Des avancées du côté des écoquartiers

Du côté de Pointe-aux-Lièvres, un immeuble de logements... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Du côté de Pointe-aux-Lièvres, un immeuble de logements sociaux, PAL6 (PAL pour Pointe-aux-Lièvres) est en construction.

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(Québec) «C'est enfin parti! C'est vrai qu'il y a eu des délais, mais là c'est vraiment en train de se concrétiser.» Julie Lemieux, conseillère responsable de l'aménagement du territoire, se montre confiante à l'endroit des écoquartiers qui font jaser depuis des années. Elle énumère les avancées.

Du côté de Pointe-aux-Lièvres, un immeuble de logements sociaux, PAL6 (PAL pour Pointe-aux-Lièvres) est en pleine construction. La tour en bois Origine a, quant à elle, atteint le seuil critique pour que la construction soit lancée cet été. Le projet famille Habitus et sa cinquantaine de maisons en rangée est en prévente.

Julie Lemieux ajoute que la Ville a démoli l'ancienne usine JCV, qui produisait du savon et des détergents. La décontamination est presque achevée et le site sera bientôt mis en vente. «Je pense qu'il va y avoir de l'appétit pour ces terrains-là.»

Elle évoque le parc à chiens dans le secteur qui a soulevé des commentaires et des craintes par rapport aux aboiements. «Les gens qui ont envie de s'installer sur les lieux se demandent comment ça peut cohabiter. On essaie d'organiser les choses pour que ce soit plus facile.»

D'Estimauville

L'écoquartier D'Estimauville prend aussi tournure, poursuit Julie Lemieux. «D'ici quelques mois, on va commencer la construction des rues et on va commencer à travailler sur le parc. L'objectif, c'est de montrer aux gens qu'il peut y avoir des espaces verts et leur donner envie de s'installer autour.» La conseillère parle d'un «signal» aux promoteurs et aux citoyens, comme Jean-Paul L'Allier l'avait fait à l'époque avec le jardin de Saint-Roch.

Le projet d'écoquartier D'Estimauville a été retravaillé, indique-t-elle. La population et le marché ont été resondés. «On a abaissé la densité pour offrir plus de maisons de ville, plus de verdure. Il y a eu des délais, mais je crois que ça valait la peine pour être branché sur les besoins des gens qui vont s'y installer.»

Beaucoup de professionnels graviteront dans le coin. Deux édifices fédéraux sont déjà installés dans le quartier. Julie Lemieux glisse qu'un troisième pourrait arriver, les discussions sont en cours. Elle mentionne encore Medicago, qui va s'implanter dans l'Espace d'innovation D'Estimauville, et le bureau d'architectes STGM qui a construit ses nouveaux bureaux boulevard Sainte-Anne. 

Au total, le terrain sera divisé en 15 lots. Quatre seront mis sur le marché pour la première phase, indique la conseillère. Le groupe de ressources techniques Action-Habitation de Québec est déjà en appel de proposition. 

Résidents au rendez-vous?

Les citoyens sont-ils prêts à habiter dans les écoquartiers? Du côté de PAL6, les locataires ne se bousculent pas au portillon, fait comprendre Armand Saint-Laurent, coordonnateur d'Action-Habitation qui accompagne le promoteur Un toit en réserve. 

«On pensait qu'il allait y avoir plus d'activité que ça dans le secteur. Les gens attendent parfois que ce soit fini, ce n'est pas tout le monde qui veut louer sur plan.»

Il ajoute que le stationnement principal semble être un irritant; il est situé à 200 mètres de l'immeuble. «On a beau dire que c'est vert, vendre la bicyclette, c'est bien le fun, mais pas nécessairement pratique le matin pour aller à la garderie.»  

Julie Lemieux se dit bien consciente que la voiture est au coeur de nos déplacements au Québec. «On doit travailler sur les préjugés, mais on doit aussi faire nos devoirs pour améliorer les infrastructures et convaincre les gens de modifier leur façon de se déplacer.»

Elle parle de l'arrivée du service rapide par bus, du développement du réseau cyclable. Avec les écoquartiers, tout ça va «cohabiter» dans les prochaines années, indique Julie Lemieux qui voit un fort potentiel. 

Elle dit sentir de l'intérêt au sein de la population. Les sondages démontrent que beaucoup de citoyens veulent prendre leur vélo pour aller travailler. «Les gens de Québec voyagent, voient des villes dans le monde qui ont pris le virage vert et ils espèrent qu'on le fasse davantage.»

À Pointe-aux-Lièvres et à D'Estimauville, la Ville exige même des promoteurs le respect de critères plus sévères qu'au départ. «On veut que ce soit de vrais écoquartiers», lance la conseillère en ajoutant que dans n'importe quel pays, implanter ce genre de projets est toujours long. «On a documenté la question et on réalise que ça prend une bonne dizaine d'années avant de prendre forme.»

Julie Lemieux reconnaît que les gens peuvent avoir des réticences à s'installer dans ces nouveaux quartiers tant qu'ils n'ont pas vu le reste du projet lever de terre. «On est un peu tributaire du marché aussi. On a vécu un ralentissement au cours des dernières années.» Mais les travaux qui seront entamés cet été feront tourner le vent, croit-elle.

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