Où vivront les babyboomers?

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Si tous les baby-boomers se mettent à vendre leur maison en même temps, le marché en sera un d'acheteurs, mais pour le moment, les investissements en rénovations dépassent ceux en construction neuve.

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(Québec) Le vieillissement de la population entre dans «une phase cruciale» au Canada. Le phénomène modifiera les besoins en matière d'habitation, mais une «question-clé» reste sans réponse : la trajectoire résidentielle des baby-boomers. Où iront-ils? Dans des résidences privées? Resteront-ils là où ils sont actuellement?

«Peu de gens savent ce qu'est être vieux» : c'est en citant le duc de La Rochefoucauld que Kevin Hughes, économiste régional pour la Société canadienne d'hypothèques et de logement, a abordé le vieillissement de la population au regard du thème de sa conférence, soit les besoins actuels et futurs en matière d'habitat. M. Hughes était le premier invité du neuvième Rendez-vous de l'habitation, qui s'est tenu à Québec lundi.

L'espérance de vie au-delà de 75 ans augmente. «On est au seuil de l'accélération», a-t-il noté, en montrant un graphique dont les courbes sont à leur plus haut entre 2022 et 2041. Les besoins de ces personnes vieillissantes augmenteront en conséquence, déduit-il. 

Résidence privée populaire

«La résidence privée restera populaire», prévoit-il. Il faudra donc en construire davantage. Mais dans le marché privé, «l'intérêt est pour une clientèle autonome». De là sa question sans réponse sur la trajectoire résidentielle des baby-boomers. Oui, les plus de 75 ans auront tendance à vendre leur maison. Mais pour aller où?

Et si les baby-boomers se mettent tous à vendre leur maison en même temps, le marché en sera un d'acheteurs. Actuellement, les investissements en rénovations dépassent ceux en construction neuve. «Et ça va s'accentuer», annonce Kevin Hughes. Pour plusieurs raisons : l'âge du parc immobilier, les besoins liés au vieillissement, la revente des maisons. «Comme il y aura de moins en moins de ménages, les besoins en constructions neuves diminueront», suppose-t-il. 

Un ménage est en état de «besoin impérieux» si son habitat est non conforme sur l'un de ces trois points : la qualité de son logement, sa taille ou son abordabilité. Au Québec, entre 10 et 15 % des ménages sont dans cette situation. Les locataires le sont plus que les propriétaires et leur besoin le plus criant est l'abordabilité. Le Nunavut est la pire région du Canada.

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