Un chalet inspiré de La Grande Hermine

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Jacqueline Francoeur et Laurent Landry sont satisfaits des résultats de La Grande Hermine, qui a remporté un «grand prix du tourisme Gaspésie» à la conclusion de la première année d'exploitation.

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Gilles Gagné
Le Soleil

(Maria) Quand Laurent Landry s'est lancé dans la construction d'une réplique de La Grande Hermine en 2011, il se doutait que de bâtir le navire principal de Jacques Cartier, même en version réduite, constituerait un beau défi pour un charpentier-menuisier expérimenté comme lui.

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La chambre principale de La Grande Hermine a constitué un défi de réalisation à cause de la courbure des cloisons.

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Dans la conception, l'accent a été mis sur la fenestration du côté de la mer.

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Laurent Landry et sa conjointe Jacqueline Francoeur voulaient à l'époque augmenter la capacité d'hébergement de leur entreprise, les Chalets de l'anse Sainte-Hélène, à Maria, en Gaspésie, mais ils avaient constaté qu'ajouter quatre chalets aux quatre qu'ils possédaient déjà coûterait très cher.

«J'ai réalisé qu'il aurait fallu que je mette 80 000 $ dans la terre avant de construire, parce que je devais creuser pour installer la tuyauterie de l'eau potable et des fosses septiques. J'avais des doutes sur la possibilité de rentabiliser les nouveaux chalets», raconte M. Landry.

Il avait alors à son actif la construction d'une vingtaine d'embarcations de fibre de verre et de bateaux en bois, une passion pour lui.

«J'avais bâti toutes sortes de bateaux et j'ai une passion pour l'histoire. J'avais déjà reçu en cadeau les plans de La Grande Hermine, trois ou quatre ans avant de commencer sa construction. J'avais aussi été malade et la réalité m'a fait comprendre d'arrêter de travailler en construction pour les autres et de travailler pour moi-même», souligne Laurent Landry.

Il a commencé à l'automne 2011 la construction de certaines pièces de la réplique, comme les arches et les membrures, dans son atelier. Il a choisi une échelle d'un demi, donc d'un chalet-bateau deux fois plus petit que l'un des trois vaisseaux qu'a utilisés Cartier en 1535 lors de son deuxième voyage sur le fleuve Saint-Laurent.

Au printemps 2012, il a bâti la base du chalet-bateau, avant d'arrêter pour la saison estivale, Jacqueline Francoeur et lui se concentrant sur l'exploitation de leurs chalets. À l'automne 2012, il a repris la construction pour la terminer au début de juillet 2013. Sa Grande Hermine fait 60 pieds de longueur.

Il a utilisé l'épinette pour le revêtement extérieur, pour des raisons de disponibilité de matériaux et de résistance, et le cèdre à l'intérieur, à cause de son esthétisme et de son doux parfum.

«J'ai constaté que j'étais allergique à la poussière de cèdre, quand je le coupe. C'est ça qui est allergène. Quand tout est fini, je n'ai pas de problème avec le cèdre. Il était temps que je finisse», dit-il en riant.

«Le plus gros défi de construction vient du fait que rien n'est droit sur un bateau. Tout est courbé. Les côtés des petites fenêtres ont quatre longueurs différentes. Tout a été fait avec des ajustements à mesure que j'avançais», explique-t-il.

Il s'est soustrait à la nécessité de courber ses planches à la vapeur, un procédé avec lequel il était familier. «J'ai pris des planches taillées fin pour pouvoir les plier», dit-il.

La Grande Hermine de Jacqueline Francoeur et de Laurent Landry «n'est pas un vrai bateau, mais si la marée haute se rend là où il est, il flottera. La base a été conçue pour qu'il flotte», note-t-il. Depuis 2014, le couple le laisse plus haut sur la plage, sur une plate-forme qui limite les coûteuses manoeuvres jusque-là nécessaires pour le descendre sur la plage. 

Son apparence extérieure est saisissante. À l'intérieur, il a bien fallu que Laurent Landry se concentre sur la fonctionnalité de l'hébergement et le confort des clients en aménageant une cuisine, une chambre, une salle de bain et un petit compartiment comprenant un second lit, avec vue sur la baie des Chaleurs, juste au-dessus de la cuisine. Un pont extérieur avec table ouvre la porte à des repas extérieurs.

Jacqueline Francoeur évalue que son conjoint a passé «l'équivalent de six mois de travail, à temps plus que complet», sur La Grande Hermine, entre la fin de 2011 et juillet 2013.

«C'est un investissement de 150 000 $, sans compter le temps de Laurent, qui représente 40 % du coût total du projet. On peut donc parler d'un projet de 250 000 $», explique-t-elle.

Laurent Landry concède que le souci d'économie qui l'avait fait reculer en 2011 pour l'aménagement de quatre chalets de plus ne s'est pas pleinement matérialisé. «Ma passion pour les bateaux l'a emporté, mais ça valait la peine.»

La Grande Hermine, un succès avec les clients

Jacqueline Francoeur et Laurent Landry connaissent beaucoup de succès avec la location de leur Grande Hermine, la vedette de leurs six chalets. Ils ont aussi ajouté un chalet conventionnel depuis 2013.

«Il nous reste peut-être trois nuitées à louer jusqu'à la fin d'août. On a de beaux commentaires, autant des familles, pour qui il représente un bateau pirate pour les enfants en bas âge, que pour les personnes d'âge mûr. Il est très populaire auprès des Européens», dit-elle.

La Grande Hermine s'est vite fait remarquée sur la scène régionale en remportant dès 2014 l'un des grands prix du tourisme gaspésien, dans la catégorie «hébergement de moins de 40 unités».

«On a choisi d'être assez sobres dans l'installation intérieure, de laisser de la place pour que les gens apprécient les éléments maritimes. On a mis quelques cartes rappelant l'époque de La Grande Hermine», ajoute-t-elle.

«Ou voulait se démarquer, essayer d'innover. Les locataires sont des gens qui veulent une forme d'hébergement différente de ce à quoi ils sont habitués», poursuit M. Landry.

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