Pierre. Il a remporté un prix Nobilis, en 2015, dans la catégorie Rénovation et/ou agrandissement de 150 000 $ et moins. La Ville de Québec a remis une mention à Tergos Architecture, en décembre 2016, dans le cadre des Mérites d'architecture (catégorie Rénovation et/ou agrandissement).

Contemporaine mais intégrée à son quartier

La maison avant les travaux... - image 7.0

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La maison avant les travaux

Simplifier la façade, enlever l'escalier à l'avant et intégrer la maison à son environnement : tels étaient les défis de l'architecte Audrey Côté-Trépanier.

«Il fallait trouver des solutions simples pour que le design s'accorde au budget du couple», résume-t-elle.

L'agrandissement lui-même est habillé d'un bardage d'acier émaillé, pâle, posé en quinconce. «C'est un matériau vernaculaire propre au quartier», se félicite-t-elle.

Le volume principal de la maison, lui, est recouvert de pin blanc (Maibec) sur trois façades. La teinture opaque gris foncé lui donne son caractère contemporain. La face ouest de la maison, assise sur la ligne de lot, donc tout près du voisin, est parée d'acier corrugué, un matériau durable, facile d'entretien, souvent utilisé dans les projets commerciaux.

Le bois des garde-corps, des lattes ajourées du balcon et des bacs à fleurs a été enduit d'une teinture semi-transparente. «Elle demande plus d'entretien», précise Audrey Côté-Trépanier. Mais elle apporte une touche de chaleur. Et les surfaces à couvrir avec cette teinture ne sont pas grandes.

L'architecte avait aussi le mandat d'améliorer l'efficacité énergétique de la maison, grâce aux nouvelles fenêtres et l'isolation par l'extérieur. «Avec l'entrepreneur, on s'est assurés que c'était bien étanche et que l'enveloppe respirait bien», explique-t-elle.

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