Les Montréalais produisent le moins de GES au pays

Une personne qui vit à Montréal peut marcher... (Archives La Presse, Patrick Sanfaçon)

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Une personne qui vit à Montréal peut marcher jusqu'à l'épicerie ou l'école et n'a pas à se rendre partout en automobile, explique l'auteur de l'étude.

Archives La Presse, Patrick Sanfaçon

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La Presse Canadienne
VANCOUVER

Les ménages montréalais génèrent en moyenne près de quatre fois moins de gaz à effet de serre que ceux d'Edmonton, indique une étude de l'Université de Colombie-Britannique rendue publique cette semaine.

L'étude porte sur les émissions d'un foyer moyen dans plusieurs grandes villes un peu partout au Canada, de 1997 à 2009. Elle s'appuie sur des facteurs tels que le climat, la densité de la population et le type d'énergie consommée pour le chauffage et l'électricité.

Les ménages montréalais trônent au sommet du palmarès, ne générant en moyenne que 5,4 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par an grâce à l'utilisation répandue de l'hydroélectricité. La forte densité de la population dans la métropole québécoise permettrait également aux automobilistes de minimiser leurs déplacements et, ainsi, de modérer leur consommation de carburant.

La ville d'Edmonton, suivie de près par Calgary (18,7 tonnes), occupe le dernier rang au pays avec une moyenne annuelle de 20,7 tonnes de GES par ménage, notamment en raison de son utilisation du charbon et de l'éparpillement de sa population. Les températures très froides de ces deux villes expliquent aussi leur importante consommation d'énergie pour garder les maisons au chaud.

Vancouver suit Montréal

Vancouver (7,2 tonnes), en dépit de son climat plus clément, se range derrière Montréal à cause de la consommation résidentielle de gaz naturel. Également disponible dans la métropole québécoise, le gaz naturel y est cependant plus coûteux que l'hydroélectricité.

S'alimentant également en hydroélectricité, Winnipeg (8,1 tonnes) occupe le troisième rang tout juste devant Toronto (9,6 tonnes), et ce, malgré ses hivers impitoyables.

«Les implications de notre analyse sont assez simples, avance le rapport. Si nous encourageons la densification urbaine et la mise au point d'énergies qui génèrent peu de dioxyde de carbone, les ménages produisent moins de GES.»

«Une personne qui vit à Montréal peut marcher jusqu'à l'épicerie, accompagner à pied ses enfants jusqu'à l'école. Elle n'a pas à se rendre partout en automobile, tandis qu'à Edmonton, c'est malheureusement le cas», a expliqué le professeur Sumeet Gulati, un des auteurs de l'étude.

L'étude révèle une tendance à la baisse dans chaque ville. Les émissions annuelles de GES par ménage ont diminué de près de 16 % au cours des 12 années analysées, au fur et à mesure que la conscience environnementale des gouvernements et des citoyens s'est développée.

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