Faire le vide pour être plus léger

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Elisabeth Simard et ses garçons, Henri et Paul, dans l'aire de vie principale de la maison qui regroupe la salle à manger, la cuisine et le salon.

Elisabeth Simard

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<p>Laurie Richard</p>

(Québec) Certaines familles ressentent le besoin de simplifier, de sortir le trop-plein de leur maison. Ouste, les (trop nombreux) jouets des enfants, les vêtements trop petits ou trop grands, les produits de beauté figés et les condiments des années passées! Un certain ras-le-bol du matérialisme se fait sentir sur les réseaux sociaux. On partage des trucs pour désencombrer sa demeure, des photos de jolis intérieurs épurés sur Instagram, on se motive en groupe. Le minimalisme est tendance... et fait du bien à l'âme, diront les adeptes.

Le mot-clic #decluttering («désencombrement») a la cote sur Instagram. Le grand succès du livre de l'organisatrice Marie Kondo, La magie du rangement, a également à voir avec cette popularisation de la simplification en ligne. On compte plus de 22 000 photos étiquetées #konmari sur le réseau. Des photos de sacs remplis de jouets qui s'en vont à la ressourcerie du coin, de piles de vêtements en pleine épuration, de chaussettes savamment pliées...

Les adeptes du désencombrement ne sont pas des extrémistes: ces familles qui ont choisi de vivre plus simplement sont sans pitié avec les choses sans utilité et choisissent avec soin ce qui entre dans leur demeure. Du coup, on réutilise, on évite le gaspillage. On se simplifie la vie et évitant d'alléger son portefeuille, tout ça en respectant l'environnement.

Fini le tourbillon

Chez Elisabeth Simard, le grenier est utilisé comme... (Elisabeth Simard) - image 3.0

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Chez Elisabeth Simard, le grenier est utilisé comme salle de jeux, salle de couture et de bricolage. On tend à garder l'espace désemcombré.

Elisabeth Simard

Elisabeth Simard ne se définit surtout pas comme une minimaliste. Elle s'est toutefois habituée à surveiller ses achats alors qu'elle demeurait dans un loft avec son conjoint. «On n'a jamais été de grands magasineurs, mais on ne s'est jamais privé non plus. Mais je dois dire que quand je suis tombée enceinte de notre premier enfant, on a un peu freaké sur le stock de bébé.

«On s'est dit, ce n'est pas vrai qu'on a besoin de tout ça!» Ils ont tenu bon. Pour leur petit Henri, ils n'ont pas acheté beaucoup de matériel, ils ont bénéficié de plusieurs prêts. Mais «le stock rentrait pareil». Difficile de freiner les ardeurs des membres de la famille et amis. 

À un certain moment, Elisabeth s'est tout de même sentie emportée par un tourbillon. Toute la journée, elle avait l'impression de déplacer des objets: de la vaisselle, des jouets, des vêtements... «Ça a commencé à me faire capoter.» Habitant dans une vieille demeure, ils n'ont pas beaucoup de placards et d'armoires pour ranger. 

La famille du quartier Saint-Jean-Baptiste a donc commencé à se débarrasser de ce qu'elle trouvait inutile en 2013. Elisabeth se dit encore loin de son objectif final, mais c'en est fini du tourbillon.

La jeune mère est convaincue que quand ils auront atteint leur objectif, ils le ressentiront. Ils sauront que c'est le niveau d'encombrement qui leur convient. Ils commenceront ensuite à maintenir ce niveau-là. «On ne veut pas atteindre une fourchette et une assiette par personne, juste ne plus avoir ce sentiment de lourdeur.» Ne plus dépenser de temps, d'argent dans l'achat, le rangement et l'entretien d'objets superflus.

Tout ça ne s'est pas fait sans heurts. «Je suis très sentimentale», avoue Elisabeth. Elle conserve les petits objets chargés de souvenir pour la fin du processus, alors qu'elle trouve de plus en plus facile de se départir d'objets. «Plus je vide, plus je veux vider.» Et elle se sent de plus en plus sereine. «J'estime qu'on a donné plus de 2000 objets en trois ans. On voit la différence: aujourd'hui, ranger la maison prend cinq minutes.»

Elle n'a pas de méthode stricte. Elle a essayé de s'attaquer à des endroits de la maison, puis à des catégories, comme l'organisatrice professionnelle Marie Kondo le prône dans son best-seller. Mais écrémer une catégorie complète, en une fois, comme l'indique l'auteure, est irréalisable, selon Elisabeth, avec deux jeunes enfants. Les siestes sont beaucoup trop courtes! Elle a donc étudié sa garde-robe «40 fois, mais au moins, on avance!»

«Gérer l'entourage», qui aime offrir des cadeaux, pas toujours nécessaires, s'est avéré être aussi un grand défi. «Au début, ça paraît pour du snobisme, mais on est simples au boutte. Une fois que t'as passé ce crunch-là, l'entourage comprend mieux.»

Sous le profil @elililu, elle partage parfois ses avancées sur Instagram. Pourquoi? Bien qu'elle demeure assez discrète à ce sujet, Elisabeth apprécie avoir le feedback de ses amis virtuels, pendant le processus. Question de motivation, de se sentir épaulée. «Sur Instagram, c'est mon quotidien. C'est un aspect de ma vie.»

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