C'est la saison pour combattre le radon

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Il est possible de mesurer la concentration de radon grâce à un dosimètre.

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(Québec) Gaz radioactif, becquerels par mètre cube, cancer, dosimètre, dépressurisation... Le vocabulaire autour du radon inquiète et soulève des questions. Voici un petit tour d'horizon, alors que nous sommes au meilleur moment de l'année pour mesurer ses concentrations dans la maison.

Le radon est un gaz radioactif qui provient naturellement de la désintégration de l'uranium contenu dans le sol. Il s'échappe lentement du sol, de l'eau, et même de certains matériaux de construction contenant de faibles quantités d'uranium comme le béton, les briques, les tuiles et le placoplâtre, souligne sur son site Santé Canada. Incolore, inodore et sans goût, le radon ne peut être décelé par les sens.

Le radon peut pénétrer dans la maison par des fissures dans les murs des fondations et les dalles de planchers, les joints, les espaces autour des tuyaux, les cadres de fenêtres, les drains, les puisards, les sols en terre battue, les robinets.

Ce gaz a tendance à se concentrer dans les parties les plus basses et les moins ventilées d'un bâtiment, comme au sous-sol pendant l'hiver, prévient CAA-Québec Habitation.

Risque pour la santé

À l'air libre, le radon se dilue rapidement et est inoffensif. Mais lorsqu'il s'infiltre dans un espace clos comme une maison ou un sous-sol, il peut s'accumuler à des concentrations élevées et néfastes. 

Une fois dégagé du sol, le radon se désintègre pour former d'autres particules radioactives qui peuvent être absorbées par les poumons. Le radon est la seconde cause de cancer du poumon après le tabagisme et la première cause chez les non-fumeurs. 

Le cocktail radon-tabac s'avère particulièrement funeste. Selon l'Institut national de santé publique du Québec, environ 90 % des décès par cancer du poumon attribuables au radon surviendraient chez des fumeurs.

Le risque à long terme de développer la maladie dépend de la concentration de radon et de la durée d'exposition. Se trouver en présence de radon plus de quatre heures par jour peut comporter des risques. Attention donc aux bureaux de travailleur à domicile, aux salles familiales et aux chambres occupées toutes les nuits installés près du sol.

Une mesure simple 

«Toutes les maisons ont une certaine concentration de radon. Ce qu'on cherche à déterminer, c'est si elle est trop élevée», indique Mathieu Brossard, spécialiste régional en rayonnement pour Santé Canada. À noter, les concentrations de radon varient d'une maison à l'autre, même si elles sont voisines.

La seule façon de savoir si la concentration est problématique est de la mesurer à l'aide d'un appareil appelé dosimètre. Bonne nouvelle : la procédure est assez simple et facile, précise Mathieu Brossard. 

Santé Canada recommande d'utiliser un test de dépistage à long terme pour au moins trois mois. Septembre à avril est le meilleur moment pour procéder, les fenêtres étant fermées la plupart du temps.

On peut se procurer un dosimètre à installer soi-même par commande sur le site de l'Association pulmonaire du Québec, en consultant le site de CAA-Québec Habitation et dans certaines quincailleries. Le processus coûte une cinquantaine de dollars, incluant les frais d'analyse par un laboratoire. «Tout se fait par la poste», indique Mathieu Brossard.

Autrement, on peut embaucher un professionnel. CAA-Québec Habitation met en garde contre les techniciens qui font du porte-à-porte et effectuent une lecture du niveau de radon en à peine deux heures avec proposition de travaux correctifs à effectuer. 

Pour obtenir une liste de professionnels certifiés en mesure du radon, Santé Canada et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec réfèrent au Programme national de compétences sur le radon (fr.c-nrpp.ca).

Ultimement, la concentration à ne pas dépasser est 200 becquerels par mètre cube d'air, unité qui mesure le nombre de désintégrations radioactives des atomes de radon. Au-delà de cette limite, il faut agir.

Les méthodes d'atténuation

Colmater les fissures de la fondation, sceller les ouvertures en contact avec le sol, s'assurer que les puisards sont couverts et ventilés vers l'extérieur, améliorer la ventilation de la maison, particulièrement au sous-sol, peuvent aider la situation. Mais si les concentrations de radon sont très élevées, la dépressurisation active du sol est la méthode la plus efficace. 

Elle consiste à installer, dans le plancher du sous-sol, un tuyau muni d'un ventilateur, qui aspirera le radon présent sous la maison avant qu'il s'y infiltre et qui l'expulsera à l'extérieur, où il se dispersera.

Coût de l'opération? «Ça dépend de l'importance du problème, de la structure et de l'état de la maison. Mais on parle de 800 $ à 3000 $ pour des travaux d'atténuation normaux», indique Mathieu Brossard, qui rappelle l'importance, encore là, de faire affaire avec une entreprise certifiée. 

Adresses utiles : 

fr.c-nrpp.ca, goo.gl/j8ecLU, goo.gl/Lo1gLK et goo.gl/2jLRdR

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